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D'entrée dans le rythme avant Gorzow
Reprise (trop ?) facile pour les Tango qui ont surclassé Armentières en étant dans le rythme d'entrée de jeu. Place maintenant à l'Euroligue et à Gorzow. Mercredi, ce sera autrement plus sérieux et difficile.
Reprise tranquille, sans suspense aucun, samedi soir au Prado pour les Tango tant le fossé séparant le champion de France berruyer du promu nordiste était immense.
Le match a été très vite plié. Dans le sillage d'une Emmeline Ndongue, impeccable dans son rôle de leader, le Bourges Basket menait déjà 10-0 après 4'20" de jeu. La barre du + 20 (30-10) était franchie dès la 14e minute sur une interception de Digbeu envoyant au panier une Paoline Salagnac aux jambes de feu.
+ 30 à la 17e minute !
Dominatrices dans tous les compartiments du jeu, jouant juste, parfaitement organisées en défense et efficaces en attaque (13 sur 16 aux tirs durant le deuxième quart-temps), les Berruyères étaient à + 30 (43-13) à la 17e sur un panier de Miyem. Jusque là, Armentières n'avait marqué que ... quatre paniers (dont 3 primés). Preuve de la qualité de la prestation défensive des Tango.
Au repos, avec 34 points d'avance (51-17), Pierre Vincent et ses joueuses pouvaient déjà penser au match importantissime de mercredi contre Gorzow.
Mais en raison de la faiblesse des promues nordistes, il fallait aussi raison garder face à cet écart, énorme. D'ailleurs, le coach d'Armentières, Stéphane Lalart s'accordait à dire « qu'il (l'écart) était dû au moins autant à la qualité de la formation berruyère qu'à la piètre prestation de mes joueuses. On n'a jamais réussi à se mettre dans le rythme exigé pour un match de Ligue féminine. Mes joueuses ont été inexistantes en première mi-temps. Surtout, elles n'ont montré aucune envie. Il y a eu un peu de mieux, notamment dans l'envie défensive, après le repos et on a pu limiter la casse. Mais c'est peut-être aussi parce que Bourges, qui devait penser à son match d'Euroligue, a levé le pied. Bref, il n'y a pas de quoi se rassurer. Certes, Nedovic n'a pas joué mais j'ai l'impression que cela n'aurait pas changé grand-chose. Pour nous, l'important, c'est le prochain match contre Aix, qui pourrait être décisif pour le maintien.
Les Tango ne marquèrent que 29 points en deuxième période (+ 40, 66-26 à la 28e sur un panier primé de Lardy) pour finir à + 47 (80-33) sur un ultime panier de la jeune Suzanne Noizet mais c'était suffisant pour satisfaire Pierre Vincent: « Pour un match de reprise, c'est plutôt satisfaisant. Après une aussi longue coupure, il est toujours délicat de retrouver tout de suite le rythme. À l'entraînement, les filles étaient bien mais rien ne vaut la compétition pour savoir où on en est vraiment... »
Pierre Vincent plutôt satisfait
Même s'il faut relativiser la performance berruyère en raison de la faiblesse de l'opposition, le coach a quand même été rassuré: « Toutes ne sont pas encore au même niveau physique. Essence (Carson) comme Endy (Miyem) ont peut-être eu un peu plus de difficultés mais Emmeline (Ndongue), Paoline (Salagnac), Stella (Kaltsidou), Anàel (Lardy), Jennifer (Digbeu) et Ilona (Burgrova) sont déjà physiquement dans le rythme. Quant à Katia (Manic) elle a reçu un coup (béquille, ndlr) et a dû être ménagée. Sinon, dans le jeu, on a pu travailler sur le collectif offensif et, après le repos, rajouter des formes de jeu en alignant des joueuses à des postes plutôt inhabituels (Ndongue en 4, Digbeu à l'aile, Salagnac à la mène, ndlr). Mais je retiens surtout les très bonnes choses réalisées en première mi-temps...»
Une excellente préparation, en tout cas, avant d'accueillir les Polonaises de Gorzow. « Là, ce sera autre chose. Il faudra nettement hausser notre niveau de jeu, notamment dans l'intensité physique. On s'y prépare... »
Christian Ragot
Paoline Salagnac était en jambes...
Paoline Salagnac est apparue très en jambes pour ce match de reprise.
Pas vraiment une surprise quand on connaît l'envie, la gnac et le rythme que l'ex-Mondevillaise met dans tout ce qu'elle entreprend. Tant son désir de s'imposer au Bourges Basket et de justifier la confiance de son entraîneur (qui est aussi celui de l'équipe de France...) est grand. Avec 26'23" passée sur le parquet, Paoline est la joueuse tango qui a joué le plus longtemps (après Essence Carson). Pour une performance d'ensemble qui a ravi son coach.
Toujours prompte à couper les lignes de passes (5 interceptions réussies), Paoline a excellé dans le jeu rapide, comme souvent, pour être à la conclusion des contre-attaques berruyères. Et avec un poil plus de lucidité (c'est toujours ce qui fait défaut quand on veut jouer (trop) vite), ou de réussite, son total points (8 à 4 sur 7) aurait été nettement supérieur. Mais bon, l'important pour Paoline était de montrer qu'elle est déjà bien dans le rythme. « C'était important, pour l'équipe, d'être présent d'entrée de jeu dans ce match de reprise. Sur un plan personnel, j'étais en jambes, avec de bonnes sensations. Mais ce sera autre chose mercredi prochain contre Gorzow. Le défi physique sera autrement plus intense que celui imposé par Armentières. En cela, le match de ce soir a été une bonne préparation mais on sait qu'il faudra hausser notre niveau de jeu dans tous les domaines... » admet Paoline qui a disputé une grande partie du dernier quart-temps au poste de meneuse de jeu : « Katia avait mal (béquille, ndlr) et le coach voulait protéger Anaël en vue du match de mercredi. J'ai fait cette pige à la mène avec plaisir, pour le bien de l'équipe. Mais ce n'est pas du tout en vue d'une quelconque reconversion (rires). Maintenant, être polyvalente, c'est toujours bien, non ?.. ». Pierre Vincent, lui, n'a rien contre.
Christian Ragot