Articles du Berry Républicain, avec l'aimable autorisation du journal et des journalistes
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Le carburant nécessaire pour voyager ?
La défense, encore et toujours
Les cartes étaient distribuées, avant ce premier match : on savait le promu nordiste sans complexe, et le favori... sans préparation.
Les faits ne sortirent guère de ce schéma préétabli. Et le Hainaut ne peut que regretter de n'avoir pas pu compter sur les services de sa capitaine, Clémence Beikes. « Elle est notre capitaine, mais aussi une belle solution de rotation, notamment à la mène », rappela sa coache, Corinne Bénintendi.
Qui estima que sa troupe avait réalisé « une bonne première période. Ensuite, on a tenté de résister et quand Alison Baies, notre pivot, a pris des fautes, on est passé en zone. » Ce ne fut pas franchement une réussite, Bourges trouvant les pistes pour en profiter.
Tenir le bon rythme
Ce ne fut pas simple, comme attendu, pour l'équipe de Pierre Vincent, dont le manque de préparation est un sacré handicap. « On doit mettre en ordre ce qu'on a à accomplir sur le terrain », rappela le coach tango. Défensivement, ce ne fut pas trop mal, notamment dans les vingt dernières minutes, quand les Nordistes ne trouvèrent plus guère de voies à exploiter.
C'est dans le mode offensif que le bât blesse encore. Quoi de plus normal, d'ailleurs... Pendant vingt minutes, les Berruyères multiplièrent les approximations, les pertes de balle pour cause de précipitation. « Notre volonté, c'est de mettre de la vitesse », expliqua le coach tango. « Mais le danger, c'est justement de perdre trop de ballons, de les offrir à l'adversaire. C'est ce qui explique qu'à la pause, l'écart n'a pas été plus conséquent. »
II reste encore bien du boulot à abattre, dans un temps compté, en prime. Le déplacement de mercredi, à Charleville Mézières, promet déjà d'être coton. Il faudra avoir cette maîtrise minimale qui, hier, aurait pu coûter cher, sans le sérieux affiché.
Hervé Le Fellic