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Finalement, tout le monde était content
On en a fini, avec la saison régulière. Les protagonistes du dernier acte, mercredi soir, avaient de quoi être satisfaits. Et maintenant, c'est l'heure de vérité...
L'heure était à la satisfaction générale, au terme de ce Bourges Basket - Nantes Rezé qui fut, il est vrai, de belle facture. Et même plaisant à voir.
Chacun des deux coaches put puiser dans les événements des motifs à se réjouir. Laurent Buffard, le Ligérien, et sa troupe n'avaient, il est vrai, pas grand-chose à regretter. En premier lieu parce que le succès de Mondeville à Tarbes a fait que, de toute façon, toute performance nantaise ne changeait rien, question quatrième place.
Ensuite parce que les Nantaises ont réussi à contester, presque jusqu'au bout, le succès berruyer. Lindsay Taylor et les siennes ont même mené les débats pendant 25 minutes au total, et étaient encore aux commandes à la 37e minute (61-62).
« Globalement, je suis satisfait de notre prestation », estima l'ancien coach de Valenciennes et d'Ekaterinbourg. « On a fait, au total, un bon match. D'entrée de jeu, on a pris les choses par le bon bout. » Quand l'avantage nantais culmina à douze unités (11-23, 8e).
En reprise de compétition, les Tango ne furent pas, il est vrai, exemptes de tout reproche, sur cette période. « On a commis trop d'erreurs, on a un peu manqué de précision », argumenta Pierre Vincent. « Quand on est face à des équipes adroites, et Nantes en est une, et qu'on n'est pas carré dans les rotations défensives, on s'expose. On s'est désuni. » Pour le plus grand profit de joueuses comme Mélanie Plust, jamais en reste quand on lui laisse un peu d'espace...
Bourges dut aussi solutionner le problème du rebond. « Un secteur très problématique », avoua le coach berruyer. « Nantes est vraiment outillé sous les cercles. Doriane Tahane a déjà été en stage avec l'équipe de France. Taylor culmine à deux mètres, Sy-Diop est toujours bien placée et tonique... »
L'organisation tango permit ensuite d'équilibrer les luttes aériennes, et donc les débats eux-mêmes. Pour une belle partie de bras de fer. « Ce qui nous a manqué, ce sont des détails », estima Laurent Buffard. « II y a encore cette justesse de jeu qu'on ne maîtrise pas en permanence. On voit aussi que quand Kathleen MacLeod (première meneuse ligérienne, NDLR) doit souffler un peu, il y a une vraie différence. On a eu aussi, face à la défense de Bourges, trop de périodes où on ne trouvait pas de tir correct. Mais bon, j'ai apprécié que tout le monde, ou presque, ait participé à la marque. »
La belle forme physique des Tango
Tout comme côté berruyer, d'ailleurs. Ou personne n'a manqué de combativité, en prime. Les multiples réactions des Tango, dans un match dont le résultat n'avait aucune importance comptable pour elles, démontra leur volonté de ne rien laisser filer.
« Quand on est compétitrice, on a de la fierté », sourit Pierre Vincent. Il attendait de voir à quel niveau allait se situer sa troupe, après une coupure, ce qui n'a jamais rien d'évident. « Finalement, pour une reprise, on n'a pas fait un mauvais match. »
II apprécia moyennement, tout de même, « la fin de rencontre. On commet des erreurs grossières, on s'enferre dans l'entonnoir alors qu'il fallait, au contraire, jouer large, pour éviter les contestations. Le positif, c'est qu'après chaque temps mort, on a score sur ce qu'on venait de décider de faire. C'est intéressant, parce que quand c'est chaud, il faut savoir assumer ce qu'on doit faire ».
On a vu aussi des Berruyères bien en jambes, bien dans leur tête aussi. Et ça, c'est de bon aloi. Le Bourges Basket entre maintenant dans une dernière ligne droite cruciale et palpitante. Celle où il va falloir s'arracher pour aller cueillir les lauriers. Celle pour laquelle toutes ont bossé depuis le début de la saison.
Il va y avoir, dès dimanche, un billet pour Bercy à aller chercher. Face au leader de la NF1, Charleville-Mézières. Puis viendra ce duel en plusieurs actes si attendu, face à Arras, qui permettra de décrocher un ticket pour la finale. L'heure de vérité, celle des matches couperets, va sonner. C'est le moment où l'on juge de la force d'une équipe...
Hervé Le Fellic