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Toute l'arène bretonne attend les Tango
Rennes et ses... deux professionnelles seront ce soir les premiers adversaires du Bourges Basket, dans une Coupe de France qu'il détient.
Bourges avait, la saison dernière, composté, face à Villeneuve-d'Ascq, son billet pour la finale (victorieuse) de Bercy salle Colette-Besson. C'est en ces mêmes lieux que le club berruyer remettra en jeu, ce soir, sa Coupe de France. Face, pour cette entrée dans la compétition, à l'Avenir de Rennes, le club formateur d'une certaine Cathy Melain, faut-il le rappeler.
Même si l'Union Hainaut, en sortant justement Villeneuve samedi soir, a montré que le petit pouvait avoir un féroce appétit, on ne s'inquiète pas trop, à dire vrai, pour la troupe de Pierre Vincent. Qui devrait, pour peu qu'elle y mette tout le sérieux requis, s'offrir une belle séance de travail, en prévision du rendez-vous autrement plus crucial de Salamanque, la semaine prochaine.
C'est d'ailleurs ce qu'espère le coach tango qui, sur ce match, a choisi de laisser Stella Kaltsidou souffler un peu ; et va redonner du temps de jeu à Ana Lelas, qui n'avait fait qu'une courte apparition face à Gorzow, il y a deux semaines. « On ne connaît pas trop cette équipe de Rennes, le profil des joueuses adverses. Ce qui est intéressant, c'est de savoir réagir intelligemment, et au plus vite, aux choix défensifs qu'on nous oppose. Et ça, ce n'est pas une question de niveau. S'adapter rapidement, c'est aussi ne pas prendre des points qu'on peut traîner ensuite comme un boulet. Et face à Salamanque, il faudra impérativement qu'on ait cette capacité ! »
Pour une fois, Pierre Vincent dispose de moins d'informations que son homologue. Et pour cause, puisque Frédérique Prud'homme, la coache bretonne, était samedi soir dans les tribunes de Mondeville.
« Ce fut vraiment un joli match ! Par rapport à la NF1, c'est vraiment l'intensité physique qui est la grande différence. En prime, avec de telles formations, également engagées sur le front européen, il y a du beau monde, sur le terrain et sur les bancs. » Un vrai luxe, pour qui entraîne à l'étage en dessous...
Solidarité rennaise...
Frédérique Prud'homme n'a pas été sans disséquer les points forts berruyers. « C'est un rouleau compresseur. Pourtant, l'équipe a été renouvelée. Mais c'est tout à l'honneur de ce club de savoir rebondir intelligemment. Malgré l'opposition, il va falloir qu'on réalise bien ce qu'on sait faire. On devra renforcer encore notre solidarité, savoir construire et défendre ensemble. Dans un tel cas, il faut tout décupler. Ne pas jouer petit bras, s'engager sans retenue, mais sans naïveté non plus. On se doit d'être à la hauteur. »
Comme Bourges devra être à celle de sa réputation. Ce qui implique de l'humilité, beaucoup de sérieux et d'investissement. La salle Colette-Besson sera bien pleine (hier, 800 billets étaient déjà partis). Les Rennaises ne nourriront aucun complexe, puisque n'ayant rien à perdre.
« C'est toujours le même schéma, quand on joue un adversaire de division inférieure », rappelle Pierre Vincent. « On ne rigole pas forcément, face à une équipe de NF1. La saison dernière, il avait fallu batailler, à Charleville-Mézières. »
L'idéal, c'est de poser sa patte d'entrée sur le match, de creuser au plus vite l'écart, histoire de pouvoir ensuite évoluer à sa main. Entrer tôt dans les rotations, pour que tout le monde garde le rythme de la compétition sans puiser dans les réserves. Et travailler utilement, pour un futur... très proche.
Hervé Le Fellic