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Bourges Basket : le Berry Républicain 

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13 janvier 2010   Comme des allures de quitte ou double

Comme des allures de quitte ou double

Le passage en huitièmes passe presque obligatoirement par un succès berruyer, ce soir, face aux Polonaises de Gorzow. Et si en plus les Tango remontaient les dix points lâchés à l'aller...


Un match couperet... » Si, comme tous les coaches de France et de Navarre, Pierre Vincent ne dédaigne jamais le fameux « on voit match après match », il est bien obligé, à deux étapes du premier virage de cette Euroligue, de faire les comptes.

Si cette première phase s'était arrêtée hier soir, le verdict aurait été le suivant : Bourges serait qualifié, au 4e rang de son groupe ; en 14e position, tous groupes confondus, avec un huitième de rêve à jouer, face à Ekaterinbourg.

D'abord la défense !
On n'en est pas là. Ni aux confins de l'Europe, ni au tour suivant. Car avec trois victoires et cinq revers au compteur, le Bourges Basket n'a en rien assuré son avenir continental, dans ce groupe aussi serré qu'on le pressentait, et ou presque tout peut encore arriver (mathématiquement, il n'y a que Rivas Ecopolis qui est assuré de la qualification).

Ce soir, les Berruyères, qui devraient retrouver Ana Lelas, débarrassée de ses douleurs au pied (voir page suivante), auront une double mission. Il faudra d'abord, condition presque essentielle à un futur, vaincre. Il faudra ensuite, mais ensuite seulement, s'attacher à gommer les dix points concédés à l'aller, en Pologne. « Visons déjà la gagne, ensuite on verra », plaidait hier Pierre Vincent.

Ce ne sera pas simple, dans la mesure où la formation polonaise, elle aussi, jouera une grande partie de ses chances de qualification. Et où la troupe de Dariusz. Maciejewski sait, pour l'avoir déjà réalisé, qu'elle peut grandement gêner les évolutions berruyères.

Ah, ce match aller, devenu fameux en raison de son score pour le moins inhabituel ! Un 49-39, en Euroligue, on ne voit pas ça tous les jours, et heureusement, tout compte fait, pour le spectacle.

« Cela avait été un match très dur, engagé », se souvient Pierre Vincent. Qui avait vu sa troupe, privée d'Anaël Lardy, malade, ne rien marquer, ou si peu. « II n'y avait pas eu un coup de sifflet. Et offensivement, c'est vrai, on avait connu beaucoup de soucis. » Que la défense polonaise, très vive sur la porteuse de balle, n'avait rien fait pour arranger, on s'en doute. « Mais défensivement, on avait été très correct, en ne prenant pas cinquante points. »

La défense tango... Il lui sera encore beaucoup demandé, ce soir, pour endiguer les assauts d'une équipe polonaise que Pierre Vincent décrit comme « très agressive et à la belle adresse extérieure ». Gorzow, c'est un jeu simple, « un basket proche de celui des masculins, une passe, un tir », selon le tacticien berruyer.

Qui a souligné les formes offensives très courtes de son adversaire, ainsi que la plaque tournante qu'est la meneuse australienne, Samantha Richards. « Elle nous avait fait très mal à l'aller. Elle est à la création de beaucoup de choses. » Elle devrait, logiquement, avoir droit à un traitement de faveur.

Gare aussi à ne pas laisser de liberté à l'Américaine Spencer, « une très forte shooteuse », ou à la jeune Russe Sapova, que Pierre Vincent aurait bien voulu faire venir en Berry. La nouvelle venue Américaine, Anosike, n'a pu que renforcer un ensemble « pas facile à tenir ». Mais la qualification passe par une belle revanche, alors...


Hervé Le Fellic

13 janvier 2010   Ana Lelas est de retour sur le banc tango

Ana Lelas est de retour sur le banc tango

Après onze longues semaines d'absence, Ana Lelas, la belle Croate du Bourges Basket, sera de retour, ce soir, sur le banc tango. Encouragements, m'sieurs-dames...


Onze semaines sans jouer ! Un calvaire pour Ana Lelas qui ne vit que par et pour la grosse balle orange.

Pour sa deuxième saison sous le maillot tango, la belle Croate n'a pas été gâtée. Une aponévrosite plantaire, ô combien traîtresse, l'a contrainte au repos forcé après le match contre Challes. Aujourd'hui, Ana n'affiche que six matches de Ligue féminines à son compteur personnel. Une misère. Six matches et les deux seules défaites concédées en championnat de France par le Bourges Basket, contre Arras et à Aix. Et aucun en Euroligue où elle a été supplantée par l'Américaine Essence Carson, dans le rôle du joker médical shooteur.

Mais contrairement à celui de la Ligue féminine, le règlement de l'Euroligue ne limite pas le nombre de joueuses étrangères (excepté pour les extracommunautaires, resté à 2). Aussi, Pierre Vincent n'a pas hésité à aligner Ana Lelas, enfin rétablie, en même temps que son Américaine, mais aussi Manic, Burgrova et Kaltsidou ce soir pour l'importantissime match contre Gorzow. Un grand bonheur pour Ana qui rêve de quelques minutes de temps de jeu. Rencontre !

Ana, être de retour sur le banc après onze semaines d'absence, c'est une délivrance ?
Oh que oui ! J'ai dû prendre mon mal en patience. C'est une blessure très spéciale et le seul moyen d'en guérir, c'est le repos. J'avais mal depuis un petit moment et j'aurais sans doute dû m'arrêter plus tôt. Mais en début de saison, avec une équipe profondément remaniée, on avait besoin de travailler plus. D'autant qu'on n'avait pas été très bien lors des premiers matches. Du coup, la blessure s'est aggravée et j'ai dû m'arrêter pour de bon. Trois semaines avec des béquilles ; ça m'a semblé interminable...

De quoi prendre un gros coup au moral ?
Sur le coup oui, mais ça n'a pas duré. Je savais qu'il fallait m'armer de patience. Quand j'ai pu recourir, reprendre l'entraînement physique et travailler les shoots, juste avant Noël, je me suis sentie soulagée...

Et aujourd'hui, comment ça va ?
Ça va. Le matin, j'ai le pied un peu raide. Je mets de la glace et je fais des étirements. Et puis, il y a les soins de Noëlle (Matichard la kiné, ndlr). Depuis que j'ai repris l'entraînement collectif, je me sens bien. Mais je sais que l'entraînement et les matches, c'est très différent. Même en travaillant dur, en mettant du rythme dans ce qu'on fait, ce n'est quand même pas la même opposition ni la même intensité qu'en compétition ; surtout en Euroligue.

Es-tu prête à jouer contre Gorzow ?
Être sur le banc, c'est déjà bien. Maintenant, si le coach décidait de me faire rentrer pour faire une ou deux rotations, ce serait un vrai bonheur...

« L'objectif, c'est d'être prête début février, quand Essence Carson s'en ira »

As-tu imaginé le scénario idéal. Tu rentres sur la fin et tu marques le panier du + 11 de la victoire...
Ce serait génial (rires)... Mais je ne rêve pas. Il faut déjà que l'équipe gagne... Non, mon objectif est d'être prête début février, quand Essence (Carson, ndlr) s'en ira. Je sais que ça ne va pas revenir tout seul ; que je vais devoir être patiente, travailler dur pour retrouver le rythme et de bonnes sensations dans le jeu. Durant les vacances (13 jours à Split, en Croatie avec un thermomètre à 16°, ndlr), j'ai emmagasiné beaucoup d'énergie. Ça va me servir pour la suite car on va enchaîner les matches tous les trois jours...

Comment as-tu vécu, durant ton repos forcé, le parcours de ton équipe ?
Rester sur le banc, être impuissante, au début, c'était difficile à accepter. Mais c'est pour toutes les joueuses pareil... Au fil des matches, on se fait une raison. On prend plus de recul dans l'analyse et on voit des choses que l'on ne verrait pas ou moins bien en jouant.

Et qu'as-tu vu ?
Je n'ai pas fait les déplacements mais il est évident que l'équipe manque encore d'expérience... Surtout pour les matches d'Euroligue à l'extérieur où ce manque de stabilité se paie cash. Mais au fil des matches, ça va de mieux en mieux. Il faudrait seulement pouvoir travailler plus aux entraînements mais avec l'enchaînement des matches et des déplacements, c'est impossible. Ça va venir avec le temps. Déjà, en match, quand elle réussit à surmonter la fatigue, l'équipe est mieux concentrée et parvient à mettre de plus en plus de rythme et d'intensité dans le jeu.

Que penses-tu de celle qui t'a remplacé ?
Essence ((Carson) a fait du très bon boulot. Elle s'est tout de suite bien adaptée au jeu de l'équipe et montrée efficace. Contrairement à beaucoup de joueuses américaines, elle n'a pas joué pour elle  pour soigner ses stats... Et ça, c'est vraiment bien !


Christian Ragot

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