Articles du Berry Républicain, avec l'aimable autorisation du journal et des journalistes
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Les nerfs berruyers ont fait la différence
C'est une rampe de lancement idéale
Les matches couperets, en championnat comme en Coupe, vont arriver à grands pas. Raison de plus pour profiter à plein des deux dernières rencontres de la phase régulière, histoire d'arriver lancé...
Sûr que ça commence à devenir un brin lassant, ces matches sans enjeu, pour le Bourges Basket. Les deux derniers de la phase régulière n'auront pas plus de prix, question classement, les Tango étant depuis longtemps assurées de terminer en pôle position.
Jamais simple d'aller affronter Arras...
Mais ils devraient tout de même avoir plus de sel que le Bourges - Toulouse du milieu de semaine. Où on a vu des Berruyères entrer dans la partie sur la pointe des pieds et, il faut bien l'avouer, sans grande motivation. Ce que n'a pas goûté Pierre Vincent, leur coach. « Les filles étaient lourdes et ont débuté sans afficher un grand intérêt. Vraiment, même si ce comportement est très rare, je n'ai pas aimé ça. Mais elles ont su bien réagir en deuxième mi-temps. »
Avant d'en terminer par l'accueil de Montpellier, face à qui la motivation sera toute trouvée (*), il y a ce déplacement en Artois, jamais bien simple à négocier. « On a deux bons matches à jouer », confirme Pierre Vincent.
Certes, Bruno Blier et sa troupe ont été bien loin de reproduire leur parcours de la saison précédente. « Arras a raté sa saison », estime le coach berruyer. « Même s'il y a eu l'ersatz que constitue la finale d'Euro Coupe. Un succès aurait compensé le reste. Mais la défaite rajoute à la frustration... »
II y a aussi le match aller, dominé de la tête et des épaules par les Berruyères (68-37). « Oui, on avait gagné largement, mais sans être bon », rappelle Pierre Vincent. Qui sait pertinemment que le rendez-vous de ce soir sera d'une autre veine.
« Ça va être dur », estime pour son compte Bruno Blier. « Bourges tourne bien et nous est supérieur à tous les postes. Mais on est chez nous, et on va essayer de se faire plaisir. En marquant plus de... 37 points. »
La formation artésienne en a, en tout cas, les moyens. « C'est une équipe où presque tout le monde peut scorer », rappelle Pierre Vincent. Qui sait ce que peuvent apporter des joueuses comme Leilani Mitchell ou Marielle Amant, entre autres. « Leur problème, c'est que ce n'est pas toujours bien ordonné. Elles ne maîtrisent pas ce qu'elles font, en attaque comme en défense. Ce caractère imprévisible, un peu sauvage, peut être dangereux. Et si elles sont dans l'euphorie... »
On peut compter sur la défense tango pour tout mettre en œuvre, si jamais l'incendie menace. La solidité actuelle du jeu berruyer, la capacité à alterner avec justesse entre jeu posté et shoot extérieur, sont de solides arguments, pour qui nourrit de hautes ambitions.
Ramener d'Artois un solide succès ne peut qu'être bénéfique, pour la confiance, déjà à un joli niveau. Le temps va vite arriver d'aller chercher les fruits de tout l'investissement consenti depuis le début de la saison. Même s'il sera retouché pour la saison prochaine, le groupe actuel a encore sa propre histoire à écrire. Et les chapitres à venir seront autant de rencontres sans filet, en demi-finales et finales, en championnat comme en Coupe de France. Autant s'y préparer au mieux...
(*) Les Héraultaises sont les seules en France à avoir défait le Bourges Basket, cette saison.
Hervé Le Fellic