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Bourges Basket : le Berry Républicain 

journal Le Berry Républicain
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10 décembre 2009   C'est plus facile quand tout rentre...

C'est plus facile quand tout rentre...

Grâce à une belle adresse dans le sillage de Carson (22 points), les Tango, qui ont tenu un tempo élevé, ont logiquement dominé Kosice pour s'emparer de la 3e place du groupe. Ça sent bon...


Les choses se présentaient plutôt bien au coup d'envoi, pour les Tango. Quelques instants auparavant, Sopron, leur rival direct dans la course aux 8' de finale, avait eu le bon goût de s'incliner à Gorzow (79-72). Du coup, Bourges était assuré, en cas de succès, de s'emparer de la troisième place aux dépens de son hôte grâce un meilleur point average particulier. Et surtout, le voyage à venir, en Hongrie, n'avait plus rien d'un quitte ou double.

Il n'y avait plus qu'à... Qu'à défendre fort, contenir les scoreuses adverses (McCoughtry, Frôhlich, Dupree), faire les bons choix en attaque, imposer son rythme et... scorer ! C'était, souvent, la faiblesse tango cette saison en Euroligue.

Et de fait, ça ne partait pas fort côté adresse puisque les quatre premiers tirs locaux ne trouvaient pas la cible. Côté Kosice ? Guère mieux : hormis un panier initial de Dupree (0-2), le score évoluait à coups de lancers.

Il fallut attendre quatre minutes le premier panier berruyer, signé Ndongue répliquant à McCoughtry (5-4). Et là... tout s'enchaîna, comme par enchantement, avec notamment une Stella Kaltsidou inspirée (11-4, 5e). Dès lors, quasiment plus de déchet côté berruyer; l'équipe de Pierre Vincent bouclait le premier quart avec sept points d'avance (21-14) à 55,6 % de réussite à deux points, en dépit d'une entame mitigée. De quoi se mettre en confiance, non ?

Sur un tempo Tango
Mais si les Tango étaient bien dans leur match, les Slovaques haussaient elles aussi le ton à l'image de leurs deux dernières recrues, Frôhlich et McCoughtry (17 points à elles deux sur les 21 de leur équipe dans le quart !). Qu'importe ! Bourges continuait à dicter le rythme du match ; à bien défendre, intelligemment, avec des aides efficaces ; à trouver des solutions offensives, sous le cercle avec Ndongue, à l'extérieur avec Kaltsidou et surtout Carson, qui alignait deux paniers primés à la fin du quart.

Mais Kosice était loin d'être largué ; les Slovaques revenaient même à égalité sur le quart (21-21) pour arriver à la pause à moins 7 sur un ultime panier de Frôhlich, pas très glamour, mais terriblement efficace. Pour leur part, les Tango présentaient sur la période un superbe 7 sur 8 à 2 points et un très correct 2 sur 4 à 3 points. Néanmoins, tout restait à faire.

C'est finalement à l'usure, au talent aussi (celui de Carson et Ndongue en particulier), avec une défense agressive mais propre, empêchant les visiteuses d'aller sur la ligne que Bourges allait faire le break. Face aux rotations berruyères, les Slovaques perdaient le tempo et se retrouvaient souvent à la faute. D'autant que le danger venait de partout. De la peinture, mais aussi de Carson (7 points en moins de 3 minutes plus un caviar pour Ndongue).

Quand tout rentre...
Inexorablement, l'écart se creusait : 55-39 (24e) par Miyem, 55-41 (26e) par Ndongue en dessous, 60-45 (28e) sur un panier primé de l'Américaine, qui avait pris la mesure de McCoughtry, et 64-48 (29e) sur deux lancers de Manic. Les Tango attaquaient ainsi la dernière ligne droite avec un matelas de 14 points (64-50, 30e). Restait à gérer tout en continuant à imprimer un rythme soutenu ; à ne pas s'exposer à la révolte adverse, car quand il y autant de talent individuel en face (Dupree, McCoughtry, Frôhlich), rien n'est jamais acquis.

Appliquées, sérieuses, les Tango maintenaient l'écart entre 12 et 15 points, jusqu'au bout. Le dernier panier, primé qui plus est, et sur le buzzer, était signé Anaël Lardy. Tout un symbole. Il y a des soirs, comme ça, où tout rentre, ou presque...

En attendant, voilà le Bourges Basket bien installé à la troisième place. La porte des huitièmes de finale est entrouverte, mais il ne faut pas s'arrêter là. Il reste trois matches à disputer ; trois matches à gagner pour être le mieux classé possible au ranking et s'éviter un 8e de folie contre le Spartak, Ekaterinbourg ou Valence...


Christian Ragot

10 décembre 2009   Jamais le club slovaque n'a tenu le choc

Jamais le club slovaque n'a tenu le choc

II fallait tenir les shooteuses adverses, Mission accomplie. Il fallait aussi trouer le cercle : les Tango, avec une Essence Carson de gala, y sont parvenues. Et Kosice n'a jamais pu y croire.


Il y avait, hier soir, deux points majeurs à respecter pour toute Tango prétendant à la victoire. Primo : enrayer autant que faire se pouvait le rendement offensif des shoteuses de Kosice, et elles sont quelques-unes à prétendre à ce rôle. Secundo : trouver les bonnes positions, le bon rythme, les justes mouvements pour enfin renvoyer cette damnée maladresse au vestiaire.

Ce fut fait, sur les deux plans, et parfaitement encore!

Défensivement avant tout chose. Pierre Vincent avait bien entendu souligné le danger représenté par la paire d'Américaines de Kosice, Dupree et Mc-Coughtry. « II fallait multiplier les aides défensives face à elles, et on l'a plutôt bien réalisé, put se réjouir le stratège berruyer. Notre défense a été très intelligente collectivement. » McCoughtry, si (trop ?) facile, a dû se gratter presque tous ses shoots. Quant à la fluide et intelligente Candice Dupree, elle a souvent trouvé sur son chemin une Emmeline Ndongue qui sait ce que défendre veut dire.

Kosice impuissant
Ce premier problème résolu, encore fallait-il les mettre au fond, les occasions. « La maladresse, c'est conjoncturel », rappela une fois encore le coach tango. Fort heureusement, hier soir, la conjoncture était bonne, au point que jamais Kosice ne put y croire.

« On a su être agressif en début de match, mais on a perdu de l'intensité dans ce domaine ensuit, déplora Stefan Svitek, le coach slovaque. On n'a pas pu stopper les attaques de Bourges, qui a marqué autant de points ou presque à chaque quart-temps. Et quand on tombe sur une telle équipe, dont on sait la force défensive, c'est impossible de revenir dans ces conditions. C'est vraiment l'adresse extérieure, les paniers à trois points qui ont fait la différence. »

Eh oui ! Comme aime à le souligner Pierre Vincent, tout devient tellement plus simple quand on met les paniers. Mais cette adresse revenue, c'est aussi le signe que les Berruyères ont su parfaitement gérer leurs offensives. En faisant preuve de patience lorsque nécessaire ; en s'adaptant en permanence aux changements défensifs adverses, et ce n'était pas forcément simple.

Voilà comment Bourges, de retour à la maison, a retrouvé la plénitude de son jeu. A dominé de la tête et des épaules ce que le coach berruyer a décrit, après coup, comme « une sacrée équipe ». Qu'il est précieux, ce succès, à trois longueurs de l'issue de cette première phase ! Il va déjà permettre, mercredi, d'aller à Sopron sans trop de stress...


Hervé Le Fellic

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