Articles du Berry Républicain, avec l'aimable autorisation du journal et des journalistes
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Ce fut presque la copie conforme du match de dimancheretour à la liste article du Berry plus récent :
Bourges - Mondeville en demie
La parfaite stabilisatrice du jeu berruyer
Stella Kaltsidou occupe une place primordiale dans le jeu du Bourges Basket. Elle sait tout faire sur un terrain, et son métier, sa justesse, font très souvent mal.
S'il en est une qui, au Bourges Basket, réalise, jusqu'à présent, une superbe saison, c'est bien Stella Kaltsidou. Pour sa deuxième année sous le maillot tango, la blonde ailière hellène est tout simplement la pierre angulaire de l'équipe de Pierre Vincent.
Qui ne tarit pas d'éloges à son sujet. « C'est une joueuse tout terrain, elle apporte beaucoup à l'équipe, sans que ça se voit totalement. Comme le niveau de son shoot extérieur n'est pas stable, elle ne score pas forcément beaucoup. Ce qui fait qu'elle n'est sans doute pas assez valorisée. Pourtant, elle sait tout faire sur le terrain. Elle défend sur n'importe quelle joueuse, c'est une très bonne passeuse et elle sait jouer sans ballon. »
Bref, une perle, pour n'importe quel collectif, et gageons que les dirigeants berruyers font tout pour la convaincre de prolonger son séjour en Berry.
Quel sang-froid...
Hier encore, elle a été de toutes les luttes. Terminant d'ailleurs meilleure marqueuse de la rencontre, avec 17 points et cinq tirs rentrés sur sept tentatives.
Un trois points pour commencer, suivi par la parfaite exploitation, et en suspension, d'un caviar signé Cathy Joens. Stella intercepta, scora de nouveau à trois unités pour donner neuf points d'avance aux siennes (50-41, 27e).
Bien évidemment, Pierre Vincent la remit sur le parquet, comme toutes les joueuses du cinq majeur, pour arracher la décision, dans les dernières minutes.
Cernée de toutes parts, elle alla faire tomber, à l'expérience, au sang-froid, la faute, et les lancers (39e). Elle s'arracha sur un ultime ballon chaud, et deux derniers lancers. Du très bon boulot.
« Ce fut plus dur que le match de dimanche », estima la shooteuse grecque. « C'est toujours spécial de rejouer un même adversaire. Surtout si vite, et la fatigue se fait forcément sentir. En plus, Nantes nous gêne par sa défense, et par la présence de Taylor, face à qui il n'est pas facile de s'opposer. On veut aller à Bercy, c'est sûr. Et de toute façon, à Bourges, on doit jouer pour gagner tous les matches. » Ça lui convient...
Hervé Le Fellic