Articles du Berry Républicain, avec l'aimable autorisation du journal et des journalistes
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« Contre Schio, ça risque d'être physique »
Une voie large comme un trou de souris
Face à une formation transalpine outillée comme rarement, le Bourges Basket va devoir être carré. Le chemin de la gagne ne sera vraiment pas large.
Qu'il semble loin, le temps du grand , Côme ! C'était à la fin du siècle dernier, quand la formation managée par un certain Aldo Corno, aujourd'hui à Challes, était l'un des grands obstacles aux ambitions berruyères.
Depuis lors, les clubs transalpins avaient pris la fâcheuse habitude de ne faire que de la figuration, en Euroligue. Mais il semble bien que le basket italien trouve un second souffle. Les performances du champion national, Tarente, et de son dauphin, Schio, tout comme leurs effectifs, montrent clairement que l'appétit est de retour.
« II y a du pétrole là-dedans, image Pierre Vincent, pour caractériser la difficulté de ce déplacement en Vénétie. C'est une des plus fortes équipes italiennes depuis longtemps. En championnat, Schio vient de mettre une correction à Tarente (81-55, NDLR). Et avec Valence, c'est un des gros morceaux de notre groupe européen. » La troupe coachée par Sandro Orlando a de solides arguments à mettre dans la balance.
Il y a, en tout premier lieu, Isabelle Yacoubou, l'internationale française, gros souci du Bourges Basket la saison dernière, quand elle portait les couleurs tarbaises. La présence à ses côtés de l'Américaine Mc Carville ne fait que compliquer le problème. À l'extérieur, c'est également du top niveau avec l'excellente meneuse israélienne Liron Cohen et les deux expérimentées italiennes, Macchi et Masciadri.
« C'est une équipe très dangereuse, a pu observer, vidéo à l'appui, le stratège berruyer. Elles aiment tirer vite, et de loin. C'est par- fois leur limite, d'ailleurs, que cette rapidité, il y a peut-être une piste à exploiter. À condition qu'elles ne mettent pas dedans. » Le rebond défensif, la capacité à ressortir, rapidement, des ballons propres, seront des clés de la partie.
« Schio risque aussi de nous poser des problèmes dessous, là où on manque d'impact offensif, estime encore Pierre Vincent. Même si Isabelle Yacoubou n'est pas autant utilisée qu'à Tarbes... »
II faudra pousser les scoreuses de Chieti dans des voies qu'elles n'apprécient pas. « Les obliger à tirer après dribble et non directement, par exemple, car c'est ce qu'il y a de plus difficile à réaliser. »
De la pertinence en attaque !
L'analyse des forces et (rares) faiblesses adverses laisse clairement apparaître que les Berruyères vont évoluer sur un fil. Que le chemin vers un éventuel succès dans la péninsule est du genre étroit. « Si elles sont bien, elles peuvent nous mettre une volée, lance même Pierre Vincent. On va devoir être pertinent en attaque, et faire un bon match d'adresse, comme à Brno. Sinon... »
Ce qui tombe bien, c'est que les deux shooteuses maison, Stella Kaltsidou et Cathy Joens, sont en belle forme (même si la Grecque a une douleur à la jambe). Pierre Vincent sait aussi pouvoir compter sur Paoline Salagnac pour dynamiter la défense transalpine : « Elle est de mieux en mieux. Elle a beaucoup progressé. Elle nous apporte des choses différentes, à nous maintenant de lui trouver plus d'espaces. »
Un succès tango serait une superbe affaire, question classement. Depuis la victoire ramenée de Brno, le Bourges Basket évolue « sans pression ». Reste qu'avant le dernier de ces matches aller, les Tango ont « mangé » leur « pain blanc », comme l'estime leur coach. Il serait vraiment de bon ton d'en claquer une deuxième à l'extérieur. Alors, pourquoi ne pas commencer tout de suite ?
Hervé Le Fellic