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Bourges Basket : le Berry Républicain 

journal Le Berry Républicain
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17 mai 2010   Une finale magnifique, vraiment !

Une finale magnifique, vraiment !

Les cadettes avaient montré la voie à leurs aînées, hier matin, en battant le nouveau champion de France en titre pour garder la Coupe de France à Bourges.


Sacrée belle finale, disputée jusqu'au bout. Et grosse performance des jeunes Tango pour conserver le trophée conquis en 2009.

Ça n'avait pourtant rien d'évident face à une coriace équipe de Mondeville qui venait de ravir le titre de champion de France aux... Berruyères. Des Berruyères qui s'étaient d'ailleurs inclinées deux fois en phase finale face aux Normandes.

Mais dans une finale de Coupe, il n'y a pas le droit à l'erreur. Ça se joue sur la hargne, l'envie, la solidarité, le talent aussi, sur un bon coaching, en soignant les détails et en défendant fort. Ce que les protégées de Jérôme Authier ont fait à la perfection. Ne laisser que 13 paniers à Mondeville situe, mieux que de longs discours, la qualité de la performance défensive des Tango. Des Tango qui ont contesté tous les ballons et qui, pour cela, ont été énormément sanctionnées, laissant la bagatelle de 35 lancers aux Normandes alors qu'elles n'en eurent que 10 à tenter.

Mais pour soulever la Coupe, ça n'a pas été simple...

En effet, après une bonne entame (3-0), les Tango durent longtemps courir après le score. Bende, Zaïre plus toniques, plus puissantes faisaient. Bourges avait du mal sur le repli défensif et Mondeville s'envolait : 6-14 (5e). Heureusement, Anaelle Le Bruchec, de loin, ramena son équipe dans le match : 13-15 (9e). Quelques balles perdues trop facilement, un rebond pas très bien maîtrisé (17-25 en première période pour Mondeville), sans oublier les fautes (15 contre 8 au repos) les empêchaient de virer en tête à la mi-temps (27-32) même si, à la 18e, sur panier de M'Baye, elles reprirent un court instant le leadership depuis le 3-0 initial : 27-25.

Tout restait à faire. À la reprise, Jérôme Authier lança ensemble Bernies et Bacconnier, Galliou montant au poste 4. Une tactique qui accéléra considérablement le jeu berruyer et asphyxia les Normandes, privées alors de solutions offensives (1 point inscrit en 7 minutes). Bourges, au jeu collectif plus élaboré, sous la baguette d'une Margaux Galliou impériale (MVP du match) se détacha alors 40-33 (27e) mais sur un trois points de Niamke, Mondeville gardait espoir : 44-39 (30e). La dernière ligne droite fut épique, avec une égalité à 47 à la 34e. Sur la 5e faute de Diallo et deux lancers de Carlin, l'USOM passait devant (47-49). Tout pouvait encore basculer mais Galliou, Déal et Bernies s'arrachaient des deux côtés du terrain pour aller chercher le trophée (53-49). Magnifique. Vraiment !

Christian Ragot

17 mai 2010   Les jeunes Tango ont fait parler leur âme

Les jeunes Tango ont fait parler leur âme

Ce fut, en ouverture de la grande journée parisienne, une finale de haut vol, qui aurait pu basculer d'un côté comme de l'autre. Mais la troupe de Jérôme Authier a su avoir un supplément d'âme.


Il pouvait avoir le sourire jusque-là, le coach tango. Pourtant, rien ne s'était passé, en première mi-temps, selon ses plans. Ainsi, il avait choisi de partir au feu avec trois véritables intérieures. Et pourtant, à la pause, c'est bel et bien Mondeville qui s'octroyait la bataille des airs.

Fort heureusement, les jeunes Tango surent verrouiller ces essentielles luttes de conquête dans les vingt minutes suivantes. Elles surent également trouver d'autres solutions offensives, avec une Margaux Galliou de gala. Et parfaitement servie, au poste quatre, par ses partenaires.

« Elle a su faire parler sa polyvalence », apprécia son entraîneur. « On voulait, c'est vrai, jouer par les grandes, mais ça n'a pas fonctionné. » Celle qui a été désignée MVP (meilleure joueuse) de la finale a littéralement fait exploser la défense normande, par ses paniers, mais aussi par ses passes et sa science du placement.

« On savait qu'on pouvait prendre l'avantage sur Bourges à l'intérieur, par la plus grande mobilité de nos joueuses », regretta Didier Godefroid, l'entraîneur de Mondeville. « Mais ce qui nous a vraiment posé problème, c'est la performance de Margaux Galliou, qui a trouvé les solutions qui font mal. »

Et Mondeville, pourtant champion de France et qui, cette saison, avait battu deux fois les Tango, en championnat, perdit pied, dans un crucial troisième quart temps. « Bourges a su reprendre confiance et donc a serré encore plus sa défense. Nous, on a ressenti du doute. Mais mes joueuses ont été courageuses. Simplement, on n'a pas eu de réussite. Et on n'a pas su gérer notre avantage acquis en première mi-temps », déplora le coach mondevillais.

Les deux équipes, à dire vrai, auraient mérité de l'emporter. Ce n'est pas pour rien si, cette saison, elles se sont partagé les trophées. Mais Bourges a tenu, s'est arc-bouté. N'a pas cédé à l'affolement, devant le poids des fautes ou le retour des Normandes (49-47, 35e).

Elles ont fait bloc, les jeunes Tango. Apportant toutes leur pierre à l'édifice. Le staff a pu s'appuyer sur les plus expérimentées, comme Romane Bernies et Anaëlle Le Bruchec. Mais aussi sur celles qui découvraient le temple parisien, à l'image de Lisa Bacconnier, qui a su prendre ses responsabilités. Les individualités de Mondeville, Esther Niamke-Moisan en tête, n'y ont pas résisté. Chapeau, Mesdemoiselles...

Hervé Le Fellic

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