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« Nous ne devons pas baisser la tête »
L'aventure européenne est terminée, pour les Tango. Tôt comme jamais dans la saison. Reste qu'il y a des enseignements utiles à retirer, de cette triple confrontation avec Salamanque.
La petite histoire du sport ne retiendra s peut-être qu'un fait : pour la première fois de son histoire, le Bourges Basket ne prendra pas part aux quarts de finale de la plus huppée compétition continentale.
Le compteur s'est donc arrêté à quatorze, ce qui, tous sports confondus, satisferait bien des clubs de l'Hexagone (demandez donc à l'Olympique Lyonnais...).
L'arbitrage n'a pas été neutre...
Mais ce serait par trop rédhibitoire, et pour tout dire injuste, de ranger cette campagne 2009 - 2010 au rayon échecs, sans plus de commisération. Ce serait faire peu de cas des deux excellentes sorties tango face au finaliste de la saison dernière, Salamanque : au Prado vendredi dernier et pas plus tard que mercredi en Espagne. Où la troupe de Pierre Vincent, dans une ambiance hostile comme on l'imagine, a signé une première mi-temps de rêve. « La meilleure de notre saison «, pour la capitaine tango, Katarina Manic . Dont la troupe menait encore, d'un petit point, à l'entame du dernier quart.
Seulement voilà, il aurait fallu une avance autrement plus importante pour espérer. Pourtant, Salamanque n'a pas marqué un point de plus qu'en terre berruyère (64). Et a été bien plus indigent à trois points.
Seulement, il y a eu le facteur externe que tout le monde redoutait : l'impact du public salmantin sur les événements, et en particulier sur l'arbitrage. Sinon, comment expliquer l'écart en fautes (14 sif-flées contre Salamanque, 23 contre Bourges) ? Les conséquences furent immédiates : des lancers en pagaille pour les Salmantines, et un secteur intérieur tango mis, dans le dernier quart, dans l'incapacité de défendre.
On ne conteste pas là les sanctions infligées aux joueuses de Pierre Vincent. Mais voir Lyttle et Willingham terminer un match aussi physique à deux sanctions interpelle : elles n'ont pourtant rien de dentellières...
À retenir pour les joutes hexagonales
« C'est vrai qu'en deuxième mi-temps, j'ai eu l'impression que les Espagnoles n'étaient pas beaucoup sifflées », regretta Katia Manic. Elle et ses copines l'ont en travers de la gorge, cette élimination. « Honnêtement, je ne crois pas que cette équipe nous est supérieure. Ce qui a fait la différence, c'est l'avantage du terrain. Comme sur le premier match, où on n'était pas prêtes, mentalement. Mais on sait aussi pourquoi on s'est retrouvées dans cette situation : parce qu'en première phase, on n'a pas gagné un match à l'extérieur, sauf à Kosice. Et qu'on a perdu à la maison contre Prague, en n'étant pas au complet... »
On sent que la capitaine tango veut déjà passer à autre chose. « II ne faut pas baisser la tête, à cause de cette élimination. Voilà, c'est fini ; on doit maintenant se concentrer sur le championnat. On a le titre à conquérir, la Coupe. » Avec, dès mercredi prochain, un sacré rendez-vous à Tarbes. Tiens, encore un choc à l'extérieur...
Aux Berruyères de garder en mémoire ce qu'elles ont accompli, pendant vingt minutes, mercredi soir. « Franchement, si on joue comme ça, on n'aura pas de rival », assure la capitaine berruyère. « Mais maintenant, il ne suffira pas de le dire, il faudra y parvenir. » Sans conteste, Katarina...
Hervé Le Fellic