Articles du Berry Républicain, avec l'aimable autorisation du journal et des journalistes
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Les Tango s'imposent en patronnes
« De la tension, oui, mais pas de doute »
C'est peu de dire qu'Emmeline Ndongue, la capitaine berruyère, et ses coéquipières, ont été secouées par les deux défaites à domicile.
Et spécialement par celle face à Mondeville, qui les prive de la grande fête de Bercy. « Attention, les joueuses de Mondeville, ce ne sont pas des branques. Mais oui, c'est dur, et pour tout dire, ça fait ch... »
Emmeline le sait, elle qui connaît la maison à fond : « À Bourges, on veut des finales, et là, on se prend un coup sur la tête. Très clairement, c'est un objectif raté ! »
Depuis l'Euroligue...
Tout un chacun les voyait si haut, les Tango, au terme d'une saison régulière quasi parfaite, que la claque infligée par les joueuses d'Hervé Coudray n'en fut que plus rude. « Oui, tout le monde nous attendait en finales », concède l'intérieure berruyère. « Et c'est vrai qu'on n'a pas senti le coup venir. On pensait, malgré tout, qu'on allait y arriver. Eh bien non... » Ce n'est certainement pas un manque de combativité, il suffit de se remémorer le formidable retour tango dans le dernier quart, samedi. « Mais on manque d'adresse, d'efficacité... »
La réflexion aidant, Emmeline analyse : « En fait, tous nos matches n'ont pas été extraordinaires, depuis notre quart de finale perdu d'Euroligue. Dans la première partie de saison, on se détachait et personne ne revenait. Au troisième quart, c'était plié. »
Plus maintenant. Alors, c'est la panique ? « II y a de la tension, oui, forcément. Mais du doute, non. Ça ne servirait à rien. On a vu qu'on n'était pas au dessus, alors, il va falloir batailler. On sait ce qu'on a à faire ! »
Même si cette équipe de Montpellier n'est pas l'adversaire préféré de nombre de Tango. « On ne peut pas imaginer terminer la saison les mains vides. Mais d'abord, il y a cette demi-finale à gagner... »
Hervé Le Fellic