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L'écart s'est réduit avec les Tarbaises
Même s'il reste encore à régler les mouvements offensifs, le Bourges Basket peut se réjouir du succès de mercredi à Challes. D'autant qu'il se conjugue avec la défaite du leader tarbais.
Il ne faut pas non plus bouder exagérément son plaisir. Par le passé, le club tango a connu suffisamment de situations délicates sur le parquet de Challes pour qu'on fasse la fine bouche devant le succès ramené, sans trop trembler, mercredi soir.
D'ailleurs, Aldo Corno, le stratège transalpin de la formation thermale, ne niait pas la supériorité de son adversaire. « Pour avoir une chance contre Bourges, il faut répondre présent pendant quarante minutes. Nous, on a joué sur les premier et derniers quarts... »
Le coup des deux meneuses paye
Au coude à coude sur les dix premières minutes, les Savoyardes connurent un premier trou d'air dans les dix suivantes. Incapables de trouver la faille, sans réussite, elles ne purent s'opposer à la force de pénétration des deux meneuses tango, Katarina Manic et Anaël Lardy. Qui, agissant de concert comme demandé par Pierre Vincent, firent un premier écart qui s'avéra être le bon.
« C'est vrai que c'est par leur présence commune qu'on a pu faire la différence », apprécia le stratège berruyer. « C'est une bonne option, qui leur permet de créer des brèches, mais aussi des espaces, notamment pour nos intérieures. Mais on ne peut pas abuser, au risque de les surexposer. » II y eut d'ailleurs, et heureusement, un peu de mieux, dans le jeu offensif berruyer. Par rapport à la sortie de samedi à Toulouse, s'entend.
« On a notamment retravaillé un mouvement, qui nous convient mieux, désormais. Face à Challes, il a apporté satisfaction, c'est une bonne nouvelle », nota Pierre Vincent. On ne criera pas pour autant au miracle. L'adresse à trois points (1 sur 11) en dissuade aisément. On a encore trop vu de ces shoots lointains ne trouvant ni le cercle, ni même la planche.
On a vu aussi, sur la fin du 3e et le 4° quarts, de ces offensives mal fagotées, mal pensées, qui n'eurent pour effet que de fournir Challes en munitions. Et les Savoyardes, Magali Lacroix en tête, ne se firent pas faute de profiter de ces situations, face à une défense berruyère forcément mal replacée, dans ces conditions.
« On panique un peu sur la fin (Challes, un moment distancé de 22 points, revint à moins de dix, NDLR). Alors qu'il fallait tenir le cap, le ballon, on prend des tirs difficiles. On manque encore de contrôle dans les situations chaudes. »
Fort heureusement, le calme de Katia Manic, avec deux paniers plein de sang-froid, évitèrent de se faire plus de frayeur. Logiquement, Challes s'inclina, par manque de constance, de métier aussi.
« À la mi-temps, certaines de mes joueuses ont lâché, psychologiquement », pesta Aldo Corno. « On voit aussi qu'on a beaucoup plus de mal, quand on rentre dans les rotations. On a eu beaucoup trop de déchets dans les lancers (7 sur 17, NDLR), un exercice où d'ordinaire on tourne à 85 % de réussite. Mais bon, on ne prend que 61 points, signe qu'on a pas trop mal défendu, comme lors de notre passage en zone, dans les dernières minutes. Et j'ai bien aimé la réaction de mon équipe, sur la fin. »
Côté berruyer, il y avait, outre la victoire, deux motifs de satisfaction. D'abord le revers de Tarbes à Arras, qui réduit l'écart entre les deux gros bras à un petit point. Ensuite l'état de santé d'Endy Miyem, touchée à un doigt à Challes. Plus de peur que de mal, semble-t-il, elle devrait pouvoir tenir sa place samedi devant Villeneuve-d'Ascq.
Hervé Le Fellic