Articles du Berry Républicain, avec l'aimable autorisation du journal et des journalistes
article du Berry précédent :
Excès de naïveté et manque de patienceretour à la liste article du Berry plus récent :
Pas très spectaculaire, mais efficace
Se remettre tout de suite de la claque
Sévèrement défait mardi soir à Valence, Bourges a eu le temps de méditer sur les nombreuses erreurs commises. Maintenant, il faut passer à autre chose.
Une grosse claque, une bonne branlée, comme on dit. Il y avait bien longtemps qu'une équipe tango n'avait pas concédé un tel éclat !
Mardi soir, à Valence, rien n'a fonctionné, finalement. Et face à un adversaire qui, malgré une foule de départs, reste un gros morceau (mais pas un très gros), ça ne pardonne pas.
Les Tango sont donc revenues d'Espagne meurtries. Dans leur chair pour certaines : Emmeline Ndongue a vu son aponévrose plantaire refaire des siennes et ne s'entraîne que sporadiquement ; Endy Miyem a dû composer avec des adducteurs douloureux, en raison d'une acrobatie en début de match.
Dans les têtes aussi, il y a des bleus et des bosses. Pierre Vincent, le coach, a pu le constater lors des entretiens individuels qu'il a menés, sur le chemin du retour. « Certaines ont un sentiment de culpabilité, en particulier nos meneuses de jeu, pour des relances ratées. Mais il y a aussi eu des lay-up manqués, beaucoup de petites choses. Collectivement, les joueuses n'ont pas eu le sentiment d'être si dominées que ça, mais on a manqué de discipline dans la compréhension de l'adversaire. »
Le début de match n'arrangea rien : « Trois premières passes dans les tribunes », peste encore le coach tango. « On fait des erreurs grossières, on perd des ballons tout seuls, et dans des positions où il est impossible de défendre. Ces points, on les donne. » La confiance s'envole d'un côté, elle enfle de l'autre, et la messe est dite. Même en étant un peu plus carré dans les vingt dernières minutes, le Bourges Basket ne redressa jamais la barre.
Le prix de nombreuses erreurs individuelles. Les unes après les autres, chaque Berruyère apporta sa pierre à l'édifice, qui chancela de plus en plus. Jamais ne se dressa l'individualité capable de sonner l'heure de la réaction.
Maintenant, rebondir
« C'est bien de jouer vite, après une telle raclée. On passe à autre chose, et c'est important », estime Pierre Vincent.
L'occasion est belle de se remettre les idées en place, de revenir à plus de maîtrise, plus de respect du collectif et des fondamentaux. Sans vouloir vexer qui que ce soit, Calais n'est pas Valence et ne possède pas la même capacité à imposer son basket.
Pour autant, Pierre Vincent ne s'en va pas la fleur au fusil, face à la lanterne rouge du championnat. « Cette équipe n'est peut-être pas si faible qu'il n'y paraît. » On l'avait vue en grande difficulté lors de l'Open, à Coubertin. Mais si, ensuite, les défaites se sont enchaînées, elles furent concédées face à des gros bras du championnat, Tarbes, Villeneuve, Basket Landes. Et toujours de justesse.
Le tacticien berruyer a, comme à son habitude, bien ciblé les forces adverses. A noté que le retour de blessure d'Aurélie Cibert avait été bénéfique, aux côtés d'une Sylvie Gruszczynski « qui s'exprime bien sur le plan offensif ». Il met aussi en garde face à un secteur intérieur qui sait scorer, face à un adversaire qui sait brouiller les cartes, par ses changements défensifs.
Aux Berruyères de rentrer sans compter dans le match, de ne pas laisser la place au doute. Il leur faut remettre la main sur leur jeu carré, seul gage de réussite, finalement.
Hervé Le Fellic