Articles du Berry Républicain, avec l'aimable autorisation du journal et des journalistes
article du Berry précédent :
« Montpellier a peut-être montré la voie »retour à la liste article du Berry plus récent :
Victorieuses de Mondeville, les jeunes Tango iront à Bercy
Berruyères, attention à la peur du vide
Montpellier n'était pas un accident. À son tour, Mondeville a dansé la sarabande au Prado, privant les Tango de la grande fête de Bercy. Pas rassurant...
La claque ! Dont on mesure l'ampleur en regardant le proche passé. La dernière défaire du Bourges Basket en Coupe remontait à la finale 2007. Et il faut remonter au printemps 2004 pour trouver trace d'un Bercy sans Tango.
Et cette fois, pas question de se cacher derrière son petit doigt. Mercredi dernier, on pouvait expliquer le revers subi face à Montpellier par un enjeu moindre, par l'absence d'Emmeline Ndongue. Mais le coup de massue infligé par Mondeville fut une copie conforme, en plus cinglant encore.
Un départ tango en fanfare, un avantage d'une quinzaine de points. Puis un énorme trou noir dans le troisième quart, une quatrième période au courage, et une prolongation perdue.
Où est passé le collectif berruyer ?
Le premier responsable du fiasco, c'est bien entendu Mondeville. « En début de match, on ne défendait pas du tout. On s'y est mis ensuite, en emmenant Bourges dans des zones dont il n'a pas l'habitude. Et à la mi-temps, on était revenu dans le match. On a su jouer juste, en amenant le ballon à l'intérieur, en ne laissant pas de jeu rapide », put se réjouir le coach normand, Hervé Coudray. Le final de Berezhynska, face à des Tango encore dominées au rebond, a emporté la mise. Il n'en fallut pas plus pour terrasser une équipe berruyère aux allures de bête blessée. À des années lumière de sa force collective de l'hiver.
« Je le sens venir depuis longtemps », pesta Pierre Vincent. « Oui, je suis fier de la réaction de mes joueuses dans le dernier quart, parce qu'on revient intelligemment. Mais les matches, il faut savoir les finir. Il faut pouvoir faire le geste en plus, aller chercher le rebond supplémentaire, qui fait la différence. Ça se joue sur un jet de pièce, mais ça reflète aussi qu'il n'y a pas une énorme différence entre nous et les autres. »
Plus de différence, en tout cas. La machine est grippée, et le collectif est plombé par les défaillances individuelles, criantes à la seule lecture des stats. « Jouer les matches à enjeu, ce n'est pas pareil, et certaines ne sont pas bien. Il faut que tout le monde se ressaisisse. On a assez perdu, c'est bon ! » Pas mieux, coach. Mais c'est Montpellier qui doit se frotter les mains, en vue de la demi-finale du championnat...
Hervé Le Fellic