Site officiel de Bourges Basket SA
Bourges Basket SA
6 rue du Pré Doulet
18000 Bourges
Tél. 02 48 70 13 29
Copyright © Bourges Basket. Tous droits réservés.
Articles du Berry Républicain, avec l'aimable autorisation du journal et des journalistes
Ça ressemble fort à un premier virage
Toujours en lice pour les huitièmes, le Bourges Basket serait plus qu'inspiré de s'imposer en terre tchèque. Histoire d'attaquer au mieux ces matches retour.
Et si le Bourges Basket était devant l'un des premiers virages de sa saison ? Elle est pour l'heure disons convenable, avec une position assez solide dans le quatuor de tête en Ligue féminine ; et toutes les cartes encore en mains pour se frayer, une nouvelle fois, un beau chemin dans la plus relevée des compétitions européennes.
Mais dans le même temps, rien n'est acquis, dans cette Euroligue où, changement de règlement oblige cette année, il faut : d'abord et avant tout, terminer dans les quatre premiers du groupe ; ensuite engranger un maximum de points sur la première phase, pour se dégager autant que faire se peut la voie ensuite.
Or, pendant que le surprenant Rivas Ecopolis mène, et largement, la danse, il reste, au jeu des chaises musicales, quatre candidats pour trois fauteuils. Bourges, au terme des matches aller, compte deux succès pour trois revers. Et si les Tango auront l'avantage de recevoir trois fois sur la phase retour, elles seraient plus qu'inspirées de ne pas revenir les mains vides soit de Prague, soit de Sopron. Histoire de s'assurer du billet pour les huitièmes et d'un classement final porteur d'espoirs.
Alors, oui, le virage, c'est peut-être ce soir, dans la salle d'une équipe de Prague qui possède un bel avantage : un point d'avance sur les Tango, celui justement récolté d'entrée de jeu au Prado (succès 60-53 pour les joueuses de Blasek). Mais pourquoi ne pas rendre au champion tchèque la monnaie de sa pièce ?
« On peut les jouer », assure Pierre Vincent, l'entraîneur berruyer. « Comme on peut jouer contre tout le monde, même si Ekaterinbourg, Valence, le Spartak, ça semble au-dessus. »
D'abord se qualifier
Le coach berruyer n'a qu'une idée en tête : « Avant de chercher contre qui on pourrait tomber en huitièmes, il faut d'abord se qualifier ; et donc être dans les quatre. On sait que ce sera difficile, à Prague. Mais au match aller, on était parvenu à les faire déjouer, alors qu'on était dans une situation difficile (*). On avait même fait un très bon match, mais on avait manqué d'adresse alors qu'elles avaient eu un moment d'euphorie. Et au final, on perd de peu. Je rappelle aussi que Rivas met des raclées à tout le monde. Et que nous, là-bas, on méritait de gagner... »
Ce serait tout de même mieux de ne pas ressortir du parquet tchèque des regrets plein la tête. Il faudra pour cela avoir de la justesse, espérer qu'enfin ça rentre, comme on dit. Et tenir une équipe qui tourne quand même à 80 points de moyenne et où « toutes sont capables de scorer ».
Comme Evina Maltsi, que Pierre Vincent connaît par cœur et sur qui il demandera qu'on mette « plus de pression encore, parce qu'alors, elle perd des ballons. Whalen est une très forte joueuse et ça doit être une cible. Tout comme Kraayeveld qui nous avait fait mal à l'aller. Elhotova a un impact très intéressant. Au total, c'est grand, c'est athlétique. Alors, oui, ce ne sera pas simple. Mais on peut faire quelque chose de bien. Je n'ai vraiment pas l'impression que leur basket est très en place », affirme le coach berruyer.
On ne demande qu'une chose : que les faits lui donnent raison.
(*) Ana Lelas était blessée et pas encore remplacée, Stella Kaltsidou et Endy Miyem n'étaient pas au mieux.
Hervé Le Fellic
« Des choses à faire sur la phase retour »
Même si Bourges reste sur l'échec de Gorzow et la frustration de Madrid, Endy Miyem est persuadée que les Tango ont un coup à jouer. À Prague comme sur les matches retour.
A l'aube de la présente saison, Pierre Vincent, le coach de Bourges, disait attendre d'Endy Miyem qu'elle prenne « toute sa place » dans le groupe, après le départ des cadres qu'étaient Cathy Melain, Céline Dumerc et Alessandra Santos
Le moins qu'on puisse dire, c'est que la jeune championne d'Europe remplit pour l'heure tout à fait sa mission. Ses stats personnelles le prouvent, tout comme son analyse sur la valeur du parcours tango, sur cette phase aller.
« À Gorzow J'avais l'impression d'être prise à la gorge »
Endy, comment apprécier le comportement de Bourges, sur les cinq premiers matches européens ?
On a limité la casse. Globalement, je trouve même que ce qu'on a accompli est positif. J'ai vu une progression du groupe, de l'équipe. Pour moi, c'est encourageant, et ça montre qu'il y a des choses à faire sur la phase retour.
Si Sopron, Tarbes, Villeneuve, ont été de belles étapes de cette progression, on ne peut bien sûr pas mettre Gorzow et les 39 points inscrits dans le même sac.
Je ne sais pas si j'ai déjà vécu un match pareil et il m'a trotté dans la tête. C'était... bizarre. C'est comme s'il y avait eu un problème de connexion. J'avais l'impression d'être prise à la gorge, impuissante. Pourtant, ce que les Polonaises nous ont proposé n'était pas si compliqué que ça ; on s'en est rendu compte quand on a décortiqué les images. Mais quand on est dans l'action, on perd un peu de lucidité. En défense, même si on a commis quelques erreurs, on n'avait pas été si mauvaises que ça. Notre gros problème, ce fut l'attaque.
il y a eu ensuite Rivas et cette défaite frustrante, autant parce qu'on vous Vote, question d'arbitrage, que parce que vous la laissez filer.
On se l'enlève un peu nous-mêmes, c'est vrai. J'ai encore en travers de la gorge deux ou trois de mes erreurs. Mais en même temps, j'ai senti sur ce match l'intensité de notre équipe, en attaque comme en défense. On avait toutes en tête de faire un truc. Les Espagnoles étaient invaincues, et on voulait être les premières à les faire chuter. Nous n'y sommes pas parvenues, mais on leur a posé problème !
II vous a manqué, sur ce match perdu après prolongation, un coup de pouce de l'arbitrage, c'est sûr, mais aussi de l'adresse au moment clé. Et l'adresse, cette saison, c'est quand même un souci.
C'est certain, et je ne sais pas trop comment l'expliquer. La confiance, on en gagne de match en match, et pourtant cette adresse ne revient pas. C'est peut-être dans la tête. On est peut-être trop frileuses... Cette question, ça fait plusieurs fois que je me la pose, parce que c'est vrai que ça nous arrive assez souvent d'être en difficulté sur ce point de vue. Pourtant, à l'entraînement, ça rentre... Alors, est-ce que c'est un problème de prise de shoot, de sélection des bonnes positions ? Non, vraiment, je ne sais pas.
« On a une revanche à prendre... »
Sûr qu'un solide match face à Prague, avec une adresse retrouvée, serait la meilleure des réponses. Le meilleur moyen, aussi, de se mettre en pleine confiance, tout en reprenant position en haut du classement du groupe.
Moi, de toute façon, j'ai toujours tes boules quand on vient nous battre à la maison. Quand on me maltraite chez moi. Alors, rien que pour ça, rien que pour prendre une revanche, il nous faut la gagne. Ensuite, c'est évident que pour le classement, et donc pour la suite de la compétition, ce serait tout bénéfice. Un succès à l'extérieur, c'est toujours bon à prendre.
Hervé Le Fellic