Articles du Berry Républicain, avec l'aimable autorisation du journal et des journalistes
article du Berry précédent :
Elles semblent prêtes à défier Valenceretour à la liste article du Berry plus récent :
Du connu à une inconnue pour les Tango
Si l'arbitrage respectait jeu et joueuses ?
Vu l'écart creusé très tôt par les Tango, on aurait pu s'acheminer vers un match peinard. Mais les deux sifflets en ont décidé autrement.
On ne peut que souscrire à toutes les campagnes qui veulent que l'on respecte les arbitres. Mais il faudrait qu'on y mette un corollaire : que les arbitres eux-mêmes respectent le jeu et ses acteurs ou actrices.
Ce qu'on a vu samedi soir, de la part du pourtant expérimenté Rémy Perier et du novice Fabien Bézanger, a tout simplement dépassé l'entendement. Ce ne fut ni partisan, ni orienté ; ce fut simplement ubuesque, illogique et pour tout dire incompréhensible.
Dès la 3e minute, on eut une première alerte : quand Cathy Joens ramassa une suspecte antisportive. L'Américaine n'a vraiment pas besoin de ça pour se mettre en valeur, comme en témoigne son 6 sur 9 à trois points.
Alors, pour faire bonne mesure, sa compatriote Jennifer Humphrey, pas toujours tendre il est vrai, écopa de la même sanction. Doublée quelques minutes plus tard, ce qui lui valut de quitter le terrain.
Et tout partit en vrille, tout spécialement dans le troisième quart. Des fautes imaginaires sanctionnées ; d'autres, plus que visibles, qui passèrent aux pertes et profits.
Tout cela n'aurait, finalement, été que péripétie, si ce climat délétère n'avait eu d'autres conséquences, plus graves. À force de n'y rien comprendre, de ne plus savoir où se situaient les limites, tout le monde s'énerva. Les contacts se firent plus rudes, la permessivité plus grande.
On ne sait s'il faut y voir une relation directe de cause à effet, mais Paoline Salagnac en fut quitte pour quatre points de suture au menton, et Marion Laborde pour une entorse à la cheville gauche.
Alors oui, trop, c'est trop. La moindre des obligations, ce serait de protéger l'intégrité physique des joueuses. Cela fait des saisons qu'on dénonce la faiblesse de l'arbitrage, en Ligue féminine. Alors, elles attendent quoi, les hautes instances ?
Hervé Le Fellic