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Bourges Basket : le Berry Républicain 

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17 mai 2010   Une septième levée pour les Tango !

Une septième levée pour les Tango !

Le Bourges basket n'a pas laissé échapper l'occasion d'ajouter une ligne à son fabuleux palmarès en remportant la septième Coupe de France de son histoire aux dépens du nouveau champion de France, Tarbes.


Quand, à 2'30"du buzzer, Tarbes revint à deux points (59-57) sur un shoot primé de Sacko, on pensa que cette finale, qui ne semblait pas devoir échapper à Bourges (qui avait attaqué le dernier quart avec 12 points d'avance), pouvait encore basculer. Le match, joué le plus souvent, jusque-là, sur un faux rythme, s'emballa. Ndongue : 61-57 à 2'16". Faute de Ndongue, Sacko passe ses deux lancers : 61-59 à l'15". D'un shoot venu d'ailleurs, Stella Kaltsidou (qui aurait elle aussi mérité le titre de MVP) donne de l'air aux Tango : 64-59 à 51" mais Jannault, diabolique d'adresse sur cette finale, répond sur le même ton : 64-62 à 41". Et le festival continue. Cette fois, c'est Endy Miyem qui s'y colle. À trois points : 67-62. Il reste 19 secondes. Tarbes, courageusement, jette ses derniers feux mais Arrondo rate à trois points. C'est fini ! Les Tango, comme les cadettes avant elles, peuvent se lâcher. La coupe est pleine !

...Et l'honneur est sauf pour le Bourges Basket, qui redoutait de finir la saison bredouille. Certes, une Coupe de France n'a pas la même saveur qu'un titre de champion mais cette ligne supplémentaire sur un palmarès qui reste le plus beau du sport français, tous sports collectifs confondus (hommes et femmes) est la preuve de la constance du club berruyer au plus haut niveau. Et la promesse d'années à venir encore meilleures. Cette Coupe de France, avec une équipe considérablement rajeunie après l'arrêt de Cathy Melain et les départs de Céline Dumerc et Alessandra, va servir de socle pour consolider un édifice qui devrait être encore plus fort en 2010-2011 et plus encore au moment de la livraison du nouveau Palais des Sports à la rentrée 2013.

Il ne fallait pas se louper...
Cela dit, après le camouflet essuyé en finale du championnat de France, on n'aurait pas compris que les Tangos ne saisissent pas l'occasion pour terminer la saison en beauté. Car Tarbes, sans Isabelle Yacoubou ni Hamchétou Maïga-Ba, ce n'est plus vraiment Tarbes. Certes, côté berruyer, il manquait aussi Ana Lelas mais son influence sur le jeu de l'équipe est nettement moindre... Encore fallait-il que les Tango ne tombent pas dans le piège tarbais...

Des Tango qui prirent un bon départ dans le sillage de Kaltsidou (11-5, 5e) mais la rentrée de Jannault allait enflammer les nouvelles championnes de France. Avec 11 points en 4'13", l'ex-Mondevilloise (une ailière pour les Bleues ?), permettait au TGB de virer en tête à la fin du premier quart-temps : 15-22 (10e). Guère en réussite, jouant sur un faux rythme, les Tango avaient alors du mal. Mais le réveil n'allait pas tarder. Après un panier primé de Sacko (15-25) Bourges mit la main sur le rebond et, tout en gaspillant quelques deuxièmes chances, retrouva le chemin du panier et une belle réussite aux lancers. Ndongue et Kaltsidou se multipliaient et à la 18° minute, Bourges prenait enfin les devants : 31-29. Tarbes commençait à vaciller et ne tenait que par l'adresse de Eldebrink et Jannault : 35-34 (20e).

Un troisième quart qui fait la différence
Un peu comme les cadettes avant elles, c'est dans le troisième quart que les Tango allaient enfoncer le clou en défendant fort et en relançant sur un rythme élevé. En six minutes, Tarbes encaissait un 12-1 (47-34) qui allait laisser des traces... Dans le quart, le TGB ne marquait que six points et deux paniers, dont un primé de Jannault : 52-40 (30e)

II ne restait plus qu'à gérer la situation. Ce que les Berruyères firent non sans mal. Il faut dire que Tarbes, refusant de baisser les bras, revint à 54-49 (33e). Il était temps pour Pierre Vincent de relancer son cinq de base (Lardy, Manic, Kaltsidou, Miyem et Ndongue) pour tenir le match. Tarbes crut, un instant, pouvoir renverser la situation sur un panier bonifié de Sacko (59-54 à la 37e)... La suite, on la connaît ; Nongue, Kaltsidou, Miyem se chargeant de parachever le travail d'un groupe qui a beaucoup bossé pour en arriver là. Bravo mesdemoiselles !

Christian Ragot

17 mai 2010   les Berruyères ont su forcer leur destin

les Berruyères ont su forcer leur destin

Tarbes s'est battu jusqu'au bout, mais les Tango voulaient trop cette Coupe. Pour ne pas finir la saison les mains vides, et s'offrir une juste récompense.


Ces deux-là vont maintenant suivre des trajectoires différentes. Pierre Vincent va, momentanément, ranger la tunique tango, pour remettre le costume de coach de l'équipe nationale. François Gomez a vécu hier ses derniers instants comme entraîneur de Tarbes. Son club n'a pas souhaité conserver celui qui, pour la première fois, a ramené en Bigorre le titre de champion de France. Le sport pro a parfois des logiques difficiles à suivre... « Mais je ne retiendrai que les bonnes choses de mon passage à Tarbes », assura l'intéressé, qui doit quand même en avoir gros sur la patate.

Oui, chacun va suivre sa voie, mais ces deux-là ont eu le bon goût de s'affronter, par équipes interposées, pour les derniers actes de la saison. Et de se partager les trophées, ce qui, finalement, est une belle conclusion. On était entre gentlemen, pour ce baisser de rideau. « Je veux féliciter Bourges, qui a mérité sa victoire », assura François Gomez. « On a affronté une équipe tarbaise diminuée (privée de Yacoubou et Maïga-Ba, NDLR) », tint à préciser Pierre Vincent. « Mais c'est aussi la loi du sport... »

Absences tarbaises...
Côté tarbais, on ne chercha pas à se réfugier derrière les aléas. « Bien sûr qu'il nous manquait des joueuses d'expérience, mais on ne va pas s'en servir comme excuse », expliqua François Gomez. « Ce que j'ai apprécié, c'est que le groupe a su relever la tête dans la difficulté, à l'image de Pauline Jannault, qui a fait un match plein. Alors oui, c'est vrai, à un moment, on a rêvé du hold-up. Il nous a manqué quelques rebonds, quelques lancers aussi, mais c'est ça, le basket. On n'a pas baissé les bras, mais Bourges était plus fort. Et Stella Kaltsidou nous a assassinés, avec ses shoots. Finalement, je suis déçu, forcément, mais heureux de la performance de mon équipe. »

Récompense tango
Heureux, Pierre Vincent l'était aussi, forcément, lui qui a ajouté une nouvelle ligne à son impressionnant palmarès. « Ce que je retiens avant tout, c'est que c'est une récompense pour cette équipe, qui a travaillé dur. Jouer pour Bourges, ce n'est pas forcément simple, il y a de la pression. On a quand même été, cette année, la seule équipe française, garçons et filles confondus, à passer les matches de poule, en Euroligue. On n'a peut-être pas un basket extraordinaire, mais on est présent aux derniers actes. Sur cette finale, on a réussi à mettre des tirs extérieurs, mais on a aussi encore beaucoup raté dessous. On s'est accroché jusqu'au bout. Cette équipe, c'est un changement de génération, il faut s'en rappeler. On devrait être un peu mieux la saison prochaine... et prêts à tout rafler dans deux ans. » Si l'avenir s'annonce souriant, en plus...

Hervé Le Fellic

17 mai 2010   Emmeline Ndongue, meilleure joueuse « Ça récompense le travail de l'équipe »

Emmeline Ndongue, meilleure joueuse « Ça récompense le travail de l'équipe »

Et une troisième coupe de France, pour l'intérieure internationale du Bourges Basket !


Cette finale parisienne aurait, c'est vrai, mérité d'avoir deux MVP (meilleures joueuses). Dans la mesure où l'apport de Stella Kaltsidou a été essentiel. Que les shoots de la Grecque ont souvent crucifié les Tarbaises.

Mais le travail de sape d'Emmeline fut tout aussi capital. Certes, il manquait Isabelle Yacoubou, dans les rangs bigourdans, et ça fait forcément une différence.

Quatorze points, neuf rebonds, et surtout une combativité de tous les instants : Emmeline ne voulait pas rentrer les mains vides, c'est sûr ! «

Tout le monde était motivé. On voulait montrer que notre défaite, lors de la finale retour à Tarbes, c'était une erreur, une contre-performance. Il fallait qu'on prouve que Bourges, c'est autre chose que ce qu'on avait montré sur ce dernier match. Et qu'on est toujours prêtes pour le combat ! »

Et c'en fut un, face aux championnes de France. Une nouvelle fois, Bourges commença mal. « On a fait quelques fautes bêtes, en défense », avoua Emmeline.

Mais les Tango surent resserrer les boulons dans les dix minutes suivantes, et mettre le doute dans la tête des Tarbaises dans le troisième quart. Il fallut ensuite tenir, mais le Bourges Basket a tellement galéré, cette saison, qu'il n'allait quand même pas se faire avoir comme au coin... du départ en vacances.

Alors, Emmeline rentra ses lancers ; servit le caviar à Stella Kaltsidou ; y alla de son shoot extérieur. Et ça passa !

« Vraiment, ça fait plaisir », soupira l'intérieure berruyère. « Ça récompense le travail de toute une équipe. »

Celle qui est indissociable de l'histoire du club berruyer eut même le plaisir de soulever le trophée de meilleure joueuse. « Le plus important, c'est le succès de l'équipe. Mais c'est vrai que c'est un cadeau supplémentaire... »

Hervé Le Fellic

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