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Histoire de chasser quelques souvenirs...
Bourges retrouve ce soir son bourreau du quart de l'an dernier, Sopron. Qui sera privé de son meilleur élément, Jelena Milovanovic, mais garde une impressionnante force collective.
Il ne faut pas beaucoup gratter le vernis pour voir ressurgir les mauvais souvenirs : ceux du quart de finale perdu, en deux manches, la saison dernière, devant Sopron. « Moi, ça m'est resté en travers de la gorge », affirme Pierre Vincent, le coach berruyer. Et il n'est sûrement pas le seul dans ce cas, dans l'effectif tango. « On n'avait pas été battu sur la valeur de leur expression », se souvient encore le stratège du Bourges Basket. « On avait paniqué, à un moment, sur le premier match ; et au retour, simplement avec une adresse moyenne, on aurait pu gagner? Le profil de cette équipe ne nous convenait pas bien. »
Et Pierre Vincent d'enchaîner. « On n'a pas les mêmes limites que la saison dernière. » Face à ce type d'adversaires s'entend. « On a plus de mobilité, à l'intérieur comme à l'extérieur. On devait mieux pouvoir les contrôler et avoir de ce fait moins de problèmes. » Sopron, c'est un basket atypique, comme souvent en Hongrie. « C'est un jeu simple, mais très efficace. C'est une formation qui a d'excellents fondamentaux, qui joue large, ce qui rend la défense compliquée. On ne peut pas faire d'impasse. Sopron, c'est athlétique, et ça joue vite. Peut-être plus encore que nous. »
Autant dire qu'il faudra réfléchir à deux fois, avant de se lancer dans de folles chevauchées. Sous peine de se faire contrer sans rémission. Mais Bourges a progressé sur ses dernières sorties, dans ce domaine. « On perd moins de ballons dans le jeu rapide. »
C'est tout le jeu berruyer qui s'est bonifié, comme on a pu s'en apercevoir face à Montpellier, Kosice puis Tarbes. « Et je persiste à dire que malgré la défaite, notre match face à Prague était de meilleure facture que notre succès devant Tarbes », lance Pierre Vincent.
Qui sait dans quels domaines ses joueuses doivent encore progresser. « Défensivement, c'est mieux. On a encore quelques limites offensives, notamment dans la prise de décision. On se complique parfois la vie, en ne tirant pas quand on le doit. On a beaucoup d'options d'attaques courtes et il faut savoir aller à l'essentiel ; être plus pertinent. »
Et carré des deux côtés du terrain, parce que Sopron ne pardonnera pas la moindre approximation et profitera de la plus petite faiblesse. Même si la formation magyare sera privée de son meilleur élément, la Serbe Jelena Milovanovic, qui avait fait si mal aux Tango la saison dernière. « C'est le plus de cette équipe. En quarts, l'an dernier, elle avait été euphorique. Elle est dure en défense, rusée. Elle apporte aussi offensivement, parce qu'elle sait faire beaucoup de choses. »
Son absence devrait, à l'évidence, faciliter la tâche berruyère. « Quand elle est présente, on peut être tenté de sortir sur elle, ce qui libère forcément les autres extérieures. Du coup, on devrait mieux pouvoir contrôler ces dernières. »
Si Sopron a des soucis d'effectif, la situation pourrait bien s'arranger côté tango, sur ce point. Certes, Ana Lelas manque toujours à l'appel, mais sur les deux derniers matches, sa remplaçante, Essence Carson, a montré tout ce qu'elle pouvait apporter au collectif tango, tant offensivement que défensivement.
Et on pourrait bien voir revenir sur le parquet Stella Kaltsidou, victime d'un placage rugbystique lors du match contre Montpellier. Et qui se débattait depuis avec de belles douleurs au thorax.
Les derniers examens n'ont révélé aucune fracture, et l'ailière grecque a repris l'entraînement hier. Elle pourrait bien faire sa rentrée ce soir, même si ce n'est que pour quelques minutes.
Ce serait forcément un plus intéressant pour une équipe berruyère qui, en une semaine, a parfaitement redressé la barre. Que ce soit en championnat ou en Euroligue.
Tarbes avait débarqué samedi avec le statut d'invaincu, on sait la suite. Sopron arrive dans les mêmes dispositions...
Hervé Le Fellic