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Bourges Basket : le Berry Républicain 

journal Le Berry Républicain
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15  février 2010   Pour le spectacle, il faudra repasser...

Pour le spectacle, il faudra repasser...

Terne match, vraiment, hier, au Prado. Montpellier n'a jamais mené et Bourges, malgré peu de réussite offensive, a assuré l'essentiel. Il faut s'en contenter...


Il fallait sûrement être I coach, pour retirer quel-I que chose de positif d'un match aussi terne qu'un tableau noir installé dans un tunnel. Franchement, on n'a pas vu de quoi se lever une seule fois de son siège et si succès berruyer il y a eu, ce fut au terme d'un ennui colossal.

Certes, ces matches où on est moins bien, il faut savoir les gagner. Les Berruyères avaient quelques bonnes raisons à mettre en avant : elles sortaient d'une grosse série de rencontres, d'une élimination européenne qui marque forcément les esprits.

« On joue tous les trois jours ! Mes joueuses ne sont pas des machines », plaida l'entraîneur berruyer, Pierre Vincent. « Mais c'est sûr qu'il est heureux que Montpellier n'a pas fait, non plus, un grand match, sinon on passait à la trappe. »

Jamais les Berruyères ne purent s'exprimer pleinement, sereinement. « Pour avoir de la réussite offensive, il faut avoir de la fraîcheur », rappela le technicien berruyer. Il faut aussi prendre les shoots ouverts, quand l'occasion se présente. Et non pas les refuser comme un pur-sang l'obstacle, pour refiler la patate chaude à la première copine présente... et finalement perdre le ballon. Ce qu'on a vu trop souvent, hier après-midi. « Quand on ne met rien, on s'agace, on n'ose plus, et au final on fait n'importe quoi. Il y a des jours comme ça. »

Pierre Vincent, s'il ne put que constater « de la tristesse, offensivement », tint tout de même à mettre en avant le fait qu'« en défense, on peut voir les choses autrement ». Et il est vrai qu'on n'a pas vu les Montpelliéraines, d'ordinaire plus offensives.

« Oui, c'est certain, on a été mauvais en attaque », ne put que constater le coach héraultais, Valéry Demory. Comme son collègue berruyer, il préféra s'attacher aux vertus défensives des siennes.

Les défenses, gros points de satisfaction

Qui, c'est une réalité, ont contenu Bourges à une cinquantaine de points, ce qui satisferait beaucoup d'équipes en Ligue féminine. « On a livré de ce point de vue un beau combat », estima l'ancien meneur de l'équipe de France. « Même si c'est vrai qu'en face, ce n'était pas non plus du grand Bourges. Mais si on garde cette qualité de défense sur les matches qui nous attendent, on peut terminer dans le Top 4. À condition de pouvoir rééditer ce genre de performances. C'est le côté positif de l'affaire. Maintenant, c'est certain, il faudra montrer autre chose en attaque. Dans le troisième quart, on passe huit minutes sans mettre un panier, même pas un lancer. C'est dommage, parce qu'on ne prenait pas de points non plus... Il faut vraiment être plus créatif, avoir plus de génie. »

II faudra un autre Montpellier, pour finir dans le carré de tête. Tout comme il faudra un autre Bourges, mercredi soir, dans l'antre de Tarbes. Mais on sait les Berruyères très capables de se mettre au niveau, dans l'adversité...

Hervé Le Fellic

15  février 2010   Au bout de l'ennui, Bourges s'imposa

Au bout de l'ennui, Bourges s'imposa

On se doutait bien un peu qu'après l'Euroligue, et un dimanche après-midi, en prime, on risquait de s'ennuyer ferme, dans les tribunes du Prado.


Mais à ce point... C'est bien simple, les vingt premières minutes furent un inqualifiable pensum.

Dès les dix minutes initiales, la température fut donnée : manque de tranchant dans les attaques de cercle, pertes de balle en pagaille (7) par manque de concentration, rythme d'un escargot en RTT et intensité au vestiaire, le bilan berruyer fut indigent. Et eut son corollaire dans les rangs montpelliérains, avec un 4 sur 16 au tir.

Match de défenses, dira-t-on, avec indulgence. Et il en fallut à ceux qui étaient venus à ce rendez-vous dominical. Le deuxième quart partit au rythme fou d'un panier... à la minute. On crut au lancement des belles opérations quand Bourges trouva enfin une occasion de jeu rapide, conclue par Endy Miyem (21-16, 17e). Cela fit même 8-0 pour les Tango, par Emmeline Ndongue.

Mais le troisième quart ramena la léthargie générale. On passa 3'30 à attendre un panier, il vint sous la forme du premier (et seul) trois points tango, par Paoline Salagnac (34-22, 25e). Montpellier n'inscrivit pas un point en huit minutes ; les Tango, à force de refuser les tirs, restèrent muettes pendant la moitié du quart. Question spectacle, on toucha vraiment le fond...

Et l'affaire aurait même pu tourner vinaigre, pour les joueuses de Pierre Vincent. Alexia Plagnard, pour les Sudistes, fit parler son adresse à trois points, ramenant les siennes à portée de fusil (48-41, 39e). Mais, à l'image de Katarina Manic, le Bourges Basket tint un succès qui ne restera pas dans les mémoires, mais qui, au plan comptable, vaut autant que les autres...

Hervé Le Fellic

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