Articles du Berry Républicain, avec l'aimable autorisation du journal et des journalistes
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Une sérieuse entrée en matière tango
Quatorze équipes sur la ligne de départ
La cloche de la rentrée des classes sonne, ce week-end à Coubertin, pour la Ligue féminine. Premier round d'une saison qui pourrait bien ne pas être simple.
Il régnait hier, à Coubertin, mythique salle parisienne, une atmosphère de rentrée des classes. Comme lors des cinq dernières années, puisque depuis 2005 la Ligue féminine a décidé que l'ensemble de la première journée se disputerait en un lieu unique.
Alors, on se lance dans de généreuses embrassades en revoyant les copines, les anciennes coéquipières. On observe les nouveaux maillots, les nouvelles coiffures aussi. On fait la photo de la nouvelle classe, et on accueille les petits nouveaux.
L'Union Hainaut (qui jouera Bourges demain, voir ci-dessous) et Charleville Mézières (promis ce soir au champion sortant, Tarbes) en l'occurrence. Il y a les anciens qui jouent les dissipés, ceux qui prennent de bonnes résolutions du style « cette saison, je fais mieux ».
Et les ambitieux ?
On trouve aussi les ambitieux, qui se verraient bien sinon le chouchou du prof, du moins le premier de la classe. Curieusement, hier, personne n'évoqua le titre. Même si, du côté de Bourges, on ne pense qu'à le reconquérir.
Tarbes ? Son nouveau coach, Alain Jardel, ne le revendique pas, puisqu'il n'était pas du succès de l'an dernier. Arras, Mondeville, Montpellier, disent ouvertement viser le Top 4. Tiens, ça commence à faire déjà bien du monde.
Qu'attendre de ce championnat, quels enseignements va livrer cette première journée ? Nombre d'équipes semblent s'être renforcées, il n'y aura sans doute pas, comme l'an dernier avec Limoges, de victime désignée. Il ne faudra pas non plus, au terme de ce week-end parisien, avoir de jugements trop tranchés. Trop peu d'équipes ont pu suivre une préparation de saison digne de ce nom. C'est un peu l'état d'urgence chez tout le monde, ne serait-ce que parce que les internationales sont rentrées bien tard du Mondial.
Pour les favoris désignés, l'objectif sera déjà de s'en tirer sans casse. L'histoire de l'Open fourmille de surprises...
Hervé Le Fellic
C'est la tradition de l'Open : le champion se produit le samedi soir, et son dauphin fait la fermeture dominicale.
Il faudra donc attendre le septième match du week-end, pour enfin découvrir le Bourges Basket en compétition officielle. Pour que la troupe de Pierre Vincent entame la reconquête du titre conquis par Tarbes la saison dernière.
Celles qui, dans les rangs tango, connaissent Coubertin comme leur poche savent trop bien les dangers inhérents à ces premières joutes, contre des promus sans crainte ni pression. Le Bourges Basket a rarement déroulé à l'Open et y a même connu quelques belles frayeurs. Exemple en 2005, face à... Saint-Amand-les-Eaux (66-61).
Emmeline capitaine
C'est ce même club du Hainaut, de retour en élite, qui fera face aux coéquipières d'Emmeline Ndongue, promue nouvelle capitaine. Désormais coachée par Corinne Bénintendi, l'équipe nordiste, dont on vous reparlera demain dans une présentation complète, s'appuie sur Clémence Beikes et Alison Bales, et entend bien jouer les trouble-fête. Méfiance.