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Bourges Basket : le Berry Républicain 

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23 novembre 2009   Les Tango ont fait le métier avec sérieux

Les Tango ont fait le métier avec sérieux

Avant trois déplacements à la file (Madrid, Mondeville et Prague), les Tango ont effacé Gorzow en faisant le métier face à une courageuse équipe de Calais.


Après l'échec de Gorzow, il était urgent de remettre la machine tango dans le bon sens. Mais face à une formation calaisienne jouant sans pression aucune, ça n'avait rien d'évident. Et avant le coup d'envoi, on pouvait s'interroger. Les Tango avaient-elles surmonté la fatigue, physique et mentale, d'un voyage et d'un match éreintants à Gorzow, sanctionnés par une défaite, 49-39, pour le moins inattendue au sortir d'une bonne période (victoires contre Montpellier, Kosice, Tarbes, Sopron, Villeneuve...)? Avaient-elles pansé les petits bobos de toutes sortes ayant handicapé certaines d'entre elles ces dernières semaines ? La réponse est oui ! Mais ça n'a pas été simple.

A moins 4 seulement à l'attaque du dernier quart-temps (47-43), Cyril Sicsic, le coach des Opales, pouvait encore légitimement y croire « mais on a payé cash notre manque de discipline dans le dernier quart (19-6). Et face à Bourges, c'est le genre d'erreur à ne pas commettre. Nous avons oublié les fondamentaux collectifs ».

Jusque là, le COB Calais avait su rester au contact. Après avoir mené 0-4, les Nordistes essuyèrent un 9-0 (9-4, 5e) mais réussirent à repasser devant à la 12'' par Rodric (14-15). On nota encore plusieurs égalités à 20-20 puis 24-24 (18e), laissant à penser que les Tango, jouant par séquences, auraient à se battre jusqu'au bout. Et même si, dans le troisième quart, les Calaisiennes furent rejetées à 11 points (37-26 sur un panier primé de Manic à la 23e) elles trouvaient encore la force de revenir à moins 4 à la fin du troisième quart-temps : 47-43 sur un panier venu... du milieu du terrain et sur le buzzer, de Egnell. «Si l'on excepte le dernier quart où notre jeu s'est liquéfié, il n'y a pas de regrets à avoir » estimait Sicsic. « Mais c'est la preuve qu'en basket, la solution individuelle débouche rarement sur du positif... L'important c'est de battre Aix samedi. »

De son côté, Pierre Vincent reconnaissait volontiers que son équipe avait les jambes lourdes : «Enchaîner les matches (10 en un mois, ndlr) et les déplacements à une cadence infernale, c'est toujours difficile. Néanmoins, je suis content de la qualité défensive et de l'engagement mis à défendre. On a fait ce qu'il fallait pour ne pas laisser trop de liberté ni de shoots ouverts à nos adversaires... »

Attaquer la zone
En attaque aussi, il y a eu du mieux par rapport à Gorzow (11 paniers marqués seulement en Pologne) avec 26 paniers sur 52 tirs dont 7 sur 14 à 3 points. « Mais c'est dans la lignée de ce qu'on avait fait contre Tarbes ou Sopron » coupe le coach berruyer. « En fait, cela faisait un moment qu'on n'avait pas joué face à une telle zone et des joueuses de petite taille. Il a fallu une mi-temps pour trouver vraiment nos marques. Ce que j'ai demandé au repos ? De prendre plus de risques sur la zone ; shooter ! En première période, l'envie y était mais on a trop voulu passer la balle dans des espaces qui n'existaient pas. Du coup, on a raté beaucoup de choses et perdu de la confiance. Après le repos, quand on a pris les tirs, c'était bien mieux... ». Et le résultat ne s'est pas fait attendre. Un résultat d'autant plus probant que Pierre Vincent a pu faire tourner au maximum. « Avec ces cadences infernales, il faut préserver les joueuses au maximum. Mais si certaines ont besoin d'être ménagées, d'autres, comme Stella Kaltsidou, ont besoin de temps de jeu pour retrouver leurs sensations. C'est pour cette raison que je n'ai pas fait rentrer les jeunes... »

Et maintenant direction Madrid puis Mondeville et enfin Prague sans repasser par la case Bourges. Sacré programme !

Christian Ragot

23 novembre 2009   Katia Manic a encore gagné en assurance

Katia Manic a encore gagné en assurance

Anaël Lardy out, Katia Manic était la seule meneuse de métier à Gorzow, mercredi dernier. À ce titre, et même si elle fut parfois relayée par Paoline Salagnac, elle avait été extrêmement sollicitée.


Aussi, hier soir, la meneuse Serbe a eu d'autant plus de mérite de signer un très bon match face à Calais : 11 points à 5 sur 7 aux tirs (dont 1 sur 1 à trois points), 3 rebonds, 3 passes décisives, 3 fautes provoquées pour 2 balles perdues seulement et la meilleure note évaluation du Bourges Basket (13).

« C'est vrai que la fatigue, comme pour toute l'équipe, était là. Mais plus que les matches, ce sont les enchaînements des déplacements qui sont fastidieux. Cette fatigue est la raison première des pertes de balles stupides que l'on a encore pu avoir. Les 39 points de Gorzow nous ont marquées moralement ? Pff... C'était un match bizarre mais nous sommes tout de suite passées à autre chose. Il faut éviter de gamberger... » Et Katia de lâcher dans un grand sourire : « N'empêche, après Gorzow, cette victoire contre Calais, ça fait du bien. ».

Surtout avec une adresse retrouvée, notamment en deuxième période avec 14 paniers (contre 11 dans tout le match en Pologne) dont 5 à trois points. « Face à la zone de Calais, on a su prendre les tirs ouverts. Et quand ça rentre, ça met tout le monde en confiance... ».

Bref ! Katia Manic, qui a souvent marqué aux moments clés du match, a fait le job.

« C'est important pour elle de marquer. Pour sa confiance. Elle focalise beaucoup là-dessus » juge Pierre Vincent. « Mais sa mission première est d'organiser l'équipe, de savoir quoi jouer et où jouer. Évidemment, si en plus elle marque, c'est encore mieux. Cela dit, Katia, malgré la fatigue, a fait un très bon match. Elle prend de plus en plus d'assurance dans la commande du jeu. Elle pèse. C'est bien ! » concluait le coach berruyer.

Christian Ragot

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