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Les Berruyères ont utilement travaillé
En un quart temps, Bourges a mis fin samedi soir au rêve finistérien. Les joueuses de Pierre Vincent affronteront Arras, en quarts de finale.
Un quart temps, et voilà... Franck Simon, le coach de Pleyber-Christ, l'avait déclaré, avant la rencontre : « On fera... ce que Bourges voudra bien qu'on fasse ». Le poids du tenant du trophée, rompu aux joutes européennes, a été rapidement insupportable, pour une formation finistérienne qui vient d'assurer son maintien en NF1. Logique.
« Bon, on a vu que Bourges n'aimait vraiment pas notre zone, qu'on avait là moyen de les embêter. Seulement voilà, la logique a été respectée. Bourges, c'est une très bonne équipe de Ligue, calme, sereine, avec peu de déchets dans le jeu. Je regrette juste le différentiel de lancers à la pause (1 pour Pleyber, 18 pour Bourges, NDLR). » Le signe d'une discipline bien supérieure dans le camp berruyer, et d'un déficit d'agressivité dans les rangs bretons, même si le duel entre la Malienne Coulibaly et Emmeline Ndongue a été du genre musclé.
Arras en quarts
Si la top scoreuse du Léon est restée bien loin de ses habitudes (6 points seulement, à 3 sur 18 au tir, samedi soir), c'est qu'une nouvelle fois la défense tango a fait parler d'elle. « Pleyber a bien joué, et ça ne m'étonne pas qu'elles fassent de bonnes choses en NF1 », estima Paoline Salagnac, très adroite à deux points (5 sur 7). « Mais on a été sérieuses, on est bien rentrées dans le match... même si l'adresse n'était pas forcément là. » On en a l'habitude...
En mettant plus la sphère à l'intérieur, le Bourges Basket sut se donner les moyens de se mettre à l'abri, dès le 2e quart. Avant d'enfoncer le clou, à grands coups de lancers.
Et surtout, la troupe de Pierre Vincent en a profité pour bosser utilement. « On a utilisé ce match pour tenter de nouvelles choses », expliqua le tacticien berruyer. « On a ainsi mis en place un nouveau système en attaque, qu'on avait juste travaillé quelques minutes dans la semaine. Sur la première balle, les filles le tentent, mais elles se trompent (sourire). Comme quoi, pour qu'un système se mette en place, il faut beaucoup de travail, de répétitions. »
Reste que le coach berruyer, qui, par moments, a regretté « une agressivité que je ne peux pas tolérer », a tiré bien des satisfactions de son venté périple breton : « On est content de la qualification. L'objectif, c'est bien sûr de conserver la Coupe de France. » Pour ce faire, il faudra d'abord dominer Arras, le 23 mars prochain. Ce sera... au Prado, là où le Bourges Basket n' a pas évolué en Coupe depuis une éternité.
Et ce sera forcément une autre paire de manches. Mais les Berruyères ont, actuellement, le temps de peaufiner leur jeu, de gommer les petites imperfections qui, au plus haut niveau, pardonnent difficilement. « Un club comme Bourges est tenu de gagner les matches ; mais, pour certains, ce n'est toujours pas assez », glissa, avec malice, Pierre Vincent.
Allusion sans doute aux commentaires qui ont suivi le succès de la semaine précédente face à Aix. Eh oui, on est exigeant ; on voudrait le beurre et l'argent qui va avec ; la gagne et la manière. C'est peut-être parce qu'on apprécie cette équipe berruyère, sa hargne, sa combativité, et qu'on croit en elle et ses moyens, notez....
Hervé Le Fellic