Articles du Berry Républicain, avec l'aimable autorisation du journal et des journalistes
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On prend les mêmes et on recommence
La décision s'est faite sur la fin
Nantes a réussi à pousser Bourges dans ses retranchements, hier après-midi. Mais le final a été berruyer.
Le premier temps mort pris par Pierre Vincent, dès la 5" minute, fut du genre sonore. Il en avait, des choses à dire, le coach tango, sur la défense proposée par les siennes. « On sait que cette équipe de Nantes est très adroite. Et que si on défend un peu loin, on pleure. Parce que toutes les joueuses sont dangereuses, offensivement. »
Les errements ont été un peu lents à se corriger, qui virent, un moment, Niedola aligner les paniers et Taylor donner neuf points d'avance à ses couleurs (20-29, 14e). « Mais on a alors senti la pression défensive de Bourges », avoua l'entraîneur nantais, Laurent Buffard. Qui rentra au vestiaire avec un petit point de retard, ce qui n'est jamais bon pour le moral des troupes, même si rien, alors, n'était joué.
D'ailleurs, l'affaire ne s'est décantée que dans les trois dernières minutes. Le temps pour Caroline Aubert de montrer qu'elle savait scorer à trois points à ceux qui l'avait oublié. Pourtant, depuis le Final Four de Moscou et un match pour la troisième place contre Ekaterinbourg. ..
On eut droit, en fait, à une solide opposition, entre deux formations qui ont alterné les bonnes périodes. Et les moins bonnes, forcément...
Pas grand-chose entre les deux...
Côté nantais, Laurent Buffard pesta contre certaines séquences, comme sur la fin du troisième quart. « Pour jouer Bourges, il faut être très intelligent, et ne pas perdre les pédales en jetant le ballon dans les tribunes. » II dut composer avec la fatigue de ses intérieures, Podrug et Sy-Diop, qui, il est vrai, ont beaucoup donné avant que n'arrive Taylor. Le coach ligérien regretta aussi « le manque de shooteuses, sur les ailes », quand bien même sa troupe ne manque pas d'adresse (47 % hier, contre 48 % pour Bourges).
Il y avait, à vrai dire, pas grand écart entre les deux formations, qui se retrouveront d'ailleurs mardi soir, même endroit, à 20 heures, pour la Coupe de France. Et Nantes sait pouvoir tenir le choc. « Là, on n'est pas loin. La défaite n'est pas dramatique. Pour nous, maintenant, le plus important, c'est le match de vendredi contre Calais », assure Laurent Buffard.
Pierre Vincent, lui aussi, eut des motifs de satisfaction. Parce que son équipe a su s'arracher, bosser Utilement. « On a fait des erreurs tactiques, par manque de concentration, ou de lucidité. Du coup, on a remis Nantes dans le match. Certaines erreurs nous coûtent cher, non seulement en points, mais aussi parce qu'on remet notre adversaire en confiance », souligna le coach berruyer.
Il eut la satisfaction de voir que, petit à petit, les siennes surent corriger le tir. Tout en gagnant en justesse offensive, avec, par exemple, les attaques de cercle d'Anaël Lardy ou une belle série de passes décisives sous le panier nantais. « On a pu, comme cela, s'offrir des paniers faciles. » Et même une belle moisson de lancers, ce qui ne fait jamais de mal, quand l'écart est aussi ténu.
Bourges continue donc son bonhomme de chemin. Et sait maintenant qu'il faudra encore bien des efforts, mardi, pour continuer la route, en Coupe de France.
Hervé Le Fellic