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Avertissement sans frais pour les Tango
Une dernière qui offre bien des saveurs
On ne va pas jouer à la baballe, ce soir, entre Berruyères et Héraultaises. Les premières ont encore en travers de la gorge leur seule défaite du championnat, subie à l'aller. Les secondes veulent assurer leur place dans le quatuor de tête.
On aurait pu se la jouer, pour cette ultime levée de la saison régulière, façon aimable partie de thé entre guerrières repues. Il n'en sera rien, et le Prado va pouvoir assister à une vraie rencontre à enjeux, ce qui ne lui est pas arrivé depuis un petit moment.
Côté montpelliérain, la motivation est évidente : la troupe de Valéry Demory vient pour vaincre ; pour assurer sa place dans le carré de tête et s'offrir un ticket pour les demi-finales. .. face à Bourges.
« II va nous falloir trouver de l'adresse extérieure », prévient le technicien héraultais. « Dans le rapport physique, on ne tiendra pas quarante minutes face à Bourges. On sait qu'à l'intérieur ça risque d'être la guerre, et qu'une fois que les barbelés seront dressés, on n'aura plus de chance de passer. Alors, il faudra bien que mes extérieures en mettent quelques-uns. »
Style Ana Lelas, qui va retrouver ce Prado qu'elle fréquentait assidûment la saison dernière ? Et qui, au match aller, avait été, avec 17 points et de l'énergie à revendre, l'un des grands bourreaux des Tango ? « II en faudra d'autres », sourit Valéry Demory. « Ce n'est pas une hirondelle qui fait toute seule le printemps. »
Au Bourges Basket d'éviter que les volatiles de l'Hérault ne tourbillonnent trop. Et elles sont remontées, les Tango. Oui, leur première place est au chaud depuis longtemps, mais il a l'affront du match aller, le seul reçu en France cette saison, à faire passer. Il y a aussi la volonté de ne pas donner l'impression qu'elles ne joueront pas jusqu'au bout leur rôle d'arbitre.
Pierre Vincent, qui doit pourtant se souvenir de la fin de match en Hérault (60-56, score final), ne veut pas donner à cette dernière levée plus d'enjeu que cela. « Ce match n'a pas d'importance pour nous. » Sauf qu'i y a quand même une ardoise à effacer.
Sans doute sans Emmeline Ndongue
Sauf qu'il s'agit, en quelque sorte, de la dernière répétition avant les matches couperets. Demi-finales et finales, en Coupe comme en championnat. « II faut qu'on retrouve, après quelques jours de coupure, un niveau de compétition correct. On n'a pas à calculer quoi que ce soit, si on veut les titres, il faut battre tout le monde. C'est maintenant qu'il faut être bien. »
Dans le jeu, dans la justesse, dans l'efficacité, s'entend. Il faut en plus pallier ce soir, l'absence d'Emmeline Ndongue. Qui récupère de l'entorse à la cheville ramassée à Arras, mais avec qui on ne prendra pas de risque ce soir, pour pouvoir compter sur elle samedi face à Mondeville, en Coupe.
L'absence de la capitaine berruyère peut avoir son importance, face au secteur intérieur maritime dont Pierre Vincent redoute, en tout premier lieu, la mobilité. Ainsi que l'impact, quand Sandra Dijon est sur le terrain.
Il faudra de la vigilance un peu partout, comme souvent. Il faudra aussi avoir de bonnes lectures du jeu, pour identifier les bonnes pistes offensives. Particulièrement ciblée sur les dernières rencontres, Cathy Joens devra cette fois se sortir du marquage de Gaëlle Skrela, pour retrouver son efficacité coutumière. « C'est une compétitrice », sait pertinemment son coach. Qui sait pouvoir également disposer d'autres gâchettes, histoire de boucler cette première phase sur une bonne note.
Hervé Le Fellic