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Bourges Basket : le Berry Républicain 

journal Le Berry Républicain
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24 avril 2010   Un renversement total est-il possible ?

Un renversement total est-il possible ?

Dominé dans tous les secteurs de jeu à l'aller, Arras a-t-il les moyens de renverser la vapeur, ce soir au Prado, pour contraindre les Tango à une belle ?


Pierre Vincent, le coach berruyer, a osé, au sortir du victorieux match aller. « II faut prendre match après match... », sortit-il! L'un des poncifs du genre, adaptable à toutes les sauces.

Mais tellement vrai, en même temps. S'il veut aller en finale du championnat dès ce soir, le Bourges Basket ne fera pas l'économie d'un nouveau combat. Du nécessaire investissement sans lequel aucun succès n'est possible.

Comment sera Arras ?
L'inconnue, c'est bien sûr la capacité de réaction des Arrageoises. Physiquement, dans un premier temps. Sans Marielle Amant, montée sur béquilles mercredi soir. Leilani Mitchell, Pauline Akonga, Johanne Gomis, n'ont guère quitté le parquet artésien, mercredi, et ont largement puisé dans le capital énergétique, cette saison. Bruno Blier n'a pas pléthore de possibilités de rotation et sur une série de matches...

Moralement, il faut aussi remonter la pente, quand on a été dominé dans tous les secteurs. « On va jouer crânement notre chance », lançait dès la fin de la première manche le coach arrageois. Ça résonna plus comme une prière que comme une affirmation...

« On va faire en sorte de ne pas terminer la saison dès ce samedi, de rester quelques jours de plus en Berry. » Jusqu'à la belle, programmée mercredi prochain au Prado, s'entend. « II faut qu'on mette tout ce qui reste dans le moteur. »

Bourges dans le vrai
II va surtout falloir que les joueuses du président speaker (c'est lui qui tenait le micro mercredi), Jean-Louis Monneret, trouvent le moyen de sortir des griffes berruyères. L'équation à résoudre est à entrées multiples.

Comment imposer son propre rythme, son jeu fait d'interceptions et de courses ? Comment, autrement dit, empêcher Bourges de dicter sa loi, de freiner des quatre fers pour casser l'envie artésienne de mettre les jambes ? Comment s'y prendre pour rééquilibrer les forces dans les luttes intérieures, au rebond, bien sûr, mais aussi dans le bras de fer qu'imposé Bourges dans ce secteur, pour scorer ?

Les premières minutes de ce retour seront sans aucun doute décisives. En ce sens que si Arras ne parvient pas à s'accrocher, le rouleau compresseur berruyer risque fort de tout emporter sur son passage...

Les joueuses de Pierre Vincent ont pu vérifier mercredi la justesse de leurs options tactiques. Elles chercheront sans aucun doute à s'engager dans la même voie. On sent aussi qu'elles ont la possibilité d'en explorer d'autres, si nécessaire.

Car la bonne nouvelle est là, pour les supporters tango : Katarina Manic et sa troupe arrivent en grande forme, au meilleur moment. Physiquement parlant, c'est une évidence. Dans les têtes, ça va bien, merci. La défense est parfaitement en place, si l'on excepte quelques petites imprécisions. La conduite des opérations offensives est de grande qualité, avec une Katarina Manic en pleine bourre, en ce moment. Et on a vu mercredi que, quand le besoin s'en fait sentir, on pouvait toujours compter sur Stella Kaltsidou, voire sur Ana Lelas, pour planter le shoot extérieur qui soulage tout le monde.

Bien des arguments plaident donc en faveur d'une qualification directe des Tango. Sauf que... Rien n'est jamais joué d'avance. « Surtout dans des séries de matches entre mêmes adversaires », rappelle Pierre Vincent, grand militant du genre par ailleurs. « La seule règle, c'est qu'il faut deux victoires pour aller en finale. Là, c'est une autre rencontre, un autre contexte. Arras, sans pression, peut très bien être euphorique. » Ce qui remettrait tout en cause...

Hervé Le Fellic

24 avril 2010   Les certitudes d'Endy Miyem...

Les certitudes d'Endy Miyem...

En grande forme, Endy Miyem est à nouveau décisive au sein du collectif berruyer. Dans son sillage, le Bourges Basket offre quelques belles garanties dans son jeu... Et la défense de sa couronne nationale.


Depuis quelques matches, Endy Miyem a enclenché la vitesse supérieure, justifiant son statut de joueuse majeure du Bourges Basket et d'internationale championne d'Europe avec les Bleues. Plutôt de bon augure avant la demi-finale retour de ce soir contre Arras.

Endy, avant toute chose, comment va cette main gauche que tu es obligée de protéger pendant les matches ?
Je me suis luxé le petit doigt de la main gauche contre Challes. Pour éviter que les coups ne soient trop douloureux, je joue, depuis, avec une protection. Si c'est gênant pour shooter ? Non parce que je suis droitière et que c'est la main gauche qui est protégée. Mais ça l'est sur les dribbles...

Mercredi à Arras, vous avez réussi le match quasi parfait. Tout avait été bien calculé ?
On a su respecter les consignes du coach. Jouer sur les post-up, c'était la clé du match. D'autant qu'Arras est inférieur en taille, et qui plus est, privé de Marielle Amant. En défense, le coach nous avait demandé de contrôler Mitchell qui nous avait posé de gros problèmes en Coupe de France. Et là, Katia (Manic) et Anaël (Lardy) lui ont mis une grosse pression. L'autre consigne était de tenir à tout prix les extérieures, notamment Michel et Gomis, redoutables à trois points ; de ne pas les laisser shooter. Après, offensivement, on a su trouver beaucoup de solutions, notamment à l'intérieur (39 points inscrits par les intérieures berruyères sur 70). Oui, ça a été un très bon match, excitant, joué dans une salle pleine...

On sent que toute l'équipe monte en puissance...
C'est vrai qu'on a bien progressé ces derniers temps. Dans le jeu, on trouve des solutions offensives que l'on n'aurait jamais trouvées il y a encore deux mois. C'est plus varié, plus fluide aussi ; on se trouve plus facilement. Et défensivement, on fait de moins en moins d'erreurs. C'est d'autant plus intéressant qu'on arrive à une période où tous les matches sont décisifs.

Physiquement, on a aussi l'impression que l'équipe est dans les meilleures dispositions...
C'est vrai qu'on a pu couper un peu et récupérer. Le risque quand on ne joue plus tous les trois jours, c'est de perdre le rythme. Tout est question d'équilibre... Il y a bien quelques petits bobos ici et là mais quand on arrive à ce stade de la compétition, qu'on joue des matches excitants, à enjeu, on passe outre la fatigue et les petits problèmes personnels. On ne pense à rien d'autre qu'à gagner les matches...

Pas même aux finales ?
Avant de penser aux finales, il faut d'abord gagner demain soir (lire ce soir). Finir le travail commencé mercredi à Arras. On ne pense qu'à ça. Pas encore à Bercy ni à Tarbes. On ne s'imagine pas que ce sera facile, même après notre match de mercredi. Même avec le soutien de notre public et nos repères au Prado. Mais bon, je suis plutôt confiante...

Si l'on en croit les gazettes, Tarbes est le grand favoris pour le titre et la coupe ; qu'en penses-tu ?
Il y a des joueuses de talent, un groupe étoffé mais ça ne m'inquiète pas plus que ça. Je sais qu'on a les moyens de les battre et de conserver le titre et la coupe. Cela ne nous obsède pas vraiment. La preuve, on n'en parle pas (encore) entre nous. Le fait qu'elles aient trusté les distinctions MVP ? Tant mieux pour elles ; ça ne me pose pas de problèmes. Je préfère voir Bourges gagner le championnat et la Coupe...

Bourges où tu seras encore la saison prochaine...
Oui. J'aimerais pourtant, d'un coup de baguette magique, délocaliser Bourges à Paris ou Montpellier (rires...). Mais comme je préfère privilégier ma carrière, je me dis aussi que Bourges, avec Pierre Vincent, c'est l'endroit idéal pour jouer au basket.

Et travailler au quotidien avec le sélectionneur, c'est aussi la meilleure façon de le convaincre, non ?
Sans doute. J'aimerais bien aller au Mondial mais il y a de la concurrence. Je me dois, effectivement, de lui prouver chaque jour que je mérite ma place...

Christian Ragot

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