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Bourges Basket : le Berry Républicain 

journal Le Berry Républicain
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09 décembre 2009   Entrouvrir la porte des 8e de finale !

Entrouvrir la porte des 8e de finale !

Si elles ne veulent pas compromettre leurs chances de qualification pour les 8e de finale, les Tango doivent absolument l'emporter ce soir face à une équipe de Kosice renforcée et en progression.


Le Bourges basket est à un tournant de sa saison européenne. Une défaite ce soir au Prado et la qualification pour les huitièmes de finale serait sérieusement compromise. Kosice ferait alors le break dans la course à la troisième place. Et si, par malheur, Sopron s'imposait ce soir à Gorzow, Bourges se retrouverait relégué à la cinquième place. Avec un véritable quitte ou double à jouer la semaine prochaine en Hongrie, à Sopron. On espère ne pas en arriver là. Ce qui passe forcément par une victoire ce soir face à Kosice. CQFD !

Pas la même Kosice
Plus facile à dire qu'à obtenir, sans aucun doute. Car si Kosice a eu un début saison hésitant en Euroligue, depuis que l'effectif a été remanié, avec notamment les arrivées de l'Allemande Linda Frôhlich et de l'Américaine Angel McCoughtry, ça va beaucoup mieux. Les Anges viennent en effet de signer trois victoires contre Prague, Gorzow et Sopron... Au moment où Bourges concédait trois défaites (à Gorzow, à Madrid et à Prague). De là à dire que Kosice, sur sa lancée, va croquer les Tango, il y a un pas que nous ne franchirons.

Il faut, en effet, se garder des comparaisons trop évidentes. Ses trois victoires, Kosice les a obtenues dans sa salle, ce qui est tout de même un peu plus facile. A contrario, les trois défaites tango ont été concédées loin du Prado. Et encore, à Madrid, face au leader invaincu, ça s'est joué à deux lancers pour éviter la fatidique prolongation.

À Prague, la semaine dernière, tout n'a pas été à jeter. « Rien n'est rentré, c'est tout » juge Emmeline Ndongue (voir ci dessous).

Il ne faut pas non plus oublier qu'avant Gorzow et l'épisode des 39 points marqués (triste record !), les Tango restaient sur une magnifique série de cinq victoires à la file face à des adversaires de qualité, à Montpellier,, à... Kosice, devant Tarbes et Sopron et enfin à Villeneuve-d'Ascq. C'est la preuve que cette équipe berruyère a des ressources, un potentiel, qui ne demandent qu'à s'exprimer. « Le manque d'adresse peut s'expliquer par de multiples choses : la fatigue, le stress, le matériel comme des panneaux trop durs... Mais dans le jeu, l'équipe a toujours été là... » estime Pierre Vincent. « C'est vrai que le match de ce soir est important mais pas encore décisif puisqu'il restera trois matches à disputer dont deux au Prado... ». On dirait presque "du Domenech"... Le coach tango voudrait éviter de mettre trop de pression qu'il ne dirait rien d'autre.

Ce match est pourtant décisif ; on l'a vu plus avant. D'ailleurs le coach tango concède qu'il est impatient de « voir comment son équipe va réagir quand il y a une quasi-obligation de résultat. Mais il ne faut surtout pas faire de comparaisons avec le match aller tant l'équipe slovaque a évolué en bien. Frôhlich et McCoughtry sont arrivées. Ce sont deux joueuses puissantes et très adroites qui permettent à Candice Dupree de s'exprimer complètement. Les nouvelles apportent beaucoup et l'équipe est bien plus forte qu'en début de saison, même si, au niveau de la taille, ça reste moyen. Mais on sait aussi que face à des équipes plus petites mais rapides, qui mettent beaucoup d'intensité et d'agressivité dans le jeu, on a souvent des difficultés. »

Manic diminuée
Les Berruyères, chez lesquelles Katia Manic sera handicapée suite à une grosse béquille reçue contre Limoges, savent donc à quoi s'attendre. Pour renouer avec la victoire en Euroligue et passer devant Kosice à la troisième place, il leur faudra défendre très fort, contrôler les scoreuses adverses et jouer le plus juste possible en attaque tout en gardant la maîtrise de leurs nerfs malgré la pression. Après, comme toujours, ce sera une question d'adresse...


Christian Ragot

09 décembre 2009   « On ne se prend pas la tête »

« On ne se prend pas la tête »

Si elle sait pertinemment que le manque de victoires peut peser lourd dans la balance, Emmeline Ndongue ne veut pas laisser de place au doute. Il faut juste que son équipe pratique son jeu.


Capitaine de vie du groupe berruyer, quand Katia Manic l'est sur le terrain, Emmeline Ndongue est la plus expérimentée du groupe. Et si elle mesure pleinement l'enjeu du match de ce soir, elle ne cède pas à l'affolement, malgré les trois derniers revers européens.

Emmeline, dans quel état d'esprit abordes-tu cette rencontre ?
On en sait l'importance. On sait aussi qu'on n'a pas beaucoup de victoires en poche, dans cette Euroligue. On doit tout mettre en œuvre pour appliquer les consignes, ce sera une des clés du match.

Après trois échecs en Euroligue, la pression se ressent-elle dans le groupe ? Ou vient-elle surtout de son environnement ?
Je suis sûre que ces trois défaites ont plus marqué l'extérieur que le groupe. En sortant de Gorzow, je n'avais vraiment pas l'impression qu'on n'avait marqué que... combien de points déjà ? (*). On avait eu les shoots. À Madrid, on perd de si peu. Et à Prague rien n'est rentré. Quand ça ne veut pas sourire, il faut prendre son mal en patience. Moi, ce que je vois, c'est qu'on n'est pas des quiches (Emmeline a utilisé un autre terme, pour dire la vérité, NDLR). Seulement voilà : il y a des jours sans. On est aussi une équipe jeune et parfois, on baisse un peu la tête...

Reste que la position du Bourges Basket en Euroligue n'est pas la plus confortable.
Ce n'est pas une raison pour paniquer. C'est peut-être banal, mais il faut prendre les matches les uns après les autres. Même si, c'est vrai, ça devient compliqué. Pas pour la qualification, qui est encore très envisageable. Mais pour obtenir un bon classement final, c'est vrai que ça devient de plus en plus compliqué.

Comment se présente ce match face à Kosice ?
Là-bas, on avait bien réussi à contrôler les événements. C'est vrai que depuis cette équipe a changé. Avoir Frôhlich en face, ça ne facilite pas les choses. Mais dans son jeu, cette équipe a conservé les mêmes points forts. Il va falloir qu'on fasse preuve de plus d'application encore. On se doit de gagner à la maison, c'est entendu. Mais il ne faut pas non plus se prendre la tête. On travaille bien, on ne cesse de progresser, de s'améliorer.

On a cru ressentir, notamment après la défaite de Rivas Ecolopis, quelques tensions, de ci, de là. Est-ce une réalité ?
Non, franchement, le groupe vit bien. Il n'y a pas de problèmes. Maintenant, c'est comme dans toutes les équipes, il y a parfois un peu de tension, voilà tout.

Ne faudrait-il pas que cette équipe berruyère durcisse davantage son jeu ?
Ce qu'il faut prendre en compte, c'est que tout le monde, dans le groupe, n'a pas une énorme expérience de l'Euroligue. Il faut donc qu'on se mette dans le bain, petit à petit. On doit peut-être davantage sortir les coudes, pour se faire piquer moins de ballons...

Alors, confiante, pour cette sortie face au champion slovaque ?
La question ne se pose pas dans ces termes, confiance ou pas confiance. On a un match à jouer. On doit le faire en cherchant au maximum à imposer notre défense, à trouver les bonnes solutions offensives.

(*) 39, très exactement...

Hervé Le Fellic

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