Articles du Berry Républicain, avec l'aimable autorisation du journal et des journalistes
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Quels gros morceaux, pour les Tango ?
Paradoxalement, ne pas calculer !
Le résultat de ce barrage aller entre Mondeville et Bourges, samedi dernier, est tombé comme un couperet : 71-41...
Trente points à remonter, pour sauver sa place à ce niveau, et donc éviter de fréquenter la NF2, la saison prochaine ! On croit entendre la musique de Mission impossible, cette vieille série où Jim Phelps et sa troupe déjouaient tous les pronostics, abattaient tous les obstacles...
C'est tout le mal qu'on souhaite aux jeunes protégées de Jérôme Authier. Avec une première mission, tout à fait dans leurs cordes, cette fois : jouer, et présenter leur véritable visage. Pas cette mine blême affichée il y a une semaine, dans la tempête normande.
Certes, Mondeville est ce qu'on appelle un client. Depuis plusieurs saisons, l'USOM est une référence en matière de formation. Qui, en prime, a négocié la finale aller comme en état de grâce. « En quatre saisons, je n'ai jamais vu Mondeville jouer comme ça », assure Jérôme Authier.
Tout y est passé, la formation normande tirant la quintessence de ses possibilités. « On a pris très cher, parce qu'on a été matraqué à l'intérieur, rappelle le coach tango. Et si on avait le malheur de venir aider dessous, on prenait l'eau à coups de trois points... »
Pour continuer de noircir le tableau, Mondeville a inscrit la moitié de ses points en contre-attaque, mettant donc en faillite totale le repli défensif berruyer.
La der de Jérôme
Le positif de l'affaire, si on osait, serait d'estimer que les Tango ne peuvent pas rendre pire copie. Que tout ce qu'il risque de leur arriver, c'est de jouer. « J'ose espérer qu'il va y avoir une réaction », implore presque Jérôme Authier, qui disputera comme coach son dernier match après quatre saisons à la tête du centre de formation tango (*).
« On n'a pas joué notre basket en termes d'engagement, de défi physique. Je ne veux pas qu'on se fasse ainsi marcher dessus ! À l'aller, on n'a pas mis en place notre projet de jeu. On doit avoir de l'orgueil ! »
Paradoxalement, il ne faut pas y aller avec la calculette. Penser d'entrée aux trente points de retard serait tout simplement contre-productif. Il faut se lancer sans retenue, jouer, prendre de la confiance. Et si l'écart doit se creuser, ça se fera. Quitter le parquet la tête haute serait déjà un premier succès.
Sauver la place berruyère en NF1 serait un exploit, dans ces conditions. Et pourtant... On sait que pour attirer les meilleures espoirs, mieux vaut sans doute leur offrir une vitrine à ce niveau.
(*) La saison prochaine, Jérôme sera l'assistant de Valérie Garnier, pour l'équipe première. C'est Cathy Melain qui lui succédera, pour le volet formation.
Hervé Le Fellic