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Celle-là, elles sont allées la chercher !
Malmenées pendant vingt minutes par l'euphorie nantaise, les Berruyères ont complètement renversé la vapeur. En défendant sans concession, avant tout.
Au sortir de sa belle démonstration de mercredi face à Prague, le Bourges Basket se savait, hier soir, attendu par une formation nantaise en pleine forme. Restant sur six succès.
Et qui d'entrée ne nourrit aucun complexe. C'est bien simple : pendant vingt minutes, ce furent des vagues que les Déferlantes assénèrent aux joueuses de Pierre Vincent. En grandes difficultés dans les duels, en difficulté dans le jeu (13 balles perdues dans les deux premiers quarts).
Nantes, en pleine confiance, attaqua d'ailleurs pied au plancher, en plantant un 8-0, notamment par Leslie Ardon (8-2, 2e). Mame Marie Sy Diop fit mal par sa puissance physique et Bourges, en face du pressing tout terrain demandé par Laurent Buffard, tint essentiellement par les lancers, dans le premier quart (20-17, 10e).
Le début du deuxième fut terrible, pour les Berruyères, face à des Ligériennes sur un nuage. Mais qui provoquaient aussi leur réussite, il faut bien le reconnaître. L'immense Lindsay Taylor alla chercher panier plus lancer sur la tête d'Ilona Burgrova, avant de déclencher un missile à trois points. Leslie Ardon s'engouffra dans la brèche, et Bourges ramassa un 10-0 sans avoir eu le temps de réagir (30-17, 13e).
Pendant que les Nantaises récitaient leur basket, alternant parfaitement intérieur - extérieur, le Bourges Basket se compliquait la vie. Ne trouvait guère de solutions par l'extérieur, ne prenait aucun rebond offensif. Au contraire, les joueuses de Laurent Buffard virèrent avec un superbe 6 sur 12 à trois points et une avance intéressante (41-33, 20e).
Il fallait une réaction berruyère, elle survint dès la reprise. Par l'entremise d'Essence Carson, à trois points puis au lay-up, Bourges, avec un 10-1, repassa en tête (42-43, 23e). Ce qui n'était pas arrivé depuis la première action du match.
Cette fois, les duels changèrent de visage et surtout d'issue. Cette fois on vit des mains berruyères capter la sphère, sous le cercle nantais. Comme celles d'Endy Miyem (45-50, 26e). Laurent Buffard ne put éviter le temps mort : la fluidité ligérienne, impressionnante quelques instants plus tôt, semblait être restée au vestiaire.
La défense tango, bien sûr, y était pour beaucoup, qui vola un nouveau ballon pour envoyer Essence Carson à dame (45-52, 28e). Elle poussa ensuite Nantes aux 24 secondes et remit, pour tout dire, l'édifice berruyer dans le sens de la marche, avant d'attaquer les dix dernières minutes (47-52, 30e).
Le trois points d'Andreyeva ramena l'espoir, dans le camp nantais (52-54, 33e). Bourges ne laissait pourtant plus de paniers faciles, opérant d'efficaces prises à deux sur la grande Taylor, privée de munitions.
C'était serré, chaud comme la braise. Le trois points de Jennifer Digbeu fut un joli bonheur, côté berruyer (56-61, 35e). Celui de Stella Kaltsidou, desserrant un peu plus l'étau, en fut un autre, comme le panier plus lancer d'Emmeline Ndongue (58-66, 37e). La réaction tango avait été cinglante. Elles ne voulaient pas chuter, les joueuses de Pierre Vincent. Et ont puisé au fond d'elles-mêmes, pour l'arracher, celle-là.
Hervé Le Fellic