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Bourges Basket : le Berry Républicain 

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01 avril 2010   Les Berruyères n'ont jamais tremblé

Les Berruyères n'ont jamais tremblé

Face au 4e du championnat, un Bourges Basket sérieux, appliqué et s'appuyant sur une défense de fer, et même si tout n'a pas été parfait, n'a jamais laissé planer le doute quant à l'issue du match.


Dans la droite ligne de leur convaincante qualification pour les demi-finales de la Coupe de France aux dépens d'Arras, les Tango ont su prendre ce match par le bon bout. Sans excès de précipitation mais en mettant beaucoup de pression en défense, aussi en dominant le rebond, elles n'ont jamais laissé planer le doute.

Bonne entame tango
D'ailleurs, sauf sur le premier panier de la meneuse de poche, Tamika Johnson (0-2), jamais Mondeville n'aura mené au score. Jouant juste, avec une adresse correcte (50% sur le premier quart) et s'appuyant sur une défense fer, comme de coutume, les Berruyères creusèrent lentement mais sûrement l'écart : 10-6 sur une belle attaque du cercle de Manic (4e), 15-9 sur une interception de Salagnac conclue par Miyem après une passe dans le dos de Manic qui fit rugir le public du Prado de plaisir (5°) puis 21-11 sur un panier de Lardy qui bénéficia d'un écran maousse de Ndongue (9l) avant que Digbeu ne conclut le quart-temps pour un 8-0 tango : 23-11 (10e).

Les Normandes, qui s'étaient pourtant oxygénées pendant trois jours du côté de Challes, semblaient comme asphyxiées sous la pression des Tango (4 interceptions berruyères... et six balles perdues pour Mondeville !).

Sur un panier plus faute, Ndongue faisait grimper l'écart à +15 peu après la reprise du deuxième quart-temps. À cet instant, on se disait que Bourges allait enfoncer le clou ; tuer le match. Mais un sursaut initié par Bonnan (Mondeville n'avait pas marqué depuis six minutes !) permettait aux Normandes de rester dans le match : 28-18 (15e). Miyem et Ndongue en remettaient une couche, poussant Berezhynska à sa troisième faute et Bourges virait en tête au repos avec un bonus de 14 points : 37-23. (20e).

Un bonus qu'il allait falloir gérer en deuxième période. Ce qui passait forcément pas une grosse pression défensive. Dans ce secteur, en laissant Mondeville à 51 points au final, les Tango ont parfaitement rempli leur contrat. En revanche, il y eut un peu plus de déchet offensivement, en raison, notamment d'une trop grande impatience ; moins d'adresse aussi avec un rendement très faible des deux shooteuses, Kaltsidou (handicapée par une béquille il est vrai) et Lelas (-3 en évaluation !) qui prirent très peu de tirs (7 à elles deux !).

Bourges gère...
Cela dit, le troisième quart fut tout de même correct ; les Tango trouvant les solutions offensives par leurs intérieures, Burgrova et Miyem : 45-26 (24e). Et même si Williams (qui avait mis 27 points à l'aller) trouvait pour le première fois le cercle, les Berruyères bouclaient le troisième quart avec un petit matelas de 15 points (56-41) grâce notamment à Salagnac et Digbeu. Digbeu qui, à l'attaque de la dernière ligne droite, ajustait la mire pour un 7-0 berruyer (63-43 et + 20, plus gros écart du match à la 33e). Alors que Pierre Vincent multipliait les rotations, Hervé Coudray grillait un temps mort profitable puisque Mondeville enchaînait par un 8-0 (63-51, 38e). Bourges resta cinq minutes sans marquer ; il fallut que Ndongue s'arrache sur un rebond offensif pour que Bourges redémarre enfin (65-51) ; Salagnac et Lardy, sur lancers, donnant un écart final plus conforme à la physionomie du match, 68-51. Pour Bourges la deuxième place est acquise, synonyme de belle au Prado, pour les demi-finales. Si besoin...

Christian Ragot

01 avril 2010   Les Tango ont emmené Mondeville dans l'impasse

Les Tango ont emmené Mondeville dans l'impasse

Jamais la formation normande n'a pu faire sauter le verrou berruyer. Et les joueuses de Pierre Vincent ont mené les débats à leur guise.


Hervé Coudray, le coach normand, ne chercha pas à cacher le mal. « Ça s'est joué des deux côtés du terrain : on n'a pas été rigoureux, des deux côtés du terrain. »

À la pause, la formation normande aurait même pu prendre plus cher. Elle accusa alors un lourd déficit dans des secteurs clés : le rebond, et sous les deux cercles, les pertes de balle et un manque flagrant d'adresse, symbolisé par une Lenae Williams qui dut attendre la 25e minute pour inscrire son premier panier.

La faute à la défense berruyère, qui avait ciblé tout particulièrement l'Américaine, bien évidemment. « Résultat, Bourges est dans sa moyenne de points encaissés », lâcha Hervé Coudray. « La pression adverse nous a emmenés loin de notre jeu de passes, dans de l'individualisme, dans un abus de dribbles. Ce n'est pas comme ça qu'on peut battre Bourges. On n'a rien montré, on n'a pas su trouver de solutions, sinon de... s'énerver. »

Justesse offensive
La pression des Berruyères sait être impitoyable. Il ne fait pas bon, dans ces cas-là, afficher des faiblesses, des points faibles. D'autant qu'en ce moment, la formation tango, en plus de dresser les barrières derrière, fait étalage de justesse, dans les phases offensives.

« Seulement en première mi-temps », tint à nuancer, fort justement, Pierre Vincent, le coach berruyer. « Dans les deux premiers quarts, on a su avoir de la justesse, de l'alternance... et on a eu de la réussite. En deuxième mi-temps, on a subi la pression adverse. On a voulu aller dans des options courtes, dans du un contre un. Du coup, on a perdu le contrôle et le sens. Et on a moins bien alterné. »

Le coach berruyer a également dû faire sans l'apport de points de ses deux shooteuses habituelles. « Stella Kaltsidou avait pris une grosse béquille, et il n'était même pas certain qu'elle puisse jouer ce match. En plus, quand elle a été sur le terrain, elle a voulu forcer les tirs, alors que quand on n'est pas très bien, il faut au contraire savoir faire preuve de patience. Quant à Ana Lelas, elle n'a pas eu de positions de shoot. Mais on a su trouver des pistes ailleurs. »

 Par un secteur intérieur qui pesa lourd, quarante minutes durant. Par les jambes... et le trois points de Paoline Salagnac. Il ne reste plus qu'à assurer le coup, à Limoges, samedi.

Hervé Le Fellic

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