Articles du Berry Républicain, avec l'aimable autorisation du journal et des journalistes
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Cette équipe est vraiment formidableretour à la liste article du Berry plus récent :
La récompense d'un véritable collectif
Quinze premières minutes essentielles
Bourges a littéralement explosé son rival italien, asphyxié dans le premier quart d'heure. Et ne laissa jamais, ensuite, Schio reprendre son souffle.
Je me suis tourné vers mon assistant au bout de cinq minutes ; j'avais compris... J'avais dit qu'il fallait rentrer fort dans le match, défendre, être présent au rebond. » Sandro Orlando, le coach de Schio, ne se fit pas plus d'illusions. Son équipe, vraiment, n'y fut pas, au moment d'engager le bras de fer. « J'ai été déçu de la mentalité affichée par certaines de mes joueuses, sur ce match. Macchi, Masciadri, MC Caryille peuvent et doivent jouer mieux ! »
Elles ont été emportées par des Berruyères survoltées, euphoriques, déterminées au possible. La formation transalpine, pourtant si redoutable, y perdit... son latin et son jeu. « Oui, pendant un quart d'heure, ce fut comme dans un rêve », admira Pierre Vincent. Qui vécut un de ces moments intenses, où l'entraîneur n'a qu'à regarder sa troupe évoluer, suivre le plan de bataille décidé à l'avance. « C'était très bien... »
II fallait tenir l'axe fort de Schio, la meneuse Liron Cohen et l'intérieure Isabelle Yacoubou ? Ce fut fait, et dans les grandes largeurs, et les rotations opérées par Pierre Vincent n'y changèrent rien. Elles furent tellement utiles, ces entrées et sorties. Parce que les Berruyères, comme annoncé, ont mis du rythme. Encore et toujours.
Défendre fort, ne rien laisser au rebond, ressortir les ballons rapidement et proprement. Et mettre les jambes, pour déboussoler la défense visiteuse. « On n'était pas à notre véritable niveau, sur ce début de match », lâcha Pierre Vincent, histoire de faire tomber l'euphorie ambiante.
N'empêche, elles l'ont fait, et elles savent qu'elles pourront recommencer, les Tango. Et ça aura son importance, maintenant que les matches couperets vont se succéder.
Une sacrée défense
Bien sûr, Schio, après la pause, a réagi. C'était tellement logique, prévisible. Parce qu'il y a du basket, dans cette équipe transalpine « bien construite, bien équilibrée, bien coachée », comme l'a décrite Pierre Vincent.
Il avait juste trouvé un défaut dans la cuirasse. « Parfois, ces joueuses surjouent. Ça peut être très dangereux, quand elles ont de la réussite au tir... » Ce ne fut pas le cas hier soir, et la défense enragée des Berruyères y fut pour beaucoup. Quel engagement, quelle abnégation ! Vraiment, du grand art, et la récompense fut on ne peut plus logique.
Il fallut le conserver, le butin acquis en à peine un quart d'heure de jeu. Maja Erkic donna pourtant tout, Liron Cohen se lança (un peu trop) dans ses numéros de soliste.
Mais en face, c'est collectivement que les Berruyères répondirent, tinrent. Il y en eut toujours une pour suppléer la coéquipière un peu plus en difficulté, et ça aussi, c'est une sacrée force, pour l'avenir.
Il y eut aussi cette intelligence de jeu, qui permit notamment d'avoir des prises importantes, sous les cercles. « Le plus important, c'était le rebond », approuva Pierre Vincent. « On a plutôt gagné cette bataille, et c'est là que se joue l'équilibre du match. Parce qu'on a pu avoir de bons ballons de relance. » Et donc des paniers faciles, enfin dits faciles.
Chapeau, les filles, l'aventure continue, direction Kosice. ce sera, encore une fois, une belle partie de manivelles, pour sûr !
Hervé Le Fellic