Articles du Berry Républicain, avec l'aimable autorisation du journal et des journalistes
article du Berry précédent :
« On a toujours su avancer »retour à la liste article du Berry plus récent :
Bien mieux qu'une option sur le titre
Le travail d'abord, la fête attendra...
Premier mai ou pas, l'heure est plus que jamais au travail, pour les Tango, lancées dans la course au titre, comme les Tarbaises. Encore une fois...
Vous éprouvez la nécessité d'hiberner dans une grotte pyrénéenne, de fin octobre à début mai et ce depuis trois ans ? N'ayez crainte, à votre réveil, des passages obligés sont là pour vous servir de repère.
Prenez le basket féminin français. La finale, c'est entre Tarbes et Bourges, comme l'an dernier (Tarbes titré), comme il y a vingt-quatre mois (succès de Bourges).
Pourtant, cette fois, ce n'était pas dans la poche, tant les courbes de performances de chacun des protagonistes ont longtemps semblé ne pas pouvoir se rejoindre.
Pas par la faute de Tango qui ont linéairement effectué leur parcours, ne concédant que deux défaites sur l'ensemble d'une saison régulière vécue sans gros pépins physiques. Pour Tarbes, ce fut tout l'inverse, avec des joueuses non conservées, des blessures (comme celle d'Ana Cata-Chitiga), des jokers médicales. Et même une suspendue (Dubljevic, pour fautes techniques répétées). « On a fini par retomber sur nos pattes, on s'est bien repris ces derniers temps, mais tous ces faits ont pesé sur notre stabilité. Notre objectif, c'était d'être dans les quatre, alors oui, on est content d'être là », rappelle Alain Jardel.
Et de se retrouver en piste pour le sprint final. Celui qui fait se remettre les compteurs à zéro. « On remet tout sur le chantier », commente le coach berruyer, Pierre Vincent. « On est là pour être champion, et, en face, Tarbes, adversaire redoutable, a tout à gagner. » Même si en Bigorre on se refuse à jouer autre chose que le rôle d'outsider.
« Bien sûr que Bourges est plus fort et l'a montré », assure Alain Jardel, qui en a vu d'autres, au long d'une superbe carrière. « II y a la défense, bien sûr, mais surtout ce vécu que nous n'avons pas. J'ai recensé cette saison 151 entraînements, et on en est encore à découvrir des potentialités. Mais qu'est-ce que ce serait si j'en avais eu le double ? »
Ce sera forcément un rude combat
II n'en aura pas le temps, l'ancien sélectionneur des Bleues, qui va ce soir diriger son dernier match quai de l'Adour. Et à qui Pierre Vincent n'oublie pas de tirer un grand coup de chapeau : « C'est un des meilleurs entraîneurs du basket français, si ce n'est le meilleur. Et c'est bien qu'il soit parvenu en finale. Face à n'importe qui d'autre, je lui aurais souhaité le titre, mais là... (rire). »
Là, la couronne ira à celles qui descendront le plus efficacement à la mine. Car ce double, voire triple, affrontement, sera tout sauf une... fête du travail.
Bourges sait la puissance offensive du duo Dubljevic - Hodges, Tarbes cherchera à contenir Cathy Joens. Les Tango savent le danger que peut représenter une taille moyenne supérieure, mais aussi l'avantage d'être plus véloce à certains postes.
De part et d'autre, il y a les petits bobos, stigmates du dernier match (contre Montpellier, pour les Berruyères Anaël Lardy et Endy Miyem, victimes de béquilles) ou conséquences d'une saison longue... et pourtant si courte.
Alors, place à l'acte un. Qui mettra Tarbes sous pression en cas de succès tango, quand une victoire bigourdane amènera Bourges au pied du mur.
Hervé Le Fellic