Articles du Berry Républicain, avec l'aimable autorisation du journal et des journalistes
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Le Bourges Basket reçoit le Tarbes Gespe Bigorre au Prado à 15h30
Pour la confiance, c'est vraiment l'idéal
Une deuxième période parfaitement maîtrisée a permis au Bourges Basket d'empocher un succès qui comptera d'un bon poids, à Brno. Les Tango attendent maintenant Tarbes de pied ferme.
Et Brno, le grand club tchèque, est passé en un rien de temps de la lumière à l'impuissance la plus totale.
Elles avaient pourtant bien lancé les débats, les joueuses de Jan Bobrovsky. En pratiquant un basket certes minimaliste, mais tellement payant quand l'adresse est au rendez-vous.
« On savait la capacité de cette équipe à s'enflammer, quand les tirs rentrent », rappela, sur le chemin du retour, Paoline Salagnac. « II arrive souvent qu'une telle adresse ne dure pas tout un match. Il fallait donc être patient. Mais on ne devait pas non plus laisser à Brno des paniers faciles. »
Efficace Paoline
Heureusement que les Tango, elles aussi, surent trouver le chemin du panier, essentiellement par leurs extérieures. Miss Pao contribua pleinement à la bonne tenue offensive berruyère, notamment dans un deuxième quart où elle signa quatre paniers. Deux attaques de cercle qui sont sa marque de fabrique, un shoot extérieur bien plus performant que par le passé, et un panier sur jeu rapide, en mettant les jambes, pour faire bonne mesure.
L'arrière berruyère fit bien de profiter de ces dix minutes, car elle n'ajouta plus rien à son compteur personnel. Question scoring, parce qu'elle ne donna pas sa part de boulot en défense.
Le Bourges Basket, pour revenir au contact, puis pour s'adjuger la gagne, avait en effet changé de style. « On a d'abord bien mieux contenu leurs attaques », confirma Pao.
Les chiffres confirmèrent pleinement l'impression visuelle : Brno n'inscrivit que 7 paniers (sur 24 tentatives) dans les vingt dernières minutes ; à mettre en rapport avec le 17 sur 29 des deux premiers quarts. Le club tchèque se contenta du rythme d'un point à la minute (14 pour la seule Cheryl Ford), contre plus du double auparavant.
« Des équipes comme ça joue au feeling, ne se posent pas de questions », analysa Paoline. « II fallait qu'on les prive de solutions. On y est parvenu, et tout a tourné différemment. »
Les Tango sont en confiance
Bourges a aussi joué sur un autre de ses atouts : la profondeur de banc, bien supérieure. « À la pause, on avait vu que c'était toujours les mêmes joueuses sur le parquet. Il fallait qu'on continue à les obliger à se fatiguer en défense. On a durci le jeu, on a mis plus de rythme, et elles ont fini par devenir moins lucides. »
Les yeux des filles de Brno passèrent au rouge. L'oxygène se fit rare, la réflexion moins rapide, moins efficace. Le groupe tchèque oublia même de servir sa puissance intérieure américaine, rincée et bien prise par les grandes Berruyères, il est vrai.
Tout au contraire, Paoline et les siennes terminèrent, une fois encore, parfaitement les débats. « II y a eu Orenbourg, Basket Landes et maintenant Orenbourg », put se réjouir Paoline. « Ça fait trois matches qu'on parvient à bien négocier les dernières minutes, celles qui ont une telle importance. C'est forcément un plus, pour la confiance. »
Ça tombe pile poil, car, questions matches à gros enjeux, on va être servi, dans les jours qui viennent : Tarbes ce dimanche au Prado, Schio jeudi en Italie, voilà qui promet quelques belles empoignades...
Hervé Le Fellic