Articles du Berry Républicain, avec l'aimable autorisation du journal et des journalistes
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Retrouver les senteurs de la compétition
Mais attention, rien n'est fait pour le titre
Le pire serait de croire que l'affaire est pliée d'avance.
Et pourtant... C'est ce qu'on entend à tire-larigot, dans l'environnement du Bourges Basket. Où fusent des réflexions du genre bon, vous avez été sorties en quart de finale d'Euroligue, mais c'est pas grave, le titre de champion et la coupe, de toute façon, c'est pour vous...
Les louanges tombent tellement de partout, dans l'Hexagone ! Certes, ils sanctionnent une réalité : oui, à six journées de la fin, les Tango sont certaines de figurer dans le carré de tête de la saison régulière. Et, sauf à ne plus gagner un match d'ici la fin de ce premier acte, en pôle position encore.
Celle qui assure un bel avantage en demi-finale comme en finale du championnat. Avantage souvent décisif, qui plus est. Alors oui, on pourrait voir dans cette position préférentielle - et complètement méritée - comme une assurance tous risques.
Sauf que les derniers actes décisifs dans l'attribu- tion du titre se feront façon duel, en aller-retour. Et que, dans cette optique, le Bourges Basket a une marge qui ne ressemble en rien à une assurance tous risques.
Il suffit de se remémorer le choc de samedi soir. Tarbes aurait pu avoir une adresse tout simplement normale aux lancers. Les deux dernières arrivées, Roneeka Hodges et Brooke Smith, ne peuvent que s'adapter de mieux en mieux. Et tout Tarbes espère (même si ce n'est pas la version optimiste) qu'Ana Cata-Chitiga va retrouver le chemin des parquets.
Alors, méfiance. De ne pas prendre pour argent comptant, par exemple, les fleurs d'Alain Jardel, qui affirme tout de go que le résultat de samedi soir est « conforme à la logique que du moment ». Que sa troupe a été « dominée par plus forte », qu'elle, « de la première à la dernière seconde ».
Comme on dit dans la fable, tout flatteur vit aux dépens de... celui qui l'écoute.
Hervé Le Fellic