Articles du Berry Républicain, avec l'aimable autorisation du journal et des journalistes
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« La flatterie, c'est souvent dangereux ! »
La récompense d'un véritable collectif
C'est toute une équipe qui est allée chercher la victoire face à Schio. Et qui s'apprête à relever le prochain défi européen, contre les Slovaques de Kosice.
Au moment de désigner, comme de coutume, la meilleure joueuse du match, les supporters tango ne s'y sont pas trompés, mercredi soir : ils ont tout simplement nominé... l'équipe toute entière. Et on a bien senti, au sourire des joueuses de Pierre Vincent, que l'initiative venue des tribunes les touchait.
Car c'est bien d'une victoire d'équipe qu'il s'agit. Une troupe privée de Jennifer Digbeu, et qui a tout mis à plat, sur le parquet de ce Prado aux allures de forteresse. On pourrait tout aussi bien mettre en avant : le superbe premier quart d'Endy Miyem ; le rythme et la pression imposés par Anaël Lardy et Maja Miljkovic ; le rôle essentiel, au scoring notamment, de Stella Kaltsidou et Cathy Joens ; les débordements cinglants de Paoline Salagnac ; la défense d'Emmeline Ndongue et Ilona Burgrova face au puissant secteur intérieur de Schio. On ajoutera, pour faire bonne mesure, la parfaite stratégie dictée par le staff technique.
« Tout le monde s'y est mis », savoura Endy Miyem, la parfaite rampe de lancement du festival berruyer. « C'est vraiment appréciable, quand il y en a une qui sort, une autre rentre pour en remettre une couche, et ainsi de suite. »
Prise à la gorge, l'équipe de Schio y perdit toute lucidité. « Le début de match nous a tuées », soupira Maja Erkic, l'une des rares à surnager, côté transalpin.
Ah, ce premier quart de rêve, on n'est pas près de l'oublier ! Tout y passa, la solidité défensive, le rebond, la relance, et l'adresse. Comme celle d'Endy Miyem, à 10 points et 4 sur 5 au tir, au terme des dix premières minutes. « On était à fond dans le truc ! C'était chaud, le public poussait, on était super motivées. Un rouleau compresseur, oui. Ensuite, je me suis dit : attention, elles peuvent revenir. À la mi-temps, le coach nous avait mis en garde sur le fait qu'elles trouvaient les positions, mais sans adresse. Alors, oui, j'étais méfiante. »
Mais jamais Schio ne parvint à raccrocher le bon wagon, et une fois encore, Bourges a fait la loi dans son temple. Schio en a pris vingt, là où étaient déjà tombées Orenbourg (+10) et Valence (+3).
Huitième abordable...
Pour les Tango, la récompense est double. Elles se sont battues pour terminer dans les huit premières équipes européennes, et ont ainsi évité un tour suivant avec match aller et belle éventuelle dans la salle du Spartak Moscou, quadruple tenant du titre.
Les joueuses de Pierre Vincent héritent des Slovaques de Kosice, avec l'avantage du terrain en cas de belle, et ce n'est vraiment pas la même musique.
Certes, il ne faudra pas prendre cet adversaire, moins huppé que les grosses, cylindrées, à la légère. Double vainqueur de Mondeville sur la première phase, l'équipe coachée par Stefan Svitek dispose de quelques beaux atouts. Comme l'Américaine Candice Dupree, 17 points de moyenne à 50 % au tir. Comme sa compatriote Charde Houston, ancienne Tarbaise et également sacrée scoreuse. Comme la meneuse Zuzana Zirkoya, qui a déjà fait bien des misères au Bourges Basket, au temps où elle portait les couleurs de Brno.
Reste que les Bons anges de Kosice (c'est leur surnom) ont concédé cinq défaites, sur les dix matches de la première phase. Leur groupe n'était pas le plus relevé. Les Berruyères, si elles gardent leur allant, ont donc toutes les raisons d'y croire...
Hervé Le Fellic