Articles du Berry Républicain, avec l'aimable autorisation du journal et des journalistes
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Pour le quart, passez par l'extérieur !
les Slovaques n'ont pas tenu la distance
Bourges a su tenir et réagir, pour finalement emporter la décision en même temps que l'équipe slovaque. De bon augure avant le match retour de vendredi.
A la mi-temps, les avis étaient partagés, dans les travées du Prado. C'était, en fait, la vieille histoire du verre à moitié plein. On pouvait trouver des motifs d'espérance, dans les lacunes affichées par le jeu berruyer, notamment dans les dix premières minutes. Quand les joueuses de Pierre Vincent rendirent tellement de munitions qu'elles ne purent décocher que dix tirs, contre le double à leurs rivales. La première différence s'était faite là...
« On ne savait pas trop comment cette équipe de Kosice, avec les changements dans son effectif, allait s'exprimer », expliqua le coach tango, Pierre Vincent. « Mais ce qu'on savait, c'est qu'il y avait deux points essentiels : le repli défensif et le contrôle du rebond. Parce qu'à Kosice, on suit son ballon à chaque tir. » Pas étonnant que les joueuses de Svitek, avec cette disposition d'esprit, prennent systématiquement un pas d'avance...
« On ne faisait pas ce qu'on devait », regretta Pierre Vincent. On se doutait bien que, dans le secret du vestiaire, les pendules allaient être remises à l'heure. Ce fut l'autre moitié du verre : le jeu berruyer ne pouvait pas être plus permissif, ce qui laissait bien des raisons d'y croire. Surtout avec un écart réduit à six unités à la pause.
Bourges sut s'adapter, mieux contrôler les points forts adverses. Certes, la formation slovaque fit mal, très mal, sous le cercle. Parce que des joueuses vives et habiles comme Langhorne faisaient de leur manque de centimètres un avantage, face à Emmeline Ndongue et Ilona Burgrova, pas vraiment à la noce, dans ce type d'oppositions.
Abnégation et ajustement tango
À force d'abnégation, mais aussi de capacité à s'ajuster et à ne pas douter, Bourges renversa la vapeur. Et le cours des événements, trouvant dans le soutien du Prado une force supplémentaire pour faire souffler la tempête, dans les dix dernières minutes.
Kosice fut rattrapé par le doute, par la pression. Et se retrouva balayé comme fétu de paille, ou presque. Qu'auraient pu faire de mieux les joueuses de Stefan Svitek ? « On a fait un bon match. On a contrôlé la partie la plupart du temps. On a su bien défendre, avoir de l'efficacité en attaque, notamment dans le jeu de transition. »
Pendant trente minutes, et ce fut bien le souci de Kosice, hier soir. Et pas seulement. « Lors de nos deux derniers matches de poule, en Euroligue, on n'avait pas su conclure, non plus », rappela le coach slovaque. Qui dut en prime composer avec un effectif à reconstruire, suite au départ de Zuzana Zirkova.
Voilà Kosice dos au mur. Quand côté berruyer on sait que si jamais ça se passait mal vendredi, on aurait toujours la possibilité de revenir le mercredi suivant au Prado.
Chaque protagoniste va maintenant analyser. Ce qui a bien fonctionné, ce qu'il faut améliorer. Côté slovaque, ce n'est pas compliqué : « On doit tout faire... un peu plus longtemps. »
Bourges a forcément trouvé dans les difficultés d'hier des pistes intéressantes : « II y a quelques ajustements défensifs, dans la maîtrise du rebond, dans les attaques ligne de fond, dans le jeu posté », suggérait hier Pierre Vincent. Pas mécontent, on s'en doute, de la belle réaction des siennes...
Hervé Le Fellic