Articles du Berry Républicain, avec l'aimable autorisation du journal et des journalistes
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Cette équipe est vraiment formidable
«Ce match est comme une petite finale»
Anaël Lardy n'a pas encore digéré la défaite de l'aller et veut absolument prendre sa revanche. Pour cela, avec l'aide de Maja Miljkovic, il faudra d'abord neutraliser Liron Cohen.
Anaël Lardy fait la paire avec son coach, Pierre Vincent. Plus perfectionniste, plus intransigeante ; y'a pas ! Quand la meneuse de jeu tango évoque le collectif, le parcours, le jeu du Bourges Basket, elle est autrement plus conciliante que lorsqu'il s'agit de son évolution personnelle. « Pour l'instant, je suis déçue, frustrée aussi par mes performances ; dans le domaine offensif surtout. Je travaille sans relâche pour provoquer le déclic... Mais je suis impatiente. » Au-delà de son cas personnel, Anaël est prête à tout donner ce soir contre Schio. « On a une revanche à prendre. Ce match, c'est comme une petite finale de la phase régulière. Il faut absolument gagner pour avoir la possibilité de disputer une belle éventuelle au Prado en huitièmes de finale... » Rencontre.
Anaël, les vacances sont maintenant loin derrière puisque demain (lire ce soir), c'est déjà le cinquième match en quinze jours, depuis la reprise.
Ces vacances ont fait beaucoup de bien à tout le monde. Si elles ont été trop courtes ? En ce qui me concerne, non ! Dix jours, c'est même un peu long car physiquement, on repart presque de zéro. Et il y a des matches importants à enchaîner...
Que peux-tu dire à propos de votre parcours depuis la reprise ?
Correct si l'on excepte le petit écart de Montpellier. Mais bon, on ne peut pas tout gagner ; le sport, ce n'est pas ça ! Je pense même que cette défaite a eu des effets bénéfiques ; qu'elle est arrivée au meilleur moment, avant nos matches d'Euroligue contre Brno puis maintenant Schio. C'était le meilleur remède pour ne pas s'endormir sur nos lauriers. S'il n'y avait qu'un match à perdre, c'était celui-là (rires...). Pour mieux repartir. Contre Brno, on a fait un bon match. Au Hainaut, face à une équipe qui venait tout de même de battre Tarbes, on a su plier le match rapidement...
Mais ça risque d'être plus difficile contre Schio...
C'est sûr. Il faudra encore hausser notre niveau de jeu. Face à la zone, il faudra s'y prendre autrement qu'en deuxième mi-temps face à l'Union Hainaut. Nous avons commis des fautes impardonnables. Si on remet ça contre Schio, la sanction sera immédiate. Surtout, il ne faudra pas se relâcher une seule seconde et mettre beaucoup plus d'impact dans notre jeu des deux côtés du terrain. On travaille dans ce sens. On entre dans une phase où tous les matches, en Euroligue comme en Ligue, sont importants, décisifs. On n'a pas le droit de se louper...
En Italie, vous êtes passées tout près de la victoire...
C'est vrai. On avait fait un gros match là-bas mais en prolongation, Masciadri, avec ses paniers à trois points, nous avait tuées... Le coach nous avait pourtant prévenues. Mais on n'a pas fait, ou pu faire, ce qu'il fallait. Une vraie frustration car on méritait tout autant la victoire que les Italiennes. Mais à Schio, cette saison, ça n'a été facile pour personne. C'est une équipe qui a un gros secteur intérieur, des ailières efficaces et une meneuse, Cohen, au top. Au Prado, le contexte sera toutefois différent avec notre public. Le match va avoir un parfum de finale et on est toutes très motivées car on a une revanche à prendre... On jouera aussi pour Jennifer (Digbeu). Elle va beaucoup nous manquer dans le jeu mais on va puiser dans son absence des raisons supplémentaires de se surpasser.
« S'y mettre à •deux pour tenir Cohen... »
Contenir Cohen, c'est l'une des clés du match ?
Il va falloir défendre fort sur elle ; s'y mettre à deux avec Maja pour la fatiguer comme on l'avait fait avec Laia Palau. Ne pas la laisser souffler et encore moins se mettre en confiance en début de match ; la mettre dans les écrans... Si on y arrive, elle aura du mal à tenir 40 minutes...
« Offensivement, je dois franchir un cap »
Et sur un plan personnel, où en es-tu ?
Je suis frustrée. J'ai envie de franchir un cap ; je travaille pour ça mais je n'y arrive pas encore. Offensivement surtout. Sinon, défensivement, dans la gestion du jeu, la mise en place de l'équipe, pour trouver les shooteuses aussi, il y a du mieux mais ça ne me satisfait pas. J'attends toujours le déclic. Je manque de confiance dans mon tir. Je travaille beaucoup mais changer une mécanique de tir, ça prend du temps. Je suis impatiente de nature et le temps, c'est ce qui manque le plus avec l'enchaînement des matches et les obligations de résultats. Tout ça, c'est frustrant. Je dois progresser sur les fins de possessions, prendre mes responsabilités mais sans me mettre trop de pression. Maintenant, si l'équipe doit gagner sans que je marque le moindre point, ça me va aussi...
Christian Ragot