Articles du Berry Républicain, avec l'aimable autorisation du journal et des journalistes
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Elle est devenue une rotation essentielle
Il faut continuer de régner à la maison
S'il veut passer en quarts, le Bourges Basket doit avant tout préserver son invincibilité au Prado. Et prendre dès ce soir la mesure des Slovaques de Kosice.
Les huitièmes de finale... Jamais, depuis son entrée en Euroligue, en 1995 - 1996, le Bourges Basket n'a manqué ce rendez-vous. Cette fois encore, il est le seul représentant français à ce stade de la compétition, avec de bons espoirs de passer en quarts. Ceux qu'il n'a ratés qu'une seule fois, la saison dernière, pour ne pas avoir eu l'avantage du terrain, lors de la belle contre Salamanque.
Cette fois, elles l'ont, cet éventuel troisième match à la maison, les joueuses de Pierre Vincent. Juste récompense des rudes batailles menées dans la première phase d'Euroligue. Personne, cette saison, n'a pu prendre le Prado d'assaut. Et une fois encore, la qualification pour la suite passera avant tout par la capacité à rester maître chez soi.
Kosice a changé...
Là où Schio avait explosé en plein vol, il y a deux semaines, permettant aux Berruyères d'avoir un adversaire à leur portée, ce soir. Il ne faut pas se mentir : Kosice, le leader du championnat slovaque, ce n'est pas Fenerbahçe, Ekaterinbourg ou Valence. Mais on connaît trop la qualité du basket slovaque pour croire que ce sera une partie de plaisir et que le billet pour les quarts tombera sans combattre. L'Euroligue, à ce niveau, ce n'est jamais une gentille causerie devant une tasse de thé... « Cette formation slovaque est athlétique, agressive en attaque ou en défense, où elle n'hésite pas à changer de dispositif », a analysé le coach berruyer.
Il faudra donc que les siennes sachent s'adapter au plus vite à ce que proposera la formation de Stefan Svitek. Il faudra aussi tenir des joueuses dangereuses offensivement comme l'Américaine Candice Dupree ou Lucia Kupcikova. Comme les nouvelles venues, qui n'ont joué que deux fois sous leurs nouvelles couleurs, Crystal Langhorne, en provenance d'Ekaterinbourg, ou la Lituanienne Marina Solopova, qui, avec Kaunas, avait mis 28 points aux Tarbaises.
Mais pour le reste, cette équipe de Kosice, c'est un peu le brouillard. « On ne sait pas trop comment elle va s'aligner, ni avec quelles joueuses », avouait hier Pierre Vincent, que le brusque départ de Zirkova pour Ekaterinbourg prive d'images fiables de son adversaire. Qui, forcément, doit se ressentir de la perte de sa capitaine, même si les systèmes de jeu n'ont pas pu, en si peu de temps, changer du tout au tout.
En forme, les Tango !
Il faudra donc bien lire le style adverse, mais surtout imposer le sien. Et on sait qu'en ce moment, le jeu berruyer n'est pas loin de donner sa pleine mesure. Physiquement, tactiquement, l'équipe est au niveau requis, pour débuter cette période où les matches au couteau font s'enfiler comme des perles.
Bourges, c'est, comme le sait toute l'Europe du basket, une défense de fer. Et c'est sur ce socle que Pierre Vincent construit tout ; c'est aussi cette puissance qu'il faudra imposer à Kosice.
Qui n'a pas été sans noter que, par rapport à l'équipe tango qui l'avait battue à deux reprises la saison dernière (83-71 et 64-53), la principale évolution concerne l'efficacité du secteur extérieur. L'arrivée de Cathy Joens apporte non seulement des points (14 par match en Euroligue) mais libère aussi des espaces pour les autres. Comme Stella Kaltsidou, qui va bien finir par se réconcilier avec son shoot, un peu capricieux ces derniers temps.
Il faudra peut-être y mettre en plus un soupçon d'alternance, dans les attaques. Tel est en tout cas le sentiment de Pierre Vincent, qui aimerait qu'on fasse parfois « la passe de plus », pour se rapprocher du cercle. Et gagner encore en efficacité...
Hervé Le Fellic