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Bourges Basket : le Berry Républicain 

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Valence a su la jouer... à la berruyère

23 février 2011  Les Tango peuvent avoir des regrets...

Les Tango peuvent avoir des regrets...

Dix minutes d'insuffisances (de la 8e à la 18e) ont été payées cash par des Tango qui ont quand même bien des raisons d'y croire encore...


Avant chaque match important, on cherche moult raisons de se rassurer. Du genre, un match ne ressemble jamais à un autre. Histoire d'oublier définitivement la claque reçue à l'aller en phase de poule (défaite 74-47). « On avait complètement déjoué lors des vingt premières minutes », insistait ainsi Emmeline Ndongue. Cette fois, il allait donc falloir répondre tout de suite au défi physique et au rythme des Espagnoles. Les faire douter. On voulait aussi se rassurer en pensant que, sur ce premier match, la pression était davantage sur les épaules des Espagnoles. « Le premier match est le plus important de la série », estimait ainsi la très avertie Edwige Lawson. « L'avantage du terrain est énorme ; Bourges, comme nous, a pu le constater en huitièmes. Seulement, il ne faut pas se rater à la maison... » Sous-entendu : à Bourges, où personne n'a encore gagné cette saison, on aura ainsi un droit à l'erreur. Bref! Tout cela pour dire que dans les têtes, on voulait se persuader qu'il y avait peut-être une petite place pour passer. Il n'y avait plus qu'à...

Mais les espoirs les plus fous sont souvent, hélas, loin des réalités du terrain. Natalia Hejkova avait ainsi choisi d'entrée l'option des grandes, avec Lima et Brunson dans la peinture et Vesela et Douglas sur les ailes. Tout en donnant pour consigne de mettre une pression maximum sur les jeunes meneuses berruyères, qui finirent par craquer (voir par ailleurs). Dans ce combat de titans où les deux défenses avaient dressé les barbelés (il fallut attendre 3'29" pour noter le premier panier du match signé Lima), les Tango n'avaient guère l'occasion de s'exprimer. Tous les shoots étaient extrêmement difficiles à prendre et forcément, l'adresse s'en ressentait (3 sur 15 au premier quart). Trois paniers inscrits par la seule Cathy Joens. Même les Valenciannes avaient du mal : 8-6 (8e) face a des Berruyères se battant avec cœur et énergie. Mais après les premières rotations tango, sans qu'on y voie forcément une raison de cause à effet, les Valenciannes se firent plus précises, plus fortes, plus physiques pour faire un premier break par Douglas : 14-8 (10e). Mais bon... on pouvait encore espérer. Sauf que dans le deuxième quart, Valence haussa encore le ton avec une belle alternance intérieur-extérieur. Et l'écart enfla rapidement : 20-8 sur un panier de Lima (12e), 25-12 sur un shoot bonifié de Douglas (14e), 30-14 sur un missile de Vesela oubliée sur le côté (18e) et 34-20 au repos après deux belles solutions trouvées en dessous par Ndongue et Miyem. Fallait-il encore y croire ou déjà préparer le retour à Bourges ? Allez savoir avec cette équipe qui a l'habitude de finir très fort ses matches...

Revenues de - 16 à - 1 en six minutes

Et le fait est que les Tango entamaient la deuxième période sur un rythme bien plus soutenu, immédiatement récompensées par un 0-9 (34-29, 23e) signé Ndongue, Joens et Kaltsidou, les cadres de l'équipe. Tout redevenait possible.

Deux paniers à trois points plus tard de CJ, plus un autre à deux points de Miyem et Bourges était revenu à - 1 (38-37 puis 40-39 à la 15e). Là, c'était chaud. Dur, costaud en dessous. Un très gros combat en défense, où les Tango ne voulaient rien lâcher. Et même si Katie Douglas en remettait plusieurs couches, à la fin du troisième quart (gagné 13-21 par Bourges), on pouvait toujours espérer : 47-41 (30e).

Mais quand les cadres berruyères sont sur le banc (il faut bien souffler), le rendement n'est plus le même. Ilona Burgrova se faisait ainsi manger sept points sur la tête et Valence refaisait le break : 58-41 (33e). Il était temps pour Pierre Vincent de lancer son cinq majeur. Bourges était resté 4'30 sans marquer quand Kaltsidou trouvait enfin l'ouverture, imitée par Lardy (58-46, 35e). Sept points à la file de Digbeu permettaient à Bourges de rester dans le match malgré Douglas (63-53, 38e) mais c'était bien tard. Trop tard : 65-58 au final. Il avait surtout de quoi se mordre les doigts d'avoir déjoué à ce point entre les 8e et 18e minutes. Il faudra impérativement retenir la leçon pour le retour de vendredi. Et, on l'espère, pour la belle...

Christian Ragot

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