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Passer pour s'éviter de trop gamberger
Défaites mercredi à Calais, les Berruyères auront ce soir un sacre défi à relever. Arras, qui se dresse sur la route de Bercy, c'est un sacré morceau !
Il y a une éternité que le Bourges Basket n'a pas joué au Prado en Coupe de France ! Et, vu le tirage au sort, ce n'est pas un mal de recevoir un client comme Arras.
Une équipe qui a franchi un gros palier cette saison, et qui a déjà posé bien des problèmes aux filles de Pierre Vincent. Les Artésiennes avaient signé un premier coup d'éclat en venant gagner en terre berruyère, et les Tango n'avaient gagné que d'un petit point salle Tételin.
Le principal ennemi c'est la peur
« Ce sera forcément serré, même si Coupe et championnat sont deux compétitions différentes », estime Pierre Vincent. On sait les forces dont dispose Bruno Blier : un secteur intérieur physique et outillé, avec Marielle Amant ou Pauline Akonga Nsimbo ; une meneuse épatante et dynamique, Leilani Mitchell, qui sait mettre son équipe dans le sens de la marche ; et des extérieures qui savent trouver la cible, à l'image de Johanne Gomis.
« On a les moyens d'embêter Bourges », admet Bruno Blier. Qui n'a pas pris comme une bonne nouvelle le revers subi mercredi par les Tango à Calais. « Les Berruyères vont forcément être revanchardes. Mais peut-être aussi que cette équipe doute un peu, en ce moment. À nous de rester au contact jusqu'aux dernières minutes. »
Sûr que cette défaite calaisienne n'est pas le meilleur moyen de préparer un tel choc ! « Bien sûr que les filles sont déçues », lâche Pierre Vincent. « Ça ne fait plaisir à personne. Mais il ne faut pas non plus penser que Bourges ne perd jamais, ça arrive... »
Tout le travail du coach berruyer, en plus de la préparation du match s'entend, consiste à contrer ce pessimisme qui émane de l'entourage du club, qui émaille les conversations. « Le pire ennemi, ce serait la peur. Il faut assumer les mauvais moments comme les bons, il faut se mobiliser ! »
À force de voir et revoir les vidéos des matches, l'analyse du technicien est forcément différente. « Moi, ce que je regarde, c'est la manière ; comment on se comporte, en fonction de nos qualités et de nos défauts. Je ne fais pas avec les joueuses que je n'ai pas. À Calais, il y a eu de bonnes choses, les chiffres parlent. C'est paradoxal de le dire, mais offensivement, on est sur la bonne dynamique. De ce point de vue, on a peut-être signé notre meilleur match de la saison ! Mais en défense, on a fait des erreurs, certaines grossières. Des choses basiques sur lesquelles on a pris à chaque fois. » Face à Arras, ça se paierait encore plus au prix fort...
Hervé Le Fellic