Articles du Berry Républicain, avec l'aimable autorisation du journal et des journalistes
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Et pourtant, il y avait bien de la place...retour à la liste article du Berry plus récent :
Le quart va se conquérir tactiquement !
Les Tango peuvent se mordre les doigts
Même Kosice fut surpris, finalement. Parce que cette qualification directe était à portée des Tango. Sauf que maladresse et perte de sens se mêlèrent à l'affaire.
Sourire radieux, assailli par la presse slovaque, Stefan Svitek semblait encore sur son petit nuage, lui qui est déjà naturellement haut perché. Comme incrédule, après ce drôle de match qui tourna le dos aux joueuses du Bourges Basket.
Sûr qu'il en avait rêvé, à pousser Bourges dans ses derniers retranchements. Mais de là à y parvenir, surtout après une entame bien moins fringante que quelques jours auparavant, au Prado. « On n'a pas de gros matches, dans le championnat slovaque, ce n'est pas facile pour nous de les aborder », plaida le coach slovaque.
On sentit bien que les efforts du mardi précédent pesaient très lourd, dans les jambes, des deux côtés. Mais, assez paradoxalement, ce manque de rythme servit parfaitement les desseins de Kosice, qui vit, petit à petit, Bourges sortir de ses repères, de son match.
« On a réussi, en deuxième mi-temps, à mieux tenir les points forts de Bourges, et à grignoter notre retard », analysa Stefan Svitek. Qui avoua tenir son bâton de maréchal, pour cette saison : « On a fait notre travail, en poussant Bourges à un 3e match. »
Et celui-là, prévu mercredi prochain, 19 h 30, au Prado, risque fort d'être une belle partie de manivelles. D'autant que tout compte fait, Bourges, sur huit quarts temps, n'a nettement dominé son adversaire que dix minutes.
Marquer, c'est mieux
Tout le monde, chez les Tango, se serait bien passé de ce supplément de programme, sauf le trésorier, peut-être. Et on se demande encore comment les Tango ont perdu un match qu'elles se seraient mis dans la poche presque à tout coup.
« Oui, mais il faut marquer, à ce jeu », soupira Pierre Vincent, le coach berruyer. « On rate des paniers sous le cercle, on laisse des lancers en route. C'est vrai qu'on doit rentrer au vestiaire avec dix ou quinze points d'avance. »
On ne dira pas que Kosice fut plus fringant pour autant. Les joueuses de Svitek semblèrent longtemps ne pas y croire, et accueillir leur sort comme un cadeau céleste. Elles sortirent bien cette défense un peu zone, un peu autre, déjà vue au Prado, et qui pose des soucis à une formation berruyère pas assez costaud sous le cercle.
« On a joué de la mauvaise façon », estima Pierre Vincent. « On a voulu faire en sorte que les arbitres sifflent, mais rien n'est tombé. On a voulu faire la passe de trop, alors que quand on a la balle, il faut tirer. Il aurait fallu aussi y aller physiquement, avancer. Et on rate, on ne score plus, on ne fait pas tomber une faute, on doute un peu, on sort de nos formes de jeu. »
Le coach berruyer parla encore de « frustration, parce qu'on tient bien Langhorne et même Dupree, et finalement » ; de « bouillabaisse », quant au jeu proposé, tout en rappelant que ces matches-là aussi, il faut savoir les gagner. « On joue en marchant, face à une défense qui demande de la précision et du jeu dans les intervalles. » Le pire des scénarios, un improbable enchaînement de mauvaises circonstances et de mauvais choix. Et voilà comment on laisse échapper une semaine de vacances. Mais attention, les blagues, c'est fini !
Hervé Le Fellic