Articles du Berry Républicain, avec l'aimable autorisation du journal et des journalistes
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Forcer l'espagnolette pour les huitièmes
Bourges dicte sa loi en leader à Nantes
Le Bourges Basket a justifié son statut de leader en imposant sa loi dans la salle d'une équipe de Nantes-Rezé qui en fera souffrir d'autres.
Les Déferlantes rêvaient d'un exploit face aux Berruyères, invaincues depuis le début du championnat. Ce sera pour une autre fois. Mais elles n'ont pas à rougir de leur défaite. Non seulement elles sont restées dans les cordes durant 35 minutes, mais elles sont les premières à avoir passé 69 points à la meilleure défense de la Ligue féminine qui n'en avait encaissé jusqu'alors que 49,5 de moyenne, dont 55 face à Tarbes.
« Nous n'avons pas été assez vigilants, soulignait Pierre Vincent en saluant la performance de ses adversaires. Elles n'avaient rien à perdre et elles ont réalisé un bon match. Une très bonne première période surtout, où il n'y a pas eu grand-chose à jeter. »
Hightower en état de grâce...
Emmenées par une Hightower en état de grâce dans le deuxième quart-temps (11 points, 4 tirs sur 4 et 2 lancers sur 2) et peut-être stimulée par la présence de son coach WNBA durant deux jours, les Déferlantes, pourtant mal parties (2-10 à la 4e), se permirent de mener le bal à deux reprises (29-24 à la 14° et 33-28 à la 16e). En enfilant 9 tirs sur 13 et en se payant le culot de prendre les Berruyères à leur propre jeu, la défense. 40 points marqués en une période : du bel ouvrage.
Oui, mais voilà ! « On est retombé dans nos péchés. Sans point d'ancrage dans la raquette, on a été obligé de prendre des tirs extérieurs », regrettait Laurent Buffard, le coach nantais.
Quand le rouleau compresseur se met en marche....
Face à une défense revenue à son meilleur niveau, ce ne fut pas la solution gagnante. Et la machine berruyère prit le match en mains (50-56 à la 30').
« Avec l'équipe qu'on a, on ne s'en est toutefois pas trop mal sorti. Cette fois, on n'a pas lâché. On y a même cru un moment. » Avec Smith et Hightower, les Nanto-Rezéennes trouvèrent en effet les moyens de rester dans le sillage des Tangos (59-63 à la 35e). Mais elles gaspillèrent ensuite trop de munitions extérieures (un seul tir à 3 points d'Aubert en quatre minutes) pour espérer arracher la décision. Ce fut le tournant du match, Joens, sur deux missiles, enterrant leurs derniers espoirs.
Du bel ouvrage pour les Tango qui, grâce à la défaite de Tarbes à Arras et à celle de Montpellier dans sa salle face à Mondeville consolident leur première place. Après un retour de Gorzow interminable, on pouvait pourtant craindre un coup de fatigue pour les Berruyères auxquelles il a suffi de resserrer la défense et de placer un coup d'accélérateur dans le troisième quart-temps (10-18) pour faire le break de façon irrémédiable.
Mieux, sur l'ensemble du match, les Berruyères ont montré une belle maîtrise dans la lignée de leurs dernières bonnes prestations. Et à nouveau avec une belle adresse à l'image de Cathy Joens (18 points à 7/9 dont 4/6 à trois points), Anaël Lardy (10 points à 5/5) ou Emmeline Ndongue (14 points à 5/6 au tir et à 4/5 aux lancers)
Et maintenant, Valence !
Un résultat encourageant avant de recevoir le Valence de Laia Palau, mercredi au Prado pour la 7e journée d'Euroligue. Un match où, en cas de victoire, les joueuses de Pierre Vincent reviendraient à la hauteur des Espagnoles...
Patrice Mahne Correspondance spéciale