logo de Bourges Basket visuel Bourges Basket 2009-2010 Bourges Basket
Site officiel de Bourges Basket SA

Bourges Basket SA
6 rue du Pré Doulet
18000 Bourges
Tél. 02 48 70 13 29

Copyright © Bourges Basket. Tous droits réservés.

Bourges Basket : le Berry Républicain 

journal Le Berry Républicain
Articles du Berry Républicain, avec l'aimable autorisation du journal et des journalistes

12 novembre 2009   Les Berruyères n'ont pas été inquiétées

Les Berruyères n'ont pas été inquiétées

Sopron, privé de son meilleur élément, Milovano-vic, n'a pas tenu le choc. La défense tango a été bien trop intraitable pour que le club hongrois s'exprime.


Avec une Stella Kaltsidou enfin en tenue de travail, le Bourges Basket entendait bien, hier soir, s'inscrire dans la lignée de ses prestations précédentes, Montpellier, Kosice, Tarbes. Et montrer à son bourreau des quarts de la saison passée, Sopron, que le Prado n'est pas un endroit de villégiature.

Côté hongrois, on devait faire, comme annoncé, sans le leader du groupe, la Serbe Jelena Milovanovic. Et, entre ces deux vieilles connaissances, ça partait sur un mode très offensif. En quatre minutes, on se retrouva à 10-8 pour les Tango, Paoline Salagnac et Essence Carson répondant à Amber Holt et à Katalin Honti.

Le bref passage en zone magyar ne troubla pas Katarina Manic, à trois points (13-8, 6e). Pierre Vincent entra alors dans les rotations : l'occasion pour Styliani Kaltsidou de faire son grand retour (7e).

Multipliant les interceptions, les Berruyères plantèrent un premier 8-0. Mais Sopron, en décidant d'attaquer plus franchement le cercle, se remit au plus vite de ce premier coup de grain (16-14, 10e).

Bourges décida d'en remettre un coup sur la meule. Essence Carson perfora, à trois points, la zone adverse, Jennifer Digbeu décocha son shoot extérieur. Les Tango ne laissaient que peu de possibilités de tirs à leurs adversaires, bien vite handicapées par la 3e faute de la grande Krivacevic. Et quand Katarina Manic servit un caviar à Ilona Burgrova, Norbert Székely, le coach magyar, ne put reculer davantage le temps mort (32-21, 16e). Il est vrai que son équipe ne mit qu'un panier en sept minutes...

Sopron scotché...
Sopron n'en inscrivit qu'un de plus sur le reste du quart-temps, par Horti. Ne tint (enfin, si l'on peut dire) que par les lancers. Se ramassa un 10-0 et prit comme un coup de poignard le trois points au buzzer d'Essence Carson (42-25, 20e).

Sopron tenta bien de mettre plus de vivacité, dans ses courses comme dans ses transmissions de balle. Mais Bourges, d'entrée de 3e quart, ne lâcha rien. Continua son travail de sape, en bloquant les initiatives magyares, en faisant pleuvoir les fautes. Sopron, une nouvelle fois, craqua, sous les coups de boutoir d'Emmeline Ndongue et les flèches de Paoline Salagnac. L'écart enfla, enfla (53-30, 26", après un 9-0 des familles).

Rien ne réussissait à la troupe de Norbert Székely, dont on ne reconnaissait pas le jeu, d'ordinaire si fluide, si impressionnant de justesse comme de simplicité. Hier soir, tout était à l'arraché, la défense berruyère ne laissant guère de place pour s'exprimer. Et comme pour mieux signer la supériorité tango, Stella Kaltsidou y alla de son premier panier. Et à trois points encore (60-36) !

En dix minutes, Sopron n'avait pu inscrire que trois paniers, sur 12 tentatives. Autant dire une misère pour cette équipe qui, la saison dernière, avait réussi l'exploit d'aller au Final Four. Les années se suivent...

Restait, côté berruyer, à finir le travail. Et à ne pas trop puiser dans les réserves, dans la perspective des semaines à venir, qui ne vont pas manquer de déplacements.

Soucieux de ne pas rentrer au pays avec une valise trop lourde, Sopron chercha son salut en durcissant les débats. Mais Ilona Burgrova fit montre de l'étendue de ses progrès (71-46, 35e), histoire de tenir solidement la maison tango.

Varga, puis Horti, couvertes de fautes, regagnèrent le banc prématurément. Pas mécontentes, sans doute, d'échapper ainsi à l'étau berruyer.

La leçon, il est vrai, avait été cinglante, sévère. Sopron pourra toujours, à juste titre, mettre en avant l'absence de Milovanovic. C'est vrai que la Serbe aurait représenté un danger d'une autre tenue.

Mais Bourges aussi, question pépins physiques, a donné. Et voir, en prime, Margaux Galliou, la cadette, inscrire le dernier panier de la promenade fut un bonheur supplémentaire...

Hervé Le Fellic

12 novembre 2009   Convaincant, mais peut encore mieux

Convaincant, mais peut encore mieux

Le Bourges Basket n'a pas laissé la moindre chance à une équipe magyare en manque de solutions. Pour autant, Pierre Vincent, le coach tango, veut que le nombre d'erreurs baisse encore...


Norbert Székely, le coach de Sopron, n'en démordait pas, hier soir, au sortir de débats qui ont bien peu souri aux siennes. « Cette équipe de Bourges est, selon moi, meilleure que celle de la saison dernière. Je sais bien qu'il n'y a plus Dumerc, Melain. Mais prenez Salagnac : franchement, je ne la connaissais pas. Voilà, c'est fait. Cette saison, Bourges a une plus grande richesse de banc. Elle a aussi un impact physique plus important, et en Euroligue féminine, c'est important. »

Bon, on peut-comprendre aisément que le coach magyar a trouvé hier la pilule plus difficile à avaler qu'au printemps dernier, quand il avait arraché aux Tango le billet pour le Final Four. Hier soir, on n'a pas reconnu le style de son équipe, il est vrai privée de sa « joueuse clé », Milovanovic. Mais ce ne fut pas le seul défaut de Sopron, et son coach ne s'en cacha pas.

« Je ne sais pas quoi dire de ce match, sinon... qu'on n'a pas fait notre match, tout simplement. Il faut qu'on oublie qu'on a été au Final Four et qu'on se mette au travail. Là, on n'a pas joué en équipe, tout simplement. On a cherché des solutions individuelles et face à Bourges, c'est certainement la pire attitude à avoir. On a eu face à nous une défense si serrée, qui contestait tous les déplacements, qui étaient sur toutes les lignes de passe. »

Et Sopron n'a jamais pu s'exprimer, si l'on excepte quelques actions initiales que Pierre Vincent, le stratège berruyer n'a pas, mais alors vraiment pas, apprécié.

« Malgré la victoire, le score, je ne vais pas verser dans l'euphorie. Il y a eu du très bon, mais aussi du très mauvais. »

Dans cette dernière catégorie, l'entame de match, donc : « On prend trois écrans, on fait autant d'erreurs de débutant. » Insatisfaction aussi, sur un point défensif particulier : « On ne doit pas se faire passer à l'opposé de l'écran. On le répète toute la semaine, toute la journée, on prend des temps morts pour le rappeler encore, et voilà. Bien sûr, quand l'écart est tel, ça passe inaperçu... »

« On n'a pas battu le Spartak, ou Ekaterinbourg » Pierre Vincent

Seulement voilà : ce que veut le coach tango, c'est que sa troupe trouve, sinon une délicate perfection, du moins un niveau d'erreurs aussi bas que possible. « On avait en face de nous une équipe de Sopron sans Milovanovic, et donc forcément déséquilibrée. On n'a pas battu le Spartak, ou Ekaterinbourg. »

En clair, face à de telles armadas, la moindre erreur se paierait au prix fort. « On doit sans cesse chercher à être meilleur. Ce n'est pas quand on en sera aux huitièmes de finale qu'il faudra s'y mettre, c'est maintenant qu'on doit travailler. »

Qu'on se rassure, Pierre Vincent n'a pas fait que noircir le tableau. Ainsi, il s'est montré très satisfait, par exemple, de la capacité de son équipe à lire les changements défensifs adverses, à s'adapter, à changer son fusil d'épaule quand le bon s'en est fait sentir.

Ainsi, les rares passages en zone magyars ont aussitôt été sanctionnés par des missiles à trois points. Les choix offensifs ont été judicieux, et l'expression collective dans la lignée des sorties précédentes. En prime, Stella Kaltsidou est revenue. Que demander de plus...

Hervé Le Fellic

Ville Bourges Communauté d'agglomération de Bourges Conseil Général du Cher Région Centre LFB FIBA Europe Sport + Concept Partenaire Entreprises GBC Bâtiments - VRD - génie civil Groupe Simmoneau Quick

Cette page a été consultée 751 fois      Retour en haut de la Page