Articles du Berry Républicain, avec l'aimable autorisation du journal et des journalistes
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Comme une belle opportunité a saisir
Le salut dans la patience et la solidarité
Bourges a dû s'accrocher et mettre dans la balance toute son expérience, pour venir à bout de Basket Landes. Qui peut vraiment jouer un rôle, dans cette Ligue.
Maja Miljkovic était sur la ligne des lancers, pour ramener les Tango à hauteur (50-50, 38'). Pierre Vincent profita de l'occasion pour appeler ses deux shoteuses patentées, Stella Kaltsidou et Cathy Joens (encore une fois peu en réussite). « Je leur ai dit que, devant nos difficultés à trouver des solutions, il ne fallait pas hésiter à tirer dès que l'occasion se présentait. »
Message parfaitement reçu par l'ailière grecque, qui décocha un shoot limpide, pour en rajouter trois dans l'escarcelle. Le seul panier tango de tout le dernier quart temps, sur six essais seulement !
Pas loin, les Landaises
C'est dire si la formation berruyère a dû, pour s'imposer, batailler jusqu'au bout et puiser dans toutes ses réserves. « Personne ne mettait un tir, c'était dur, accroché », se remémora, visiblement soulagé de l'issue, Pierre Vincent.
Son équipe aurait pu tout aussi bien passer à la trappe, et il n'y aurait rien eu là de scandaleux. Car, après s'être incliné à Tarbes de quatre petits points, Basket Landes a encore fait preuve d'une grande combativité.
« On n'est pas passé loin », regretta le technicien du Sud-Ouest, Olivier Lafargue. « On a pu embêter Bourges pendant 38 minutes, en ramassant pas mal de ballons qui traînaient. On est parvenu à les regarder dans les yeux, ce que peu de monde a réussi jusqu'à présent. »
Oui, il s'en est fallu de peu pour que les filles de Chalosse, dans une salle chaude comme la braise, et derrière une Jennifer Humphrey royale en première mi-temps, ne parviennent à leurs fins.
Le premier tournant fut certainement la 4e sanction sifflée à Katia Manic. La meneuse serbe avait certes un peu surjoué, sous la pression de l'envie de croiser le fer avec ses anciennes couleurs.
Mais son expérience manqua, dans ces dernières minutes forcément cruciales. « On a mal géré une ou deux attaques, c'est comme ça qu'on apprend », commenta Olivier Lafargue. « Les Berruyères ont su faire preuve de cohésion, d'intelligence de jeu. Bourges est, en ce moment, au-dessus du lot, en France, mais derrière, il y a des places à prendre. »
Solide, le mental !
Le club landais et son bouillant public font assurément de beaux candidats. Et c'est tout à l'honneur des Berruyères de ne pas avoir perdu le fil de leur jeu, dans la forêt landaise.
Comme le mercredi précédent, les joueuses de Pierre Vincent ont su calme garder, au plus fort de la tempête. À l'image de Maja Miljkovic, impeccable. « Elle manquait un peu de confiance. Son scoring a été intéressant, c'est très bien pour elle, une telle performance », apprécia son entraîneur. Qui loua aussi l'attitude générale de sa troupe.
« On a eu des tirs ouverts, mais on ne mettait rien. On perd aussi des ballons, en ne s'engageant pas assez fort. Heureusement qu'on est parvenu à défendre ! Quand on n'est pas bien, il faut savoir être solidaire, patient et de ce point de vue, je suis satisfait. On a su tenir le cap ! »
En s'en remettant à une recette qui avait fait ses preuves mercredi face aux Russes d'Orenbourg : aller au cercle, provoquer, pour faire tomber fautes et lancers. Dans le dernier quart, ils apportèrent dix des treize points tango. Ça s'appelle de l'expérience, de l'intelligence situationnelle aussi...
Hervé Le Fellic