Site officiel de Bourges Basket SA
Bourges Basket SA
6 rue du Pré Doulet
18000 Bourges
Tél. 02 48 70 13 29
Copyright © Bourges Basket. Tous droits réservés.
Articles du Berry Républicain, avec l'aimable autorisation du journal et des journalistes
Il va falloir se remettre d'attaque...
Si la défense locale a su être dissuasive, c'est aussi parce que les Tango, multipliant les mauvais choix et perdant nombre de ballons, ont perdu leur jeu en route.
Quand ça va mal, ça pourrait aller pire... La maxime faisait fureur au Bourges Basket, ces dernières semaines. Elle est toujours d'actualité.
Oui, ça pourrait être pire ! Car Prague et Sopron, les deux principaux rivaux de Bourges dans la course à la qualification (pendant que le Rivas madrilène fait la course en tête) ont eux aussi chuté, mercredi soir. Ce qui fait qu'au plan comptable, le revers berruyer n'a pas le même prix.
À l'inverse, que l'affaire aurait été belle si la troupe de Pierre Vincent...
Une défense polonaise intraitable
Seulement voilà : la dite troupe est tombée sur un mur bâti de main de maître par le coach polonais, Dariuz Maciejewski. « Et dire que jusque-là, notre point faible était la défense », put sourire Justyna Zurowska, aux anges on s'en doute.
Car Gorzow, avec son pressing constant dans sa moitié de terrain, avec ses aides ultra-dissuasives pour qui veut investir la peinture, avec ses changements de défense incessants, a tout simplement bousillé le jeu berruyer.
Mais on doit aussi à la vérité de dire que les Tango ont cassé leur jouet toutes seules, comme des grandes. Ne serait-ce que par une entame de match qui installa leurs rivales dans un état euphorique. On ne peut pas impunément perdre autant de ballons, ni se faire posséder sur des remises en touche dès les premiers instants d'un match à ce niveau...
L'Américaine Spencer (deux fois à trois points, puis un panier après rebond) ne se fit donc pas prier pour inscrire, en moins de cinq minutes, huit de ses douze points. Et Bourges se retrouva à moins dix en l'espace de sept minutes ; un retard jamais rattrapé.
« On savait pourtant que ce serait dur, convenait Emmeline Ndongue, pas à la noce comme toutes ses copines. On les laisse prendre les devants ; après, on fait bien notre maximum, mais sans jamais pouvoir revenir... »
Bourges a déjoué
Jamais, surtout, les Berruyères n'ont pu jouer leur basket. L'absence d'Anaël Lardy, malade dès réchauffement, pesa très lourd dans la rotation des meneuses. Mais ça n'explique pas tout.
Les Berruyères ont d'abord donné l'impression d'être dépassées par le rythme et l'allant adverses. Elles ont frôlé le naufrage en fin de deuxième quart, avec vingt points dans la vue. Mais ont su revenir, dans le sillage d'Endy Miyem, lors des sept minutes suivantes.
Que serait-il alors advenu si les arbitres avaient accordé le tir primé de Stella Kaltsidou ? On ne le saura jamais. Ce qu'on sait en revanche, c'est qu'en marquant moins de quarante points (!) et en perdant près de trente ballons, on ne peut rien espérer.
Pierre Vincent remarquait que non seulement la réussite avait fui son équipe, mais que les fautes adverses - et donc les lancers - n'étaient pas tombés. Certes, la défense polonaise a été plus que rugueuse. Mais d'un autre côté, Bourges s'est présenté 22 fois sur la ligne... contre seulement 8 aux locales. À l'extérieur, difficile de prétendre à mieux, on le sait.
Non ! Si Gorzow a mérité son succès, Bourges a beaucoup trop déjoué. N'a pas utilisé toutes les options à sa disposition. À oublier, donc, et au plus vite encore, pour rebondir aussitôt !
Hervé Le Fellic