Articles du Berry Républicain, avec l'aimable autorisation du journal et des journalistes
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Le Bourges Basket reçoit le Tarbes Gespe Bigorreretour à la liste article du Berry plus récent :
Cà s'est joué à l'expérience...
Les tango font fructifier le money time
Bourges a remporté le choc de la Ligue féminine face à Tarbes. Un sommet qui a tenu ses promesses au niveau de l'intensité, de l'engagement et du suspense ; un peu moins pour ce qui est de la qualité du jeu, haché, il est vrai, par un arbitrage pas toujours compréhensible (45 fautes sifflées).
Il reste deux minutes à jouer dans le troisième quart-temps. Paoline Salagnac met toute sa hargne, et ses jambes, dans l'attaque du cercle et fait grimper l'écart à + 9 (42-32). Le public du Prado sort gentiment de sa sieste du dimanche après-midi. On pense que le plus dur est fait pour les Berruyères. D'autant que, dès la reprise, Dubljevic a pris une 4e faute. Plus 9 points, c'était déjà l'écart (33-24) à la 19e minute, à la fin d'un deuxième quart-temps largement dominé par les Tango (15-7) qui avaient resserré leur défense au bon moment (3 paniers tarbais seulement en dix minutes, ndlr). Et aussi mis plus d'agressivité dans leurs actions, tant sous les cercles que sur leurs attaques, réussissant au passage quelques interceptions payantes.
Ndongue sort pour cinq fautes à la 31e
Et puis, dès l'entame du dernier quart-temps, les choses s'accélèrent. En moins d'une minute, Emmeline Ndongue récolte trois fautes qui l'expédient sur le banc pour le compte (31e). C'est peut-être le tournant du match. Au tableau, le sapin de Noël est allumé un bon mois trop tôt : 17 fautes contre 14 (une faute à la minute!) dans un match pas plus engagé que ça par rapport à ce qu'on voit en Euroligue... Et quand on sait combien Pierre Vincent s'échine à demander à ses joueuses de défendre proprement, cela interpelle. Forcément. Déjà que le jeu est brouillon, haché, voire même un peu tendu, les interventions intempestives des arbitres, très prompts à appliquer la règle de la compensation plutôt que de siffler dans l'esprit du jeu, n'arrangent rien.
Après la sortie pour cinq fautes de Ndongue donc, Tarbes, qui s'était déjà mis sur orbite dans la dernière minute du troisième quart avec un panier primé de Thorn et deux lancers de Cata-Chitiga (43-39, 30"), égalise à la 33" sur deux lancers de Dubljevic : 45-45. On en est à 6 fautes à rien en faveur de Tarbes depuis la reprise du dernier quart... Là c'est chaud. Le Prado gronde enfin et pousse son équipe. S'entame alors un fameux chassé-croisé. Tendu. Crispant. Et comme souvent dans ces atmosphères qui sentent le souffre, les grandes joueuses émergent. À l'exemple de Cathy Joens dont deux paniers primés remettent les Tango en selle : 51-49, 36°). D'autant qu'entre-temps, Stella Kaltsidou, encore une fois très agressive dans le bon sens du terme, a provoqué la cinquième faute, éliminatoire, de Dubljevic. Ce qui équilibre un peu les débats.
À égalité à 46" du buzzer final
Puis c'est Endy Miyem, toujours aussi précieuse dans les moments chauds, qui s'y colle, compensant une très efficace séquence de Flo Lepron. À l'09" du buzzer, tout reste pourtant à faire. Bourges n'a qu'un petit point d'avance : 55-54 ; Flo Lepron venant de faire un joli cadeau à son ancien club en ratant deux lancers. Il n'empêche ! À 46 secondes, c'est même l'égalité parfaite : 55-55 sur un lancer de Thorn.
Il va falloir s'arracher. Tout donner. Gagner chaque ballon. Et aller chercher les fautes pour se retrouver sur la ligne des lancers. Dans le money time, Miyem, Miljkovic et Joens assurent une victoire étriquée, certes ; laborieuse, sûrement. Mais ô combien précieuse.
Plus quatre au point-average, ça n'a rien de terrible mais bon ! C'est toujours ça de pris. Il y aura match au Quai de l'Adour, qui pourrait être décisif pour la conquête de la première place au terme de la première phase, synonyme de qualification directe pour la prochaine Euroligue.
Aujourd'hui, le Bourges Basket est le seul club invaincu de la Ligue féminine. Dans les têtes, ça fait du bien. Ça permet de préparer les prochaines échéances en toute sérénité.
Christian Ragot