Articles du Berry Républicain, avec l'aimable autorisation du journal et des journalistes
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Bourges dicte sa loi en leader à Nantes
Bourges en a décroché une précieuse !
II fallait aller en chercher une autre à l'extérieur, le Bourges Basket l'a fait à Gorzow, Là où, la saison dernière, il avait tellement subi les événements...
Jamais Agnieszka Skobel n'aurait dû passer seize minutes sur le parquet. Le choix de Dariusz Maciejewski, le coach de Gorzow, en dit long sur l'impuissance ressentie par les siennes, face au rouleau compresseur berruyer.
« On a été à peu près bien pendant les vingt premières minutes. Mais, dans le troisième, on a été catastrophique en défense. On a perdu notre collectif. Vraiment, Bourges a réalisé un très bon match... »
Gorzow rincé...
Épuisée par la défense d'Anaël Lardy et Maja Miljkovic, l'excellente meneuse australienne Samantha Richards tint, peu ou prou, le même discours.
« On a tellement mal défendu... On a répété les mêmes erreurs pendant toute la rencontre. On a bien essayé de changer certaines choses, mais rien n'y faisait. On n'a jamais pu trouver la solution aux problèmes posés. Bourges a vraiment très bien joué, et nous, on était dans un jour sans. »
Ou plutôt deux derniers quarts sans. Mais si Gorzow, vainqueur d'Orenbourg la semaine précédente, a tellement failli, ce fut sous les coups de boutoir berruyers.
Qu'elle fut impressionnante, cette équipe berruyère, dans les vingt dernières minutes ! Certes, l'adresse fut au rendez-vous, dans le sillage de l'intenable Cathy Joens, mais ce ne fut pas un hasard. Défendre haut, durement, sans faille, c'est quand même le moyen de s'offrir les meilleures munitions.
« Pourtant, j'étais en colère, à la pause », avoua Pierre Vincent, le coach berruyer. « On avait les situations qu'on avait prévues en préparant cette rencontre. Mais, en tirant trop tôt, on ne faisait pas la passe qui nous aurait mis en meilleure position. C'est ensuite qu'on est parvenu à nos fins... »
Route ouverte vers les huitièmes
Quel spectacle ! Quel contraste, aussi, avec le brouet de match disputé en ces mêmes lieux la saison dernière ! « En deuxième mi-temps, on a joué parfaitement », lâcha tout de même de contentement Pierre Vincent. « On les a détruites, elles ne savaient plus quoi faire. Et en plus, on a eu une adresse exceptionnelle. »
À l'image de Cathy Joens, ou d'Endy Miyem qui signa vingt dernières minutes de rêve. Toutes ont permis de réaliser, question classement du groupe, une superbe opération. « Ça commence à prendre forme », soupira d'aise le technicien berruyer, en pensant au chemin vers les huitièmes de finale.
Il manquait, après Brno, un autre succès à l'extérieur, c'est fait. Reste maintenant à engranger les succès. Face à Valence, Schio ou à Orenbourg, ce ne sera pas simple. Mais avec la confiance...
Hervé Le Fellic