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Bourges Basket : le Berry Républicain 

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23 avril 2011  Attention, pas d'euphorie dans les rangs

Attention, pas d'euphorie dans les rangs

Oui, cette fois, c'est Montpellier qui est dos au mur. Mais qui peut avoir, à son tour, la réaction d'orgueil qu'ont trouvé mardi les Tango. Alors, méfiance.


Le mot d'ordre change peu, au Bourges Basket, en ce moment. Et ce quelles que soient les circonstances. Après les deux revers concédés de rang au Prado (une rareté...), c'était : « Pas de doute, mais du travail et de la sueur. Au sortir d'une demi-finale aller presque parfaitement maîtrisée dans la salle montpelliéraine, c'est juste devenu : « Pas d'euphorie, mais du travail et de la sueur. »

Pao d'entrée de jeu
Le véritable changement, il faut le chercher dans l'attitude des Tango. Qui ont su se poser les bonnes questions, et surtout y apporter les bonnes réponses. En ternies de justesse d'engagement, de présence au rebond, de lucidité dans les choix.

« On a su avoir la réaction qu'il fallait », confirme Paoline Salagnac, meilleure marqueuse de la rencontre de mardi soir, avec 15 points et un joli 7 sur 10 au tir. Elle est de toute façon en pleine bourre, la native de Tulle. Quand certaines semblent un peu à côté de leurs pompes, peut-être pour cause d'avenir sportif immédiat encore flou, Pao ne s'en fait pas. Même si on entend ici et là qu'elle vit ses dernières semaines sous le maillot tango.

Mieux même, Pierre Vincent, qui ne varie son cinq de départ que lorsqu'il se brûle, lança d'entrée son feu follet dans les débats. « Être alignée dès le départ, ça m'a surprise, oui », avoua Paoline. « Mais en même temps Valéry Demory avait opté pour un cinq de départ petit en taille. »

La réponse du technicien berruyer fut couronnée de succès, puisque Pao, lancée en lieu et place de Stella Kaltsidou, inscrivit les deux premiers paniers berruyers. Histoire de bien lancer l'affaire. « J'essaie d'apporter ce que je peux, je ne me mets pas de pression. »

Elle avait déjà été une des rares à surnager lors des deux défaites, contre Montpellier déjà (14 points à 6 sur 8 au tir) comme face à Mondeville (16 points à 7 sur 8 au tir). Là, on la vit efficace dans son spécial, l'attaque de cercle en faisant tourner les grandes en bourrique, comme dans ses prises de shoot extérieur. Au meilleur moment, pour apporter sa pierre à l'édifice, et éviter toute gamberge supplémentaire.

« C'est vrai que, ces dernières semaines, notre jeu tournait moins bien. Mais, dans le même temps, on gagnait quand même, alors, on ne s'inquiétait pas », analysait Paoline.

La chute n'en fut que plus rude. Le revers concédé, après prolongation, aux Montpelliéraines, lors de la dernière journée de la phase régulière, fut un premier coup de semonce. Pas assez nettement ressenti, peut-être.

Car la réplique, quelques jours plus tard, en demi-finale de Coupe, face à Mondeville, fut un véritable coup d'assommoir. « On a tout payé cash », soupira Paoline. « Les filles n'ont pris réellement conscience que c'était la dernière marche qu'avant Bercy qu'après la rencontre », estime quant à lui son coach. Il était trop tard, les portes du temple du sport parisien avaient déjà claqué au nez des Berruyères.

Maintenant, les données sont claires : il ne reste plus que le titre national pour rendre le bilan de la saison respectable. C'est même une obligation, pour l'image du club, et pour que les joueuses trouvent la juste récompense de tout le boulot accompli depuis des mois, dans des conditions pas toujours évidentes. « II faut aller au bout, c'est là que se situe notre avenir immédiat », implore Paoline. « Ce premier succès, sur le match aller, était important. D'abord parce qu'on avait le sentiment que Montpellier, c'était un peu notre chat noir (*). Alors , gagner dans leur salle, c'est forcément utile pour la confiance. »

« Aller au bout ! »
Et tout de suite, Pao de souligner, histoire de bien cadrer avec le discours de son coach comme de l'ensemble de l'équipe tango, qui, avertie du danger, en veut peut-être maintenant deux. « II ne faut pas de surcroît de confiance, du fait de cette première manche. On a gagné, certes, mais dimanche (lire demain, NDLR), l'écart du match aller sera effacé. On sait que cette deuxième manche sera très difficile, car cette équipe de Montpellier nous a déjà posé tellement de problèmes. »

Alors, humilité, sérieux, concentration et combativité seront, une fois encore, au menu. « On veut aller au bout, toutes ensemble. Mais marche après marches »a Paoline.

(*) Les Héraultaises sont les seules à avoir battu les Tango en phase régulière. Et par deux fois, encore.

Hervé Le Fellic

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