Articles du Berry Républicain, avec l'aimable autorisation du journal et des journalistes
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Inutile performance de la Montpelliéraine
Les Tango s'imposent en patronnes
Bourges, à son meilleur niveau, a très vite asphyxié une formation montpelliéraine qui a lâché prise, mentalement surtout, après un deuxième quart-temps (4-20) cataclysmique. La voie vers la finale est grande pour les Tango.
Deux défaites de suite, qui plus est à la maison, quand on est Bourges, c'est... deux défaites de trop. L'objectif au coup d'envoi ? Simple. Faire mentir l'adage, jamais deux sans trois. Enfin simple, façon de dire. Car à Montpellier, ça n'est jamais simple, justement.
Mais côté berruyer, on avait eu le temps de recadrer les choses. De réfléchir à ce qui avait fonctionné ou non. Et de corriger le tir. Avec une petite surprise pour commencer : la présence de Salagnac dans le cinq de départ à la place de Stella Kaltsidou. Choix heureux au demeurant puisque Pao marquait les deux premiers paniers du match ; Endy Miyem concluant un 6-0 berruyer (2e). Un départ rythmé qui avait de quoi rassurer ; ramener la confiance et quelques certitudes dans les rangs tango. Même si, on l'imagine, le BLMA n'avait pas l'intention de lâcher prise. Mais l'agressivité et la bonne volonté ne suffisent pas toujours....
Certes, après avoir été mené 6-13 (6e), les Héraultaises mirent un bon coup de collier pour virer en tête après un probant 8-0 à la fin du premier quart-temps (14-13, 10e) mais on sentait que Bourges était bien dans son match, même s'il était resté 4'30" sans scorer. Au point de s'agacer et de perdre quelques balles bêtement. En fait, dès l'instant où Pierre Vincent pouvait s'appuyer sur ses joueuses cadres, ce n'était plus la même chanson.
4-20 sur le quart !
On s'en aperçut dans le deuxième quart-temps qui vira à la démonstration berrichonne. En s'appuyant sur une défense retrouvée, dominatrices au rebond, plus en rythme, les Tango allaient asphyxier leurs adversaires, leur interdisant l'accès au cercle ou tout shoot facile.
Conséquence, entre la 12e (panier de Lelas) et la 20e, Montpellier ne marqua pas le moindre panier (1 sur 14 au tir !). Et seulement deux lancers par Sacko. Forcément, le score enfla rapidement: 16-20 (13e) par Ndongue, 16-27 (16e) sur un lay-up de Miljokovic plus lancer et 18-33 sur deux lancers de Joens pour un sévère 4-20 sur le quart-temps.
Néanmoins, à 18-33, ce n'était pas encore gagné. Même face à un Montpellier de plus en plus fébrile. Alors, les Berruyères surent en remettre une couche avec beaucoup d'intelligence et de métier. Il fallait encore cinq minutes pour que Perovanovic retrouve enfin le chemin du panier. Mais entre-temps, les Tango avaient engrangé onze points supplémentaires grâce notamment à Ndongue et Salagnac : 22-44 (25e). Surtout, on sentait que les Montpelliéraines n'y étaient plus ; qu'elles avaient pris un méchant coup sur la cafetière. Que le mental avait lâché.
Un match maîtrisé
Même les troisièmes fautes d'Emmeline Ndongue et Endy Miyem (25e) n'allaient rien changer. Les Tango, en patronnes, maîtrisaient les débats. Sans sourciller. À l'image de Kaltsidou ou de Miljkovic (malgré des pertes de balles idiotes) : 35-53 (30e).
Restait à dérouler dans le dernier quart. C'était d'abord Ilona Burgrova qui enfonçait le clou (6 points, 3 rebonds en 4 minutes). Puis, sur un panier primé de Pao, l'écart atteignait les trente points (38-68, 35e). Défensivement, les Tango continuaient à faire dans le sérieux, n'autorisant que quatre paniers aux Héraultaises sur le quart, dont les deux derniers du match avec un d'au moins huit mètres, signé Alicia Poto. Mais depuis longtemps, le match était plié. Et dire que Cathy Joens n'a pas marqué le moindre panier. Pff...
Avec une bonne adresse (50%), une défense qui n'a laissé que quinze paniers au BLMA, un rebond maîtrisé, Bourges a très bien fait le job. La voie de la finale est ouverte.
Christian Ragot