Articles du Berry Républicain, avec l'aimable autorisation du journal et des journalistes
article du Berry précédent :
Vraiment frustrant car il y avait la place...retour à la liste article du Berry plus récent :
Rageant, mais riche d'enseignements
Cette écœurante prolongation
Tant d'efforts, tant de justesse, pour en arriver là ! Sûr qu'elles ont la rage, les Berruyères. Mais, malgré la défaite, il y a du positif à retirer, de ce périple dans la péninsule...
On a beau jeu de le dire maintenant : il aurait mieux valu, question point average, s'incliner de trois points à la fin du temps réglementaire, que de neuf après prolongation.
Seulement voilà : le sport de haut niveau (et le match d'hier soir fut de cette veine) ne connaît pas cette logique comptable. Et ne pas mourir avec ses idées aurait privé la jeune formation berruyère d'une de ses plus belles sorties de la saison, même si elle n'a pas été couronnée de succès. Les Tango ont failli, mais failli seulement, signer l'exploit.
Pour le plus grand soulagement de la Française de Schio, Isabelle Yacoubou. L'ancienne Tarbaise fut plus que muselée par les grandes Tango, mais au final, c'est elle qui peut lever les bras et sauter de joie.
« II fait un peu froid, en ce moment, à Schio. on avait besoin de mettre un peu de chaleur », put-elle soupirer. Des chaleurs, elles en ont eu, les Transalpines. La victoire était tellement indispensable, pour elles. « On en avait plus besoin que Bourges », estima Isabelle. « On restait sur deux défaites en Euroligue, et on était chez nous. On a un peu manqué de gomme, parce qu'on a laissé de l'énergie lors du sommet italien contre Tarente. Mais on a su réagir en équipe. C'est le collectif qui nous a permis de nous en sortir, face à Bourges. Et puisqu'on ne trouvait pas de solutions par l'intérieur, ce sont les extérieures, comme Macchi, Masciadri, qui ont assuré. Vraiment, ce succès me rend heureuse. »
Côté berruyer, la mine était radicalement différente, on s'en doute. L'adage veut pourtant que celui qui arrache les cinq minutes supplémentaires aille au bout. Cette fois, il a menti.
Pourtant, qu'elles eurent du mérite, les Tango. D'abord à tenir le choc, ensuite à revenir à tous coups. Et ce n'est pas un hasard si c'est Maja Miljkovic qui, d'un maître trois points, arracha la fameuse prolongation. Elle avait signé un tel match, jusqu'à cet instant !
Il aurait fallu être plus fort, plus chanceux aussi, mais était-ce possible (pour le premier cas s'entend) ?
« On laisse beaucoup de lancers », regretta Pierre Vincent. Sept, au total, un gouffre, dans un tel scénario, c'est vrai.
Mais elles y avaient mis tellement d'énergie, les Berruyères qu'il est logique que l'oxygène manque, à un moment donné. « C'était compliqué », reconnut leur coach. « On est tellement près, c'est rageant. Ça se joue à pas grand-chose. » À rien même, elles peuvent en sortir grandies...
Hervé Le Fellic